Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Lundi, 18 Février 2013 00:08
Le ministre de l’Education, de l’Alphabétisation, de la Promotion des Langues et de l’Instruction civique, Bocar Moussa Diarra, celui de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Messaoud Ould Mohamed Labhib, et leur homologue de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Mme Diallo Dédia Mahamane Kattra, ont rencontré jeudi au département de l’éducation les représentants du Conseil supérieur de l’education (CSE), du Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP), du Syndicat national de l’éducation et de la culture (SNEC), de la Fédération nationale des associations des parents d’élèves et d’étudiants du Mali (FENAREC) et de la Coalition des organisations de la société civile pour l’éducation pour tous (EPT).
La rencontre a discuté des maux du système éducatif et de l’emploi du personnel enseignant des régions libérées. L’école, institution laïque par excellence, a rappelé le ministre de l’Education, a été grandement affectée par l’occupation djihadiste qui a saccagé les structures chargées de promouvoir le savoir. Bocar Moussa Diarra a rappelé que les infrastructures scolaires, le matériel didactique ont été mis hors d’état de servir et que des enfants ont été embrigadés et instrumentalisés. Cette occupation a porté un coup dur à la gestion des flux, la formation des enseignants, la mise en œuvre des grandes réformes entreprises par les pouvoirs publics et aux efforts pour une éduction de qualité et pour tous.
En tant que partenaires privilégiés du gouvernement, les membres du Conseil supérieur de l’éducation ont toujours accompagné les pouvoirs publics dans la promotion de notre système éducatif et à la recherche de solutions aux maux dont souffre notre école, a indiqué le ministre de l’Education.
Pour répondre aux défis posés par la situation difficile que vit actuellement notre pays en général et l’école en particulier, le gouvernement s’attèle, à travers des multiples mécanismes, à la mise en œuvre de sa feuille de route qui vient d’être validée par l’Assemblée nationale. Les départements en charge de l’Education, a annoncé Bocar Moussa Diarra, sont actuellement engagés dans la déclinaison de cette feuille de route en plans d’action en vue d’une mise en œuvre efficace.
Un projet d’urgence « Education pour Tous » a ainsi été lancé par le département pour répondre à la situation d’urgence dans laquelle se trouve l’école. Avec l’accompagnement du Conseil supérieur de l’Education et des partenaires techniques et financiers (PTF), l’espoir de voir l’école malienne repartir d’un bon pied est permis, a assuré le ministre.
« Nous avons conscience de la haute mission qui nous a été confiée et sommes prêts à l’accomplir. Nous réaffirmons notre disponibilité constante à assurer l’exécution de cette tache dans les règles de l’art », a souligné le porte-parole du Conseil supérieur de l’éducation. Aly Nouhoum Diallo a fermement condamné la destruction des moyens de transmission des connaissances, du savoir (écoles, manuels didactiques) et souhaité beaucoup de courage, d’audace et de détermination aux ministres en charge de l’Education, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle ainsi qu’à leur équipe respective pour remettre d’aplomb l’école.
S. Y. WAGUE, journal l'Essor du 18 février 2013
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Lundi, 18 Février 2013 00:07
Les travaux de la 13ème édition du Forum de Bamako se sont achevés samedi à l’Hôtel Salam. Auparavant les journées du jeudi et du vendredi ont été émaillées de communications. Au nombre de celles-ci des sujets d’actualité brûlante comme : « Etats fragiles en Afrique : principaux challenges et fragilités » et « la problématique de l’humanitaire au Mali ». Ces thèmes ont été exposés respectivement par l’ancien Premier ministre de Guinée, Kabiné Komara et le ministre de l’Action humanitaire, de la Solidarité et des Personnes âgées, Mamadou Sidibé.
D’entrée de jeu, le premier conférencier, Kabiné Komara a situé le rôle d’un Etat en temps de paix et de crise (comme le nôtre actuellement). Le rôle d’un Etat selon, l’ancien premier ministre guinéen est d’assurer la sécurité et la protection de ses citoyens, de gérer efficacement les affaires publiques et de promouvoir le bien-être de sa population. Il est donc permis de dire que tout Etat qui ne s’acquitte pas de tout ou partie de ses obligations est sujet à des soubresauts porteurs de fragilité et de conflits. Kabiné Komara estime que les maux de l’Afrique sont liés à la mauvaise gouvernance, l’intolérance et l’accaparement des richesses, la corruption généralisée, le totalitarisme, la faiblesse des structures étatiques, l’injustice, la carence sociale et économique, l’exclusion des minorités, la prise en otage du système étatique par les narcotrafiquants et les trafiquants d’armes. Kabiné Komara a révélé que l’institutionnalisation de la mauvaise gouvernance et l’abus de la volonté de s’approprier la richesse publique amènent certains dirigeants à conclure des deals opaques dans l’exploitation naturelle du pays. Des clans se forment pour le contrôle des marchés publics et pour pratiquer des détournements dans l’impunité.
Le ministre de l’Action humanitaire de la Solidarité et des Personnes âgées, s’est lui appesanti sur la situation humanitaire des réfugiés et des déplacés de notre pays. Mamadou Sidibé a défini « les réfugiés » comme des personnes ayant fui et traversé les frontières de leur pays. La protection et la prise en charge de ces catégories sont assurées par les autorités du pays où elles ont quitté, le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) et le Comité international de la croix rouge (CICR). Ces réfugiés qui sont au Burkina-Faso, en Guinée Conakry, en Mauritanie, au Niger et au Togo sont au nombre de 167245. Par contre les déplacés internes sont des personnes ayant fui, mais en restant dans leur pays. Ils sont au nombre de 139241. Parmi ces déplacés figurent 35756 enfants scolarisés.
La protection et la prise en charge des refugiés sont assurées par les autorités nationales du pays en question. Le but de la réponse humanitaire à l’endroit de ces personnes vulnérables a-t-il expliqué est de réduire l’impact de la catastrophe sur ces populations et leur bien, le risque de l’excès de morbidité, mortalité et handicaps évitables, restaurer l’offre et l’accès au service de base, reconstruire un système plus résilient des catastrophes.
Pour répondre à cette question humanitaire des besoins de vivres, de santé, de l’eau, de l’assainissement, de sécurité ont été exprimés et identifiés. Pour cela trois piliers ont été mis en place. Il s’agit de la coordination, du financement humanitaire et de l’approche de responsabilité sectorielle. Mamadou Sidibé a annoncé que le gouvernement se prépare à diligenter les urgences en matière de prise en charge des besoins primaires des déplacés et réfugiés, à améliorer les conditions de vie des populations des zones exposées aux risques humanitaires, à coordonner les différentes interventions des acteurs mobilisés autour de la question humanitaire du pays et préparer le retour et l’insertion des populations déplacées.
S. Y WAGUE
Mercredi, 13 Février 2013 00:27
Le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique informe les bacheliers 2012 qu’il sera procédé du 18 février au 08 mars 2013 à une inscription à titre exceptionnel d’étudiants inscriptibles dans les Facultés, Instituts et Grandes Ecoles au titre de l’année universitaire 2012-2013.
Cette opération qui se déroulera uniquement dans les établissements répondant aux exigences de disponibilité de places et de profils demandés est destinée à prendre en charge les demandes d’inscription non satisfaites au niveau des différentes Universités pour des raisons de capacité d’accueil.
Toutefois, les bacheliers remplissant les conditions requises étant déjà inscrits ne sont pas concernés par la présente mesure.
Le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique sait compter sur la bonne compréhension de tous.
Bamako, le 12 Février 2013
P/La Cellule Communication du MESRS
Casimir SANGALA, Chargé de Mission
Mercredi, 13 Février 2013 00:25
Le 13 février nous fêtons la Journée mondiale de la radio — une journée pour rendre hommage à la radio en tant que moyen de communication ; améliorer la collaboration entre les diffuseurs et encourager aussi bien les grands médias que les radios communautaires à s’engager pour l’accès à l’information et la liberté d’expression sur les ondes.
Alors que la radio continue d’évoluer dans notre ère numérique, c’est encore le media qui permet d’atteindre l’audience la plus large au niveau mondial. La radio avec ses multiples fonctions peut aider les personnes, jeunes inclus, à engager la conversation sur des sujets qui les touchent. Elle peut sauver des vies en cas de catastrophes naturelles ou d’origine humaine, et fournit aux journalistes une plateforme où ils peuvent s’exprimer et rapporter l'information.
L’UNESCO encourage les pays du monde entier à célébrer la Journée mondiale de la radio par des activités réalisées en collaboration avec les diffuseurs régionaux, nationaux et internationaux, les organisations gouvernementales et non gouvernementales, les médias et le grand public.
À l’intérieur de ces pages web, vous trouverez toutes les ressources nécessaires à la préparation de votre activité pour la Journée mondiale de la radio, gratuitement et sans restriction de droits d'auteur.
Fêtons ensemble la Journée mondiale de la radio !
Lundi, 17 Septembre 2012 02:51
 C’est un beau coup de pouce que la Chine vient de donner à l’agrandissement du campus universitaire de Kabala. Harouna Kanté, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et Li Kai, le chef de la délégation d’experts chinois en séjour dans notre pays pour le projet, ont signé, vendredi, un contrat portant sur la conception architecturale et l’exécution des travaux d’extension de ce campus.
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Lundi, 10 Septembre 2012 02:04
Le Royaume chérifien a offert au titre de l’année scolaire 2012-2013, 100 bourses à de nouveaux bacheliers qui vont étudier dans des filières adaptées aux objectifs de développement de notre pays. L’éducation est l’un des volets les plus importants de la coopération entre notre pays et le Royaume du Maroc. La qualité de cette coopération est une nouvelle fois confirmée avec le nombre conséquent de nouvelles bourses offertes par le Royaume chérifien à des étudiants maliens. En effet, 100 jeunes s’apprêtent à s’envoler pour le Maroc pour y poursuivre leurs études.
La mise en route symbolique de ces nouveaux boursiers a donné lieu à une cérémonie vendredi dans l’après-midi dans la salle de conférences Bakary Traoré du ministère de l’Education, de l’Alphabétisation, de la Promotion des Langues nationales et de l’Instruction civique. Elle était présidée par le chef du cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Lassine Dembélé.
Au total, 298 nouveaux bacheliers ont postulé pour les 100 bourses. Le premier critère de présélection retenu pour ces boursiers était d’avoir obtenu au moins la mention « Assez-bien » au baccalauréat.
Le processus a consisté à classer les postulants par série et par ordre de mérite selon la moyenne obtenue au bac et de retenir les candidats qui rentrent dans les quotas. Les candidats ont décroché leur baccalauréat dans les séries sciences humaines (SH), sciences biologiques (SB), sciences exactes (SE), langues et littératures (LL), mathématiques techniques et économie (MTE) et mathématiques techniques et industrie (MTI).
Les candidat choisis sont issus de différents lycées de la capitale : Kankou Moussa, Technique, Progrès, Michel Allaire (à Daoudabougou), Oumar Bah et Birgo (à Kalabancoura) etc…
Au Maroc, les nouveaux étudiants suivront des formations retenues d’accord parties dans le cadre de la commission marocaine chargée du traitement des bourses. Les filières sont nombreuses : droit, anglais, français, économie, gestion, mathématiques, génie-informatique, médecine, agronomie, sciences de l’univers et de la vie, biologie, chimie, arts et métiers, physique.
Le directeur national de l’Enseignement supérieur a rappelé que l’octroi de ces bourses par le Royaume du Maroc atteste encore une fois de plus la qualité des relations de coopération entre nos deux pays. Cette coopération, s’est réjoui Mamadou Lamine Touré, s’est encore revigorée avec la visite du Premier ministre, Cheick Modibo Diarra en juillet dernier au Maroc.
En effet, c’est en réponse à une demande du chef de gouvernement, lors de cette visite que Rabat a doublé son offre de bourses à notre pays, en portant le quota à 100 au titre de l’année académique 2012-2013. Le chargé d’affaires à l’ambassade du Maroc a réaffirmé que le Royaume est plus que jamais aux cotés du Mali en ces moments difficiles qu’il traverse. Les bourses d’excellence de cette année, a révélé Hossini Khalid, sont exceptionnelles pour le Mali qui a eu la part du lion parmi les pays bénéficiaires des bourses d’études offertes par Rabat dans le cadre de la coopération.
Le diplomate marocain s’est dit convaincu que les nouveaux étudiants ne seront pas dépaysés et qu’ils bénéficieront d’une formation solide.
Le chef de cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a de son côté souligné que ce programme de bourses permet ainsi à notre pays de former ses cadres de demain avec des références de qualité et de compétitivité avérées. Il contribuera à la réalisation de nos objectifs de croissance et de développement puisque les ressources humaines constituent l’atout fondamental de tout pays.
Lassine Dembélé a remercié la partie marocaine pour son appui et son implication active au processus, avant d’exhorter les 100 nouveaux boursiers à suivre l’exemple de ceux qui les ont précédés pour honorer la nation. Il a insisté sur des valeurs comme la discipline, l’abnégation et la culture d’excellence.
A ce propos, la crise sans précédent que connaît notre pays doit être un facteur de combativité et d’innovations et non de relâchement. Il a ensuite demandé aux services techniques des départements concernés de suivre de très près, le programme et de procéder à une évaluation de toutes les étapes en fonction du choix des filières et des impacts réels enregistrés.
La porte-parole des boursiers, Mlle Fanta Diarra a assuré que les boursiers feront tout pour mériter l’opportunité précieuse qui leur est ainsi offerte. « La balle est dans notre camp. J’invite tous mes camarades à être assidus, sérieux et à respecter les règlements en vigueur dans notre pays d’accueil afin que l’on puisse honorer notre patrie et sortir la tête haute », a exhorté la jeune fille. S. Y. WAGUE
Vendredi, 07 Septembre 2012 02:19
 Ces jeunes bacheliers maliens vont poursuivre leurs études à Valence dans le domaine des mathématiques, de la mécanique, de la physique et des mines. Cinq nouveaux boursiers d’excellence 2011-2012 se sont envolés dans la soirée de mercredi pour la France afin d’y poursuivre leurs études. Il s’agit de Ibrahim Cissé du lycée Michel Allaire de Koutiala (15,62 de moyenne), Mamadou Cheick Kanté (14,77) et Mady Dembélé (14,75) tous deux du Lycée technique de Bamako, Adama Diourté du lycée Oumar Bah de Kalabancoura (14,49) et Mohamed Seydou Dem du lycée privé Mama Thiam de l’Hippodrome (14,35).
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Mardi, 04 Septembre 2012 01:44
Chaque pays membre doit se doter d’un système statistique cohérent, coordonné et capable de produire et de diffuser de façon régulière des statistiques fiables et comparables au plan sous régional et international.
Dans le cadre de la mise en œuvre du projet de confection des annuaires statistiques nationaux et de l’annuaire statistique régional de l’enseignement supérieur dans l’espace Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le Groupe d’études sur l’éducation en Afrique-section Côte d’Ivoire (GRETAF-CI) a mené une étude diagnostique sur les insuffisances de l’ancrage institutionnel du projet dans certains pays membres de l’UEMOA, dont le nôtre.
Cette étude a permis d’identifier les besoins de formation des acteurs impliqués dans le processus de production de ces annuaires dans les 8 pays de l’UEMOA. A ce propos, une mission du GRETAF-CI a séjourné du 19 aout au 1er septembre dans notre pays. Durant son séjour, la mission a formé les cadres du ministère de l’Enseignement supérieur chargés de la production des annuaires statistiques aux techniques de collecte, de traitement, d’analyse et de publication des données, les représentants des services de scolarité des universités publiques.
A travers cette formation, l’UEMOA entend aider chacun de ses pays membres à se doter d’un système statistique de l’enseignement supérieur cohérent, coordonné, capable de produire et de diffuser de façon régulière des statistiques fiables et comparables au plan sous régional et international.
A la fin de l’atelier, la mission du GERTAF-CI a élaboré un document sur le processus de production et de diffusion des annuaires statistiques de l’Enseignement supérieur au Mali.
Le document a été présenté au monde universitaire et scolaire vendredi après-midi dans la salle de conférences « Bakary Traoré » du ministère de l’Education et de l’Alphabétisation.
La cérémonie de clôture de la session de formation a été présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Harouna Kanté.
Dans son mot introductif, Alpha Aboubacrine, le directeur de la cellule de planification et statistique du secteur de l’éducation du ministère de l’Education et de l’Alphabétisation a précisé que la pratique de collecte, d’information, de production et de la diffusion des annuaires statistiques de l’enseignement supérieur existait bel et bien dans l’enseignement supérieur. Mais sa mise en œuvre a été compromise par les chevauchements des années universitaires. Ces annuaires statistiques doivent désormais être une réalité, pérennisée et marquer le démarrage effectif des annuaires de l’enseignement supérieur. Tout le monde est appelé à jouer sa partition.
En présentant le document de « Stratégie de pérennisation de la production des annuaires statistiques nationaux et l’annuaire régional » à l’assistance, Antoine Koffi Kouadio, un des membres du Groupe d’étude sur l’éducation en Afrique-section Côte d’Ivoire a indiqué que celui-ci était un document cadre qui devait être enrichi par les pays de l’UEMOA.
C’est pourquoi, a-t-il expliqué, le GRETAF-CI a proposé dans ses conclusions, un plaidoyer auprès des autorités pour qu’une ligne budgétaire soit dédiée exclusivement à l’activité de production de l’annuaire statistique de l’enseignement supérieur, la disponibilité de ressources financières suffisantes et l’adoption de textes par chaque pays pour finaliser l’ancrage institutionnel du service de la production de l’annuaire au sein du ministère chargé de l’enseignement supérieur.
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a estimé que cette étude constituait un pas important pour l’enseignement supérieur et a promis que tous les moyens seront déployés et mis à la disposition du GRETAF-CI pour sauvegarder et pérenniser le document. « Il faut qu’une véritable culture statistique et de la gestion de l’information s’installe dans notre système d’enseignement », a ainsi préconisé Harouna Kanté.
Le Groupe d’étude sur l’éducation en Afrique est une structure internationale créée en 1992. Basé à Paris, il regroupe tous les pays francophones d’Afrique.
S. Y. WAGUE
Mardi, 04 Septembre 2012 01:38
L’hôtel « El Farouk » abrite depuis lundi un atelier national de validation des curricula des filières porteuses des cinq universités de notre pays. La cérémonie d’ouverture des travaux qui était présidée par Lassine Dembélé, le représentant du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique, s’est déroulée en présence de Amadou Diallo, le directeur du Projet d’appui à l’enseignement supérieur (PAES).
Les « curricula » sont un ensemble de processus de formation dans un domaine donné et correspondant à une filière concernée (apprentissage, ressources mises à la disposition, conditions d’admission dans le domaine).
Organisé par le PAES avec l’appui financier de la Banque africaine de développement (BAD), l’Agence française de développement (AFD) et l’Union économique monétaire ouest africaine (UEMOA), le séminaire de 3 jours examinera et validera les nouveaux curricula élaborés en octobre dernier à la suite de l’identification des 22 filières « professionnalisantes » des universités du pays.
La rencontre regroupe ainsi les recteurs d’universités, les doyens de facultés et autres responsables universitaires. Il va discuter des moyens d’introduction de 24 filières porteuses dans les Universités. Il s’agit des filières licence langues nationales, traduction et interprétariat, machinisme agricole et agroéquipement, agro-business, application des technologies mobiles et préparateur en pharmacie et cosmétique.
Les filières licence en décentralisation et développement local, en droit foncier, droit de l’environnement et de l’urbanisme, les métiers de la confection (production et commercialisation), le génie des systèmes industriels, de qualité et logistique de la production, l’agriculture vivrière et durable seront également épluchées par les participants.
Le séminaire s’intéressera aussi à la licence en technologie du cuir, en tourisme et culture, au master en entrepreneuriat et gestion des petites et moyennes entreprises (PME), à l’aménagement du territoire, à la normalisation et l’assurance qualité. Il sera également question de licence en ressources halieutiques, minières, technologies, en formation des formateurs et administrateurs pédagogiques, du doctorat environnement et développement durable, énergies nouvelles et renouvelables. Toutes ces filières seront enseignées dans les 5 universités de notre pays.
L’élaboration de nouveaux curricula de filières porteuses, a rappelé le directeur de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle de la commission de l’UEMOA, Bréhima Tounkara, constitue le cœur de la réforme LMD (licence, master, doctorat). Elle réside dans la révision des programmes de formation des institutions d’enseignement supérieur publiques et privées de l’espace UEMOA. C’est pourquoi le PAES finance la révision de 22 spécialités par pays soit un total de 176 spécialités pour l’espace.
Lassine Dembélé, au nom du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique, a jugé que la reforme (LMD) était la reforme-phare de l’enseignement supérieur. « Notre pays à l’instar de ceux de la sous-région ne pouvait pas rester en marge de ce grand changement. Plusieurs initiatives nationales et sous-régionales ont été prises pour une introduction méthodique du système LMD dans notre enseignement supérieur. Après la phase-pilote à la Faculté des sciences et techniques, notre pays s’achemine vers une généralisation du système » a souligné Lassine Dembélé. Ces efforts, constate-t-il, sont renforcés au niveau national et sous-régional par le Projet d’appui à l’enseignement supérieur des pays membres de l’UEMOA.
S. Y. WAGUE
Mercredi, 29 Août 2012 01:47
L’année scolaire 2012-2013 démarre déjà. « 30 étudiants maliens bénéficiaires des bourses d’étude du gouvernement chinois » sont ainsi partis, hier, pour la Chine afin d’y poursuivre leurs études, annonce un communiqué de l’ambassade de Chine dans notre pays. Le texte précise que « ces 30 nouveaux boursiers, dont 1 postulant au doctorat, 20 postulant au master et 9 postulant à la licence, vont se perfectionner au sein de différents établissements universitaires chinois dans diverses spécialités telles que la télécommunication, la médecine, le commerce international, l’économie, la diplomatie, le BTP, le management, le droit, la biologie, etc. ».
Les boursiers dont le séjour en Chine variera de 2 à 6 ans selon le niveau des études effectuées, ont été sélectionnés en deux groupes. Le premier a été présélectionné par le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique tandis que le second l’était par l’Association de l’amitié Mali-Chine, la classe Confucius du lycée Askia Mohamed et le Cercle Confucius pour la recherche sur la Chine et l’Asie sur la base des résultats d’un concours, précise le communiqué. La procédure de la sélection des candidats est normalement clôturée au mois de mars de chaque année, et l’ambassade de Chine au Mali attribue en août les lettres d’admission et les billets d’avions aux boursiers admis.
La Chine qui « attache une grande importance à la coopération bilatérale de l’enseignement supérieur », rappelle que depuis 1973, elle a offert « plus de 700 bourses d’études aux jeunes maliens » et qu’en sus des bourses pour passer des diplômes, elle fournit chaque année « plusieurs centaines de formations dans différents secteurs au profit des cadres et des techniciens maliens ».
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