ATT LORS DE LA REMISE HIER DE DEUX OTAGES CANADIENS, SUISSE ET ALLEMAND A LEUR PAYS RESPECTIF :

Vendredi, 24 Avril 2009 02:45

 «Le Mali est fier d’avoir réussi la libération de ces otages». Libérés, le mercredi 22 avril dans la région de Gao, après quatre mois de captivité dans la bande sahélo-saharienne par Al Qaïda  au Maghreb, les quatre otages ont été officiellement remis, hier au Palais de Koulouba, par le président Amadou Toumani Touré à leur pays respectif au cours d’une cérémonie sobre mais pleine d’émotions.

Ce sont deux Canadiens, Robert Fowler et Louis Guay, tous  deux Ambassadeurs des Nations Unies, qui ont été reçus, en premier lieu, par le président de la République, Amadou Toumani Touré, avant d’être officiellement remis à leur Ambassadrice, Mme Virginie Saint Louis.

Celle-ci a chaleureusement remercié le chef de l’Etat malien pour tous les efforts qu’il a déployés pour la libération de ses compatriotes. «Monsieur le président, vous venez de démontrer, une fois de plus, que vous êtes avec nous. Merci infiniment».

Répondant à l’Ambassadrice du Canada au Mali, le président de la République, Amadou Toumani Touré, a indiqué que son pays n’a ménagé aucun effort pour libérer les deux diplomates canadiens au nom de la coopération et de l’amitié existant entre nos deux pays.

«Quand  j’ai été saisi par le Premier ministre canadien, Stéphane Harper et par le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki  Moon, qui a surtout insisté sur la qualité des deux hommes, je leur ai répondu que cette affaire n’est pas seulement celle du Canada, mais qu’elle concerne également l’Afrique. C’est pourquoi, avec mon ami et frère, le président Blaise Compaoré du Burkina Faso, nous avons dégagé une synergie qui a porté fruit. C’est le lieu d’adresser un vibrant hommage au président Blaise Compaoré pour sa collaboration et son soutien» a déclaré le chef de l’Etat malien.

Après les deux diplomates canadiens, qui n’ont pas voulu faire de déclaration à la presse, ce fut le tour de la Suissesse, Mme Gabriel Greiner  et de l’Allemande, Mme Mariane Petzold, d’être reçues par le président de la République.

Là, l’émotion était à son comble. La Suissesse, qui a encore son mari entre les mains des ravisseurs, n’a pas pu retenir ses larmes. Elle a déclaré qu’elle est une amie du Mali, un pays qu’elle avait déjà visité depuis en 1970. Quant à l’Allemande, Mme Mariane Petzold, elle était visiblement affaiblie avec son bras gauche et la hanche droite bandés.

Elle marchait péniblement, appuyée sur une béquille et assistée par la Chargée d’affaires de l’Ambassade de la République Fédérale d’Allemagne au Mali. Celle-ci, à l’instar de son homologue de la Suisse, a également remercié le président ATT pour son sens élevé de la coopération. «Nous sommes soulagés et heureux de voir notre compatriote enfin libérée. Merci Monsieur le président pour votre aide» a déclaré la Chargée d’affaires de l’Allemagne.  

De son côté, le Chargé d’affaires de la Suisse au Mali a déclaré qu’il a toujours eu confiance au président ATT pour  la libération de sa compatriote. En réponse à ces deux Chargés d’affaires, le chef de l’Etat malien a renouvelé son engagement personnel et celui du peuple malien auprès de l’Allemagne, premier pays à reconnaître le Mali Indépendant, et de la Suisse pour une coopération plus dynamique.

Au finish, le président ATT a déclaré que «le Mali est fier d’avoir réussi la libération des otages». Avant de soutenir que «le problème  de l’insécurité au Nord n’est pas seulement propre au Mali, c’est  une affaire de la bande sahélo - saharienne qui constitue, aujourd’hui, une menace pour de paisibles citoyens. Ainsi, nous ne pouvons pas rester les bras croisés face à cette situation». Il n’a pas manqué de saluer les efforts déployés par les élus et les notables du Nord dans cette libération.

Alassane DIARRA

Journal L’Indépendant