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Ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection Civile

Sécurité dans le District de Bamako : NETTE AMELIORATION MAIS… VIGILANCE

Le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, le général Tiéfing Konaté, a rencontré jeudi dernier dans la salle de conférence de son département les chefs de services centraux chargés des questions de sécurité, le gouverneur du District de Bamako, les maires des six communes de la capitale, le coordinateur des chefs de quartier. Au menu de la rencontre figuraient le point de la situation sécuritaire dans les 62 quartiers du District de Bamako (262 km2 avec environ deux millions d’habitants) et la montée en puissance de l’intégrisme religieux


Au cours de cette rencontre qui a duré environ trois heures, les responsables de la police, de la gendarmerie, de la Garde nationale, de la Protection civile, ainsi que les représentants des élus communaux, et le coordinateur des chefs de quartier, ont, chacun, fait le point de l’évolution de la situation sécuritaire à son niveau. L’on retient des différents rapports trimestriels que « la criminalité a baissé » d’un cran dans la capitale et environnants grâce aux différentes patrouilles mixte (police, gendarmerie, protection civile et garde nationale), a souligné le directeur général de la Police, le contrôleur Souleymane Coulibaly.

Cependant, les agents des forces de l’ordre ne se bercent pas d’illusion. Face aux patrouilles qui débutaient tard dans la nuit, les bandits ont, en effet, changé de mode d’opération et d’horaires. Ainsi, les malfrats opéraient en début de soirée en braquant de paisibles citoyens à motos, en voiture ou même jusque chez eux, souvent à l’aide d’armes à feu.

Désormais, les patrouilles de grande envergure opèrent toute la nuit : une première équipe occupe le terrain de 19 heures à minuit et une seconde prend le relais jusqu’à 6 heures du matin. Ces patrouilles enregistrent des résultats encourageants. Ainsi, trois véhicules V8 enlevés par des braqueurs ont pu être retrouvés au cours du trimestre dernier. Les entrées et sorties des trois grands ponts de Bamako ainsi que celui du Badialan, c’est-à-dire le « Pont Richard » a ont été filtrées par les patrouilleurs.

Une vingtaine de malandrins qui ont froidement assassiné le fonctionnaire de police, Boubacar Camara, élément de la CCR (Compagnie de la Circulation Routière), ont été arrêtés. 18 d’entre eux ont été placés sous mandat de dépôt en attendant que tout soit tiré au clair. La patrouille mixte gère également la circulation routière au besoin. « On ne peut parler de zéro criminalité, mais nous constatons qu’elle a baissé tout de même. Deux autres bandes de malfrats ont été démantelées du côté de la rive droite », a ajouté Souleymane Coulibaly en évoquant aussi l’affaire résolue du commerçant qui s’était fait braquer le 3 août en pleine capitale alors qu’il allait faire un versement de 40 millions de Fcfa à la banque.

Le général Tiéfing Konaté, comme les responsables des forces de sécurité, a regretté les dérapages survenus lors des patrouilles : « Nous reconnaissons que certains de nos éléments ont la gâchette facile. C’est dû au fait que nous sommes dans une situation anormale. Cela ne justifie cependant pas ces dérapages ». Dans le même ordre d’idée, le ministre a aussi déploré qu’un citoyen se soit fait tirer dessus vers l’ambassade de Russie par des éléments en patrouille. « Il a été établi plus tard qu’il n’avait pas compris que c’est lui qui devait s’arrêter », a expliqué le ministre.

Le maire de la Commune VI, Souleymane Dagnon, ainsi que son homologue de la Commune III, Abdel Kader Sidibé, ont attiré l’attention du ministre sur « l’infiltration à Bamako d’adeptes de la secte Dawa ». Il faut, ont-ils préconisé, « prendre des dispositions avant qu’il ne soit trop tard ».

A ce propos, Tiéfing Konaté a annoncé que « deux responsables de la secte Dawa ont approché le département pour l’informer de l’annulation de leur grande rencontre annuelle » qui aurait dû se tenir à Bamako à partir du 14 septembre.

Pourquoi cette annulation ? Deux hypothèses sont avancées. La première est relative à l’incident de Diabaly où 17 membres de la Dawa ont péri au cours d’une fusillade dans la nuit du samedi 8 septembre. La seconde est liée aux différents dispositifs sécuritaires installés par le ministère de la Sécurité intérieure et de la Protection civile. « Nous n’avions pas interdit la tenue de leur rencontre ici à Bamako, mais à condition que tous participants soit identifiés puis enregistrés par les forces de l’ordre. Et, que nos éléments assistent à la rencontre du début à la fin. Une fois la rencontre terminée, les participants retournent chez eux ».

Il faut rappeler que plus de cinq mille participants venus du Mali et de l’extérieur étaient attendus à cette rencontre annuelle. Eu égard à la complexité des conditions de sécurité, les organisateurs ont décidé d’annuler la rencontre…
Le ministre Konaté a par ailleurs félicité les forces de sécurité pour le travail accompli depuis les évènements du 22 mars.

A. DIARRA

 

 

Sokorodji : DEMANTELEMENT DU CAMP D’ENTRAÎNEMENT DE « BOUYAN BA HAWI »

Les Forces de sécurité ont découvert l’existence d’un centre de formation militaire illégalement implanté à Magnambougou-Sokorodji, au cours d’une opération de sécurisation de Bamako et de ses environs, effectuée dans la nuit du vendredi 24 au samedi 25 août. Les investigations ont débouché sur l’interpellation de Mahamadou Dioura (voir l’Essor d’hier) et Youssouf Ndaou, deux responsables du centre trouvés sur place. « Ils ont été appréhendés pour les besoins de l’enquête. Car l’existence d’un tel centre aurait dû faire l’objet d’une autorisation officielle. A priori, on nous fait croire que ce sont des volontaires qui ont été recrutés pour aller combattre au Nord. Même dans ce cas de figure, les promoteurs auraient du en informer les autorités. Nous ne saurions tolérer de telles initiatives unilatérales, même dans le cadre d’un élan patriotique de reconquête des localités du septentrion », a indiqué un officier des affaires publiques des Forces de sécurité.


Hier un communiqué signé du ministre de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile a confirmé le démantèlement par les forces de sécurité dans la nuit du 30 août, entre une et quatre heures du matin, d’un « camp d’entraînement de jeunes subissant une formation militaire dans l’enceinte de l’Ecole Communautaire  de Sokorodji en Commune VI du District de Bamako ». Le communiqué précise qu’au cours « de l’opération, 32 personnes ont été interpelées et conduites à l’Ecole nationale de police à N’tomikorobougou pour vérification d’identité ».

Le ministre de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile a rappelé « que la sécurité des personnes et des biens ainsi que la défense de l’intégrité du territoire national sont une mission régalienne de l’Etat. Par conséquent, aucune autre initiative parallèle de substitution aux forces armées et de sécurité ne saurait être tolérée ».

Ce camp d’entrainement d’une milice d’auto-défense baptisée « Bouyan ba hawi », qui veut dire en sonraï « plutôt la mort que la honte » encadre plus de 400 recrues dont une dizaine de femmes. Le groupe armé, selon notre officier des affaires publiques, procède à des exercices de tir à balles réelles au plateau de Sokorodji, sans se soucier des mesures de sécurité dans ce genre d’activités. « Nous avons décelé au sein de cette milice des déserteurs et des militaires en abandon de postes qui font office d’encadreurs. Compte tenu de son lieu d’implantation et de l’arsenal militaire, (fusils de guerre, des grenades et des munitions) dont cette milice dispose, l’Etat malien ne saurait cautionner cette situation.

M. N. TRAORE

 

 

Samé : LA FURIE DE « DIAFARANA-KO»

 

Les fortes pluies qui ont arrosé hier matin la capitale ont causé des inondations à travers la ville. C’était le cas au quartier Samé en Commune III du district de Bamako où les orages ont provoqué d’énormes dégâts matériels. Le pont qui relie Samé à Koulouninko, construit en 1985 sur le collecteur naturel communément appelé « Diafarana-Kô », avec la participation de la population était perdu sous les eaux et la partie du chemin de fer qui traverse le secteur était submergée.


Deux personnes ont failli être emportées par les eaux en furie. Il s’agit d’un certain Abdramane Diakité, étudiant âgé de 22 ans, et de Modibo Traoré âgé de 45 ans,  réparateur  de moto. Ce dernier est handicapé physique.

Le jeune étudiant a assuré qu’il avait passé une longue heure, accroché à un poteau électrique en béton, avant d’être  secouru par les éléments de la Protection civile basés à Dravéla. L’équipe de sauveteurs était dirigée par le lieutenant Lamine N’Diaye. Quant à Modibo Traoré, il a été  sauvé par des proches après avoir failli se noyer.

L’équipe de la Protection civile a sillonné la zone, prête à d’éventuelles opérations de sauvetage. Elle donnait également des conseils de sécurité aux riverains du collecteur.

Selon Moussa Coulibaly, le chef de village de Samé, il faut remonter à environ 15 ans pour retrouver une telle quantité d’eau dans le collecteur naturel récemment réhabilité. Plusieurs petits ponts construits sur le collecteur avaient alors été emportés par les eaux.

Le commissaire du commissariat de police de Samé que nous avons croisé sur  le terrain, assurait que ses hommes allaient passer dans toutes les familles voisines de Diafarana-Kô pour évaluer les dégâts.

Le maire de la Commune III, Abdel Kader Sidibé, était également sur le terrain. Il estime que l’inondation a été provoquée par le fait que les passages des eaux de ruissellement sont obstrués par les ordures que la population déverse dans le collecteur, sous les ponts et dans les caniveaux.

Toujours selon l’édile, les eaux de ruissellement partent des villages de Dio et de Sirakoro Dounfing pour traverser la capitale, avant de se jeter dans le fleuve Niger.

Abdel Kader Sidibé a précisé que  les éléments de la police ont été réquisitionnés pour évaluer les dégâts causés par la pluie. Il demande au passage un appui spécial du gouvernement pour la gestion des inondations, un effort qui dépasse les compétences des mairies en cette année où les pluies sont particulièrement abondantes.

Abdourhamane TOURE

 

 

Sahel occidental : DES PROPOSITIONS POUR RENFORCER LA SECURITE

Le Collectif des associations de développement des cercles du Sahel occidental et du District de Bamako a effectué du 6 juillet au 11 août une mission d’information et de sensibilisation des populations dans 6 localités : Niono (Région de Ségou), Nara, Diéma, Nioro du Sahel, Kayes, Yélimané (Région de Kayes) et Bamako.

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Sécurité à Bamako : UNE VOLONTEE AFFICHEE DE REPRISE EN MAIN

Les événements des derniers mois ont prouvé que la côte d’alerte est dépassée. Les responsables en charge de la question entendent inverser la tendance.

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Bamako et environs: UN PLAN D’URGENCE CONTRE L’INSECURITE

Le dispositif prévoit de diviser la capitale en trois secteurs et de renforcer les contrôles.

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SITUATION SECURITAIRE : DISPOSITIF RENFORCE, VIGILANCE EXIGEE

Le ministre Sadio Gassama appelle à une rigueur de tous les instants et entame un tour du Mali. La sécurité est transversale lorsqu’elle va mal, c’est tout le pays qui s’en ressent. Le ministre de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile, le général Sadio Gassama, le sait bien et c’est même pour cela qu’il a convoqué hier dans les locaux de son  département, l’ensemble des commandants des unités de sécurité et de protection civile de Bamako et Kati, pour les entretenir de la situation sécuritaire générale du pays. Sadio Gassama a donc fait le point de la situation sécuritaire avec ses proches collaborateurs et envisagé avec eux les mesures de renforcement des dispositifs sécuritaires.

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COMPAGNIE DE GENDARMERIE DES TRANSPORTS AERIENS : UN BEL IMMEUBLE A SENOU

Le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, le général Sadio Gassama, a inauguré vendredi en fin d’après-midi à Sénou les nouveaux locaux de la Compagnie de gendarmerie des transports aériens. La cérémonie d’inauguration s’est déroulée en présence des plusieurs personnalités et responsables des questions de défense et de sécurité.
L’immeuble de la Compagnie de gendarmerie des transports aériens s’élève sur une superficie de 497 mètres carrés. Le bâtiment comprend 7 bureaux, des salles de repos pour hommes et femmes, des salles de réunion, de garde, un magasin d’armement, des blocs de  toilettes intégrés. Un poste de police y est installé. Il dispose d’un bureau, de deux chambres de sureté humanisées pour hommes et femmes et d’un magasin. La construction des locaux a coûté plus de 194 millions de Fcfa.

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EX-COMBATTANTS DE RETOUR DE LIBYE : PREMIERS CONTACTS OFFCIELS

Un groupe d’environ 400 personnes récemment arrivé a accepté de rencontrer les autorités régionales de Kidal. Récit. Le reflux de nos compatriotes de la Libye ravagée par la guerre ne concerne pas que les civils. Il y a aussi ceux qui combattaient dans les rangs de l’armée libyenne. Depuis la détérioration de la situation en Libye, le mouvement de retour de ces combattants était attendu et même redouté. Les craintes d’une détérioration de la situation sécuritaire dans le nord du pays déjà fragile, sont d’autant plus fondées qu’il ne s’agit pas d’innocents civils qui rentrent au pays les mains vides. Un important groupe de combattants pro-Kadhafi a ainsi débarqué mardi à Kidal. Ils sont environ 400 personnes et d’autres convois sont attendus dans les jours à venir.

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PLAN-MALI : UNE FORMATION AU SECOURISME POUR SAUVER DES VIES

Un atelier de cinq jours sur le secourisme initié par Plan-Mali à l’intention des élus locaux de Sanankoroba, Bougoula et Djalakoroba  dans la commune rurale de Sanankoroba s’est achevé vendredi dernier à la direction du Plan de Sanankoroba sous la présidence du sous-préfet Yaya Doumbia. C’était en présence du maire de la commune, Mamadou Zan Traoré, de la directrice du bureau de Plan-Mali de Sanankoroba, Mme Coulibaly Mariam Kéïta, et du médecin commandant de la Protection civile, Fanéké Dembélé. La formation assurée par des agents de la Protection civile, a porté sur les premiers secours en cas de catastrophe ou de sinistre et sur les techniques d’installation des tentes. En marge de la cérémonie, Plan Mali a remis dix tentes à ses unités de Sanankoroba, Bougoula et Djalakoroba.

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