Ministère de la Culture
Mardi, 12 Février 2013 00:02
Comme, on devait s’y attendre, le Festival sur le Niger a été décalé. Le contexte exceptionnel dans lequel vit le pays a incité la Fondation festival sur le Niger et ses partenaires à reporter la 9ème édition de cette manifestation à n moment plus propice, c’est-à-dire à une période de paix et de quiétude pour le pays.
L’annonce du report du festival a été faite le week-end dernier lors d’une conférence de presse animée par le directeur du festival, Mamou Daffé, et le maire de Ségou, Ousmane Karamoko Simaga.
Ceux-ci ont expliqué que c’est par solidarité avec les forces armées et de sécurité, avec nos compatriotes du Nord mais aussi en harmonie avec l’état d’urgence en vigueur que les organisateurs de ce rendez-vous ont décidé de surseoir à toutes les manifestations à caractère festif du festival 2013 qui était prévu du 12 au 17 février.
Le maire de Ségou se met ainsi en conformité avec les mesures sécuritaires qu’il a lui-même décrétées sur toute l’étendue de la commune. Ces mesures sont relatives aux attroupements, fêtes, et manifestations populaires. Quand viendra la paix, la Fondation organisera une édition spéciale 2013. Pour le moment, elle envisage d’organiser au centre culturel Korè de Ségou, un colloque international sur « la culture et la gouvernance » et une exposition d’objets d’art sur « la paix et la cohésion sociale». Par ces deux activités de réflexion et d’échanges, les organisateurs entendent apporter leur contribution dans la consolidation de la paix, de la tolérance, de la gouvernance, de la réconciliation et de l’intégrité territoriale du pays.
Les questions des journalistes ont essentiellement porté sur les conséquences financières du report d’un festival qui a beaucoup de retombées économiques pour Ségou et bien au-delà. Il va désormais falloir gérer le problème des engagements pris vis-à-vis des différents partenaires parmi lesquels des artistes dont les prestations avaient été préfinancées.
O. DOLO
Amap-Ségou
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Lundi, 11 Février 2013 00:02
Le célèbre couple de non voyants de la musique, nos compatriotes Amadou Bagayoko et Mariam Doumbia ont remporté vendredi leur 2è Victoire de la musique en France. Ces trophées récompensent chaque année des albums des chanteurs et chanteuses produits l’année précédente dans l’Hexagone. L’album du couple ainsi consacré est intitulé « Folila », qui signifie l’artiste en langue nationale bamanan. Sorti en avril 2012, il est le 9è album produit par le couple en studio.
Cette 28è édition des Victoires de la musique a eu lieu vendredi dans la célèbre salle de spectacle Olympia de Paris, et était retransmise en direct par la chaîne de télévision française France 2. Après la proclamation des lauréats, Amadou et Mariam ont présenté un morceau au public, accompagnés par leur orchestre, deux de nos cantatrices (Fantani Touré et Inna Bocoum dite « Inna Modia ») et une centaine d’enfants.
L’album « Folila » se veut un disque sans frontières. Concoctées à Paris, New York et Bamako, les chansons brassent les genres avec générosité. Blues malien, soul, funk, rock, rumba congolaise, disco, reggae, afrobeat se fondent dans un même creuset. Il s’agit d’une véritable invitation à entrer en transe, à danser autour d'un feu sacré.
Le couple de non voyants a convié le gotha de la pop branchée : Santigold, Ebony Bones, Theophilus London, Amp Fiddler, TV On The Radio, Jake Shears de Scissor Sisters. Avec une volonté d'ouverture qui lui permet d’aller à la conquête d'un nouveau public.
Bertrand Cantat, l’ex-leader du célèbre groupe français « Noir Désir » est très présent dans l’œuvre. Il « vampirise » le micro sur quatre morceaux, joue de la guitare ici, de l'harmonica là.
Amadou et Mariam remportent ainsi leur 2è Victoire après celle de 2005. Avec l’album « les dimanches à Bamako », ils avaient obtenu le même succès auprès du public français. Cet album a été vendu à plus de 300 000 exemplaires.
Les deux stars avaient ensuite gagné deux « BBC Radio 3 Awards » dans la catégorie « World Music in the Africans » et le titre de meilleur album pour la même œuvre.
Le couple est reconnu aujourd’hui comme l’un des groupes de musique les plus populaires dans le monde. Sa popularité lui avait donné le droit de participer à l’interprétation de l’hymne de la coupe du monde de football en 2006, puis au concert d’inauguration de celle de 2010 en Afrique du Sud aux côtés d’autres célébrités comme Alicia Keys ou Shakira.
Le 11 décembre 2009, ils jouaient pour la cérémonie de remise du Prix Nobel de la paix au président Barack Obama à Oslo. Les deux artistes avaient été d’ailleurs présentés au président américain pour l’occasion.
Il faut préciser que pour la 4è fois, un artiste malien remporte une Victoire de la musique. En effet, Rokia Traoré, avec son album « Tchamantchè » et Salif Kéïta avec « Différence » avaient déjà gagné ce trophée, respectivement en 2009 et 2010.
Cette année, la chance qu’un Malien l’emporte était très élevée puisque Salif Kéïta avec son album « Talé », sortie en décembre 2012, était aussi nominé. Il a été handicapé par le facteur temps. Les spécialistes reconnaissent que « Talé » n’avait pas encore eu le temps de conquérir le cœur du public français.
Y. DOUMBIA
Jeudi, 07 Février 2013 12:24
 La Directrice générale est aujourd’hui en visite au Mali avec le Président français François Hollande, pour lancer l’évaluation de l’état du patrimoine culturel et des manuscrits du Mali, suite aux tensions et combats récents. L’objectif est aussi de définir un plan d'action avec le Gouvernement du Mali pour orienter l’action de l'UNESCO sur place. Irina Bokova doit rencontrer les autorités maliennes à Bamako et à Tombouctou pour donner le coup d’envoi du programme de l'UNESCO d'aide à la reconstruction du patrimoine culturel du Mali et de sauvegarde de son patrimoine documentaire.
"Nous devons maintenant agir rapidement pour aider le pays à reconstruire et à sauvegarder son patrimoine culturel exceptionnel – c’est un élément essentiel de l’unité et de la réconciliation nationales. Ce patrimoine donnera force et confiance au peuple du Mali dans ses efforts pour rétablir les fondations de la paix » a déclaré la Directrice générale.
Communiqué de presse de l'UNESCO n°2013-08 L’UNESCO déterminée à soutenir le Mali dans la reconstruction de son patrimoine culturel Paris, le 30 Janvier - La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a annoncé aujourd'hui que l'UNESCO ferait tout son possible pour protéger et reconstruire le patrimoine culturel extraordinaire du Mali, décrivant celui-ci comme « un élément essentiel de l’identité du pays, de son passé et de son avenir. La restauration et la reconstruction de ce patrimoine donnera au peuple du Mali la force et la confiance pour reconstruire l'unité nationale et regarder vers l'avenir. » « A présent que la situation à Tombouctou va se normaliser, nous devons tout mettre en œuvre pour aider le peuple du Mali à écrire une nouvelle page de son histoire, dans un esprit de cohésion nationale » a déclaré la Directrice générale. « L’escalade récente de nouvelles destructions délibérées du patrimoine au Mali rend cette mission plus urgente encore. L'UNESCO ne ménagera aucun effort pour aider à reconstruire les mausolées de Tombouctou et le tombeau des Askia à Gao, et nous mobiliserons toute notre expertise et nos ressources pour aider à protéger et à préserver les manuscrits anciens qui témoignent du passé glorieux de cette région comme un centre majeur de la culture islamique. Je lance un appel à tous nos partenaires à nous rejoindre dans ce travail. » L'UNESCO va envoyer une mission sur place, dès que la situation le permettra, afin de procéder à une évaluation complète des dommages et déterminer les besoins les plus urgents, dans le but de finaliser un plan d'action, en collaboration avec le Gouvernement du Mali, et mieux orienter les efforts de reconstruction et de réhabilitation. Les trois grandes mosquées de Tombouctou, Djingareyber, Sankoré et Sidi Yahi, ainsi que les 16 mausolées ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1988. En 2004, le tombeau des Askia dans la ville de Gao fut à son tour inscrit. Suite à la destruction de 11 des mausolées, et des portes de Sidi Yahi, en Juillet 2012, les deux sites ont été inscrits sur la liste de l'UNESCO du patrimoine mondial en danger. Durant le conflit, l'UNESCO a fourni des cartes topographiques et les coordonnées des sites aux forces armées du Mali, de la France et du Tchad pour aider à prévenir le bombardement de ces monuments. « Dans cette période de tumultes, le plus grand risque réside dans le trafic illicite de biens culturels, et les manuscrits anciens du Mali sont particulièrement vulnérables », a déclaré la Directrice générale, soulignant l'importance de la Convention de l’UNESCO de 1970. Dans ce contexte, elle a renouvelé son appel aux responsables des pays voisins du Mali, ainsi qu’à Interpol, l'Organisation mondiale des douanes et tous ceux impliqués dans le marché de l'art, les exhortant à faire preuve de vigilance pour empêcher l'exportation et le trafic illicites de tout objet culturel du pays. «Ces trésors sont précieux et sont extrêmement vulnérables. Nous devons agir rapidement », a-t-elle ajouté. Environ 300.000 manuscrits sont conservés dans des collections privées et publiques à Tombouctou. Beaucoup d'entre eux datent du 13ème au 16ème siècles, rédigés par les savants de la ville et d'ailleurs, échangés sur les anciens marchés d'Afrique du Nord, d’Al-Andalus et des pays les plus à l’est de la région arabe. Ces manuscrits anciens apportent un témoignage unique d’une civilisation millénaire, sur des sujets comme les études religieuses, les mathématiques, la médecine, l'astronomie, la musique, la littérature, la poésie et l'architecture. L'UNESCO a aidé la mise en place en 1974 du centre de recherche Ahmed Baba, où sont entreposés environ 40.000 des manuscrits. Parmi ceux-ci, environ 10.000 ont été numérisés. « Nous allons travailler avec les collections privées et publiques, dans le but d’assurer la conservation efficace de ce patrimoine documentaire, y compris sa numérisation lorsque cela est possible. » a déclaré la Directrice générale. http://www.unesco.org/new/fr/unesco/resources/unescos-action-in-mali/all-mali-news/ Contact Media Sue Williams Tel : +33 1 4568 1706Mobile: +33 6 15 92 93 62
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Mercredi, 29 Août 2012 01:12
L’initiative permettra d’apporter une touche spéciale à la mode vestimentaire malienne, d’offrir des opportunités d’emplois et de créer une économie de niche permettant d’apporter une plus-value à l’économie locale.
« Sirakélé », « Bayô », « Niaga », ces trois termes (tirés de nos langues nationales) désignent des motifs de pagne tissé que l’on retrouve chez certaines ethnies du pays, notamment les Bambaras, les Peulhs et les Dogons. Ce pan de la culture vestimentaire de notre pays était à l’honneur samedi au Centre culturel Korê de Ségou. C’était à l’occasion de la première édition de la « Nuit du pagne tissé », organisée par l’Association Smarts et la fondation du Festival sur le Niger.
En multipliant les initiatives comme le Festival sur le Niger, le Festival de masques et marionnettes, le Centre culturel korè, Maison Carpe Diem, le Sankèmon, Ségou est en train de s’affirmer comme une métropole culturelle. C’est dans cet esprit que les acteurs culturels de la ville de Ségou ont décidé de se regrouper au sein d’une association dénommée Smarts, afin de mutualiser leurs efforts et travailler en synergie, a expliqué son coordinateur, Djibril Guissé, dans son discours à l’ouverture du défilé de mode.
Smarts est une association créée en 2008 pour valoriser les produits locaux, les métiers de la culture et faciliter les échanges entre les acteurs culturels et les partenaires en vue de promouvoir l’art malien en stimulant la création artistique.
Elle est spécialisée dans la création des produits à base de tissus en coton confectionnés par les artisans de Ségou. La « Nuit du pagne tissé » sur le thème « Le pagne tissé, facteur de développement local», procède de cette initiative.
L’activité s’inscrit dans le cadre de la relance des activités culturelles, face à la crise que traverse notre pays. Elle s’est déroulée au Centre culturel Kôre de Sébougou en présence de Klessigué Abdoulaye Sanogo, le directeur national du patrimoine culturel représentant le ministre de la Culture, le directeur de cabinet du gouverneur de Ségou, Oumar Baba Sidibé, le réalisateur de cinéma et ancien ministre de la Culture, Cheick Oumar Sissoko, des représentants du corps diplomatique et bien d’autres invités.
Un défilé de mode de la collection « Plumes d’or » de M’Baye Couture et de l’association Smarts et une exposition des produits de tissage de différentes structures associatives et publiques de Ségou ont marqué la nuit.
L’exposition a révélé une évolution notable dans la confection des tissus et des pagnes. Les artisans de l’atelier Niéleni et du groupe N’domo ont proposé des bandes de tissage de 30 cm. La Comatex et le Centre de recherche et de formation pour l’industrie textile (Cerfitex) des pagnes, des bandes d’étoffe et des fils pour plusieurs usages, de la cretonne, de la percale, de la popeline, du bogolan lourd et léger. Les tissages sont faits avec de nombreuses qualités de fil. Cela va de la traditionnelle cotonnade assez lourde, jusqu’au fil brillant de différents coloris en passant par des fils légers et des fils teints également dans de nombreuses couleurs. Résultat, une plus grande variété de bandes de tissus est disponible. Les motifs sont très variés, les tisserands créant désormais des motifs soit à la demande des clients ou tout simplement avec des dessins inspirés des pagnes traditionnels.
Suite à l’élan extraordinaire donné à la production du textile en général et du pagne tissé en particulier à Ségou par des structures comme la coordination des artisans de Ségou, la Comatex, le Centre Sinignesigi, le Festival sur le Niger, le Cerfitex, Ségou est devenue, aujourd’hui, une zone de grande production qui mérite d’être promue.
Ainsi, Smarts Ségou a initié ce projet « Nuit du pagne tissé » pour promouvoir et valoriser le pagne tissé, soutenir les différents entreprises et centres de production du textile en général et du pagne tissé en particulier et, surtout, appuyer l’artisanat d’art qui constitue une filière porteuse dans la promotion de l’économie locale de Ségou.
En cette période de crise économique et socio-politique caractérisée par l’arrêt de nombreuses activités économiques, l’essor de ce créneau permettra d’aider ses acteurs à redémarrer leurs activités et accroître considérablement leurs revenus, espèrent les organisateurs.
La « nuit » fait ainsi la promotion du pagne tissé et de ses produits dérivés. La valorisation des métiers de la culture étant la pierre angulaire de Smarts, cette association entend faire du tissage une véritable activité génératrice de revenus et pourvoyeuse d’emplois. Le pagne tissé a besoin d’être mieux connu pour être mieux vendu.
En choisissant de faire la promotion du pagne tissé dont la matière première est le coton malien, l’association Smarts est convaincue que l’artisanat africain, particulièrement malien, doit s’imposer de plus en plus comme un outil de développement durable, de réduction de pauvreté et de création de richesses, indique son coordinateur. Cet événement s’emploie, à l’horizon 2015, à faire du pagne tissé malien un label comme le « faso danfani » du Burkina Faso.
La création du label du pagne tissé permettra d’apporter une touche spéciale à la mode vestimentaire malienne, d’offrir des opportunités d’emplois et de créer une économie de niche permettant d’apporter une plus-value à l’économie locale. La nuit du pagne tissé a le soutien de plusieurs partenaires en l’occurrence la fondation Festival sur le Niger, le Conseil pour la promotion de l’économie locale, la Direction régionale de l’artisanat, l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE).
Y. DOUMBIA
Mercredi, 29 Août 2012 01:05
Le Centre culturel Kôrè de Sébougou a abrité du 23 au 25 août, un atelier de formation des opérateurs culturels. Une dizaine d’acteurs et d’opérateurs culturels venus principalement de Ségou et de Bamako ont participé à l’atelier animé par Mamou Daffé, le directeur du Festival sur le Niger et auteur du livre « Maaya Entrepreneuriat », et Youba Batchily.
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