Primature : Portail Officiel du Gouvernement

Ministère de l'Energie et de l'Eau

EDM : CHERCHE RESSOURCES, DESESPEREMENT

La société traverse une période très difficile De facteurs endogènes et exogènes ont sérieusement affecté sa trésorerie.

La société Energie du Mali (EDM) est dans une situation inconfortable. Elle produit à perte et il devient impérieux et urgent de revoir le niveau de ses tarifs. Ce sont là quelques informations fournies par le président du Conseil d’administration, Ousmane Issoufi Maïga, aux membres du conseil d’administration réunis mardi pour la 28è session ordinaire. Les travaux se sont déroulés au siège du conseil à Badalabougou en présence du directeur général de EDM, Sékou Alpha Djitèye.


La session a permis aux membres du conseil d’analyser l’état actuel de la société qui traverse une période très difficile.

EDM souffre d’un certain nombre de facteurs endogènes, mais aussi et surtout exogènes qui ont sérieusement affecté sa trésorerie. Au plan national, il convient d’évoquer la mise en œuvre de la réforme institutionnelle qui a abouti à la séparation des secteurs eau et électricité. A cela s’ajoute la crise du nord qui a entrainé l’occupation du septentrion.

Ces zones abritent sept centres qui fonctionnent hors du contrôle d’EDM. Ce qui occasionne un manque à gagner important pour la société. 57 des 88 agents que comptent ces centres ont dû quitter leur poste à cause de l’insécurité. Au niveau des actifs, EDM avait consenti d’importants investissements dans le domaine de la production et de la distribution qu’elle risque de perdre dans les zones occupées. Plus au sud, la baisse du niveau de l’activité économique a entrainé chez certains de ses gros clients des difficultés à régler leurs factures, notamment dans les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration et des PME.

Au niveau de la gestion technique et des projets, l’on observe une suspension ou un ralentissement dans l’exécution de certains grands projets, comme le chantier d’interconnexion électrique avec la Côte d’Ivoire, les travaux relatifs à la centrale thermique nouvellement construite sur financement de la Banque islamique de développement (BID) et ceux portant amélioration et extension du réseau de distribution d’électricité à travers un financement de la Banque mondiale. Tous ces facteurs manquent de bloquer le développement et l’accroissement des services de l’entreprise, a jugé le président du conseil d’administration.

Par ailleurs, EDM fait face à une situation d’ordre structurel. L’insuffisance de productible hydroélectrique et la forte croissance de la demande (environ 10% par an sans tenir compte des demandes de raccordement des sociétés minières) ont progressivement gonflé la part de l’électricité produite par les centrales thermiques en dépit de la mise en service du barrage de Manantali dont le Mali partage l’énergie avec le Sénégal et la Mauritanie. De l’autre côté, deux baisses de 10 et 8% ont été opérées dans la même période sur le prix de vente en 2003 et 2004 pour une hausse de 4% en 2009 tandis que les coûts de l’ensemble des facteurs de production ont considérablement augmenté.

D’autres facteurs, cette fois, exogènes ont également grevé les caisses de l’entreprise. L’outil de production d’énergie est largement tributaire des combustibles dont les prix ont atteint l’année dernière un niveau record produisant un choc pétrolier rampant avec des remontées de tensions sur les ressources financières des pays non producteurs d’or noir. Cette situation accroit la précarité énergétique et donne une acuité particulière à la question de leviers d’action sur la forte demande en électricité, a analysé Ousmane Issoufi Maïga.

Il faudra encore du temps, a-t-il annoncé, car les mêmes difficultés demeurent : recul de l’euro, crise des dettes souveraines et fléchissement de la croissance, mais aussi et surtout, hausse vertigineuse du coût des hydrocarbures. « D’un prix d’achat hors taxe et douane de 238 Fcfa en janvier en 2009, le litre de gasoil a été acheté à 471 Fcfa en 2011 pour atteindre 520 Fcfa en 2012, soit une croissance de plus de 118% en 3 ans. Durant la même période, le baril est passé de 43 dollars pour atteindre respectivement 110 en 2011 et 125 en 2012, soit plus de 190% d’augmentation.

Le président du conseil d’administration de EDM s’est félicité de la politique d’information entreprise par la société auprès des usagers. « La communication a été au cœur du dispositif à travers des actions d’information et de sensibilisation de la clientèle en particulier et de la population en général dans toutes les localités desservies sur les contraintes auxquelles la société est confrontée et ceci dans un souci de partenariat », a souligné Ousmane Issoufi Maïga.

Il a adressé ses remerciements à l’ensemble des partenaires de EDM pour leur grande compréhension et disponibilité pendant les moments de crise momentanée et invité tous les acteurs à aider EDM à passer ce cap difficile. Le cap de toutes les espérances, a-t-il jugé.

L. DIARRA

 

Prix des carburants : 15 Fcfa DE PLUS

Sur la base des prix fournisseurs de septembre 2012, les prix indicatifs plafonds à la pompe des produits pétroliers sont ainsi fixés à compter du mardi 18 septembre à zéro heure :
- Supercarburant : 730 Fcfa/l
- Pétrole lampant : 545 Fcfa/l
- Gas-oil: 645 Fcfa/l
- Distillat Diesel oil (DDO): 645 Fcfa/l
- Fuel-oil : 455 Fcfa/l
- Jet A1 : libre
Tous les carburants ont donc renchéri de 15 Fcfa/l. Après une augmentation générale durant deux mois consécutifs (mai et juin) puis une stabilisation en juillet et août, les prix des carburants ont ainsi repris leur ascension.
Ils suivent l’augmentation du prix subventionné du gaz butane, effective depuis quelques semaines. Le prix subventionné du kilogramme de gaz butane qui a longtemps été de 417 Fcfa, passe désormais à 584 Fcfa. Par conséquent, l’emballage de 2,75 kilogrammes qui coûtait 1150 Fcfa, est vendu à 1605 Fcfa tandis que la bouteille de 6 kilogrammes passe de 2500 à 3500 Fcfa.

Quant au prix non subventionné du kilogramme de gaz butane, il est de 1090 Fcfa.

 

Bamako dans le noir : LE CIEL COUPE LE « JUS »

L’interruption de la fourniture d’électricité dans la nuit du dimanche était due à une décharge atmosphérique qui a endommagé la ligne provenant de Manantali .

L’hivernage est une période propice aux intempéries. Les aléas naturels provoquent des dégâts matériels pouvant conduire à des perturbations sur les réseaux électriques de la société Energie du Mali (EDM). La dernière en date est survenue ce week-end. Dans la nuit de dimanche aux environs de 18 heures, le réseau interconnecté a connu un incident majeur provoquant une interruption d’électricité dans la ville de Bamako et d’autres localités.


95% de la capitale sont restés dans le noir pendant près de 40 minutes avant que le service ne reprenne, fort heureusement, sur le réseau interconnecté. Mais avant, une première tentative de reprise avait échoué à cause d’une forte charge qui a provoqué également le débranchement de Sélingué. A la direction générale d’EDM, l’on explique que le problème est survenu sur la ligne 225 KV Est en provenance du barrage de Manantali suite à une décharge atmosphérique. L’incident a touché la ligne à environ 160 km de Kodialani, une localité située entre Kita et Manantali. Il a provoqué une interruption sur le réseau. La perte de l’alimentation de Manantali s’est répercutée en cascade.

Ces éventualités amènent EDM à mettre en œuvre des actions d’urgence pour minimiser les effets de la coupure de courant sur les réseaux. Ces mesures, appelées communément plans de défense, consistent à suppléer les défaillances par le maintien du service sur d’autres installations, notamment Sélingué, Sopam et BID. Ce dispositif n’a malheureusement pu supporter les charges du moment et, pour finir, ces groupes ont également lâché. Seuls les groupes de Sotuba sont restés en service. L’incident a bien entendu perturbé en plusieurs endroits le réseau interconnecté, reconnait-on à EDM.

La reprise partielle a été effectuée à 19h avec la moitié de la puissance coupée. Elle ne sera totale qu’aux environs de 20h sur l’ensemble du réseau interconnecté. Avant l’incident, EDM assurait le service correctement. Tout le réseau était normalement alimenté et la puissance appelée était à 18h de 101,94 Méga Watt repartis comme suit : Manantali (17,51%), Sélingué (39,83%), Sotuba (2,55%), Centrale BID (21,28%), Sopam (18,83) et Dar-Salam TAC et Centrale Balingué sont restées hors du circuit.

L. DIARRA

 

 

EDM-SA: DES CAPACITES DE PRODUCTION EN HAUSSE

La centrale thermique de Balingué passe à 4 groupes avec une puissance totale de 45 MW. L’interconnexion avec la Côte d’Ivoire apportera bientôt 30 MW supplémentaires.

Lire la suite...
 

Orpaillage: UN PROJET NOVATEUR POUR REDUIRE L’USAGE DU MERCURE

L’orpaillage traditionnel emploie plus de 200 000 personnes dans notre pays et nourrit de milliers d’autres. Sa pratique utilise du mercure, un produit nocif pour la santé humaine et animale.

Lire la suite...
 

Lutte contre la désertification: LE REBOISEMENT EST LA SEULE ALTERNATIVE

Pour cette année, la campagne nationale de reboisement lancée le 2 juillet dernier s’est fixé un objectif de 107.000 hectares à travers le pays.


Le ministre de l’Energie, de l’Eau et de l’Environnement, Alfa Bocar Nafo a présidé le 2 juillet la cérémonie de lancement de la campagne nationale de reboisement 2012 à Kasséla (région de Koulikoro). C’était en présence du directeur national des Eaux et Forêts, Alassane Boncana Maïga. « Le reboisement, une alternative pour la santé des sols et une économie verte », était le thème de la campagne. Le présent thème s’approprie des deux journées mondiales de l’environnement et de la lutte contre la désertification à savoir « l’Economie verte en faites-vous partie? » et les « sols en santé soutiennent notre vie: allons vers une neutralité de la dégradation des sols ».

Organisé par le ministère de l’Energie, de l’Eau et de l’Environnement à travers la Direction nationale des Eaux et Forêts, la campagne nationale de reboisement de cette année vise à contribuer à la lutte contre la désertification, la conservation de la biodiversité, l’atténuation des effets néfastes du changement climatique, l’augmentation du taux de couverture végétale et contribuer à la réduction de la pauvreté. La campagne concerne 107.000 hectares à travers le pays. Et depuis le 2 juillet 25.000 plants ont été mis à terre. Les espèces de plants mises à terre sont pour la plupart des essences locales et exotiques.

Cette période de reboisement vise aussi à lutter contre la désertification et l’érosion, à informer et sensibiliser la population sur l’importance de la plantation d’arbres. La campagne de reboisement traduit la volonté du gouvernement de notre pays de relever le défi de la lutte contre la désertification et les changements climatiques qui constituent une menace sérieuse pour notre planète. Etant un pays sahélien aux 2/3 désertiques, notre pays est confronté depuis plusieurs décennies à de nombreux problèmes environnementaux liés à la dégradation des ressources naturelles et du cadre de vie.

Ces problèmes résultent d’une manière générale des variations climatiques et des actions anthropiques entrainant la détérioration progressive des conditions de vie des populations tant en milieu rural qu’en milieu urbain. Conscient des impacts négatifs que peut entrainer la détérioration des ressources biologiques sur les plans économique, social et culturel, le gouvernement s’est engagé à prendre des mesures appropriées pour juguler le fléau dans un système de partenariat fécond avec toutes les couches sociales du pays. C’est conformément à ses mesures que le ministre en charge de l’Environnement a initié depuis 2010 une campagne spéciale de reboisement et un plan quinquennal de reboisement 2010-2014 dans le souci d’entreprendre des actions concrètes de restitution du couvert végétal.

500.000 HECTARES DE FORETS PERDUS PAR AN. Cette campagne de reboisement est organisée dans toutes les capitales régionales et est dirigée par les gouverneurs de région, a indiqué le Directeur national des Eaux et Forêts, Alassane Boncana Maiga. Au delà de sa fonction écologique,  a noté le ministre de l’Energie, de l’Eau et de l’Environnement Alfa Bocar Nafo, la plantation a également son importance économique. Le transfert de compétences en matière de production des plants a eu pour effet l’émergence du secteur privé à travers la création et la multiplication des pépinières privées.

De même avec l’appui de la coopération suédoise en faveur du département de l’Energie, de l’Eau et de l’Environnement à travers le Programme de gestion décentralisée des Forêts « GEDEFOR », les femmes de Kasséla ont définitivement tronqué leur hache contre la production de plants forestiers et le maraîchage sur 1,50 hectare de périmètre a révélé le ministre.  Ces femmes, estime Alfa Bocar Nafo, servent aujourd’hui d’exemples à beaucoup d’autres de notre pays. Le ministre de l’Energie, de l’Eau et de l’Environnement a, par ailleurs, salué les réalisations de plantation d’arbres opérées par les agents des Eaux et Forêts et celles de la jeunesse panafricaine « Sûkyuo Mahikari » avec leurs collègues maliens qui a reboisé 600 hectares en deux ans dans la forêt classée de la « Faya ».

Si ces résultats sont globalement satisfaisants, il y a lieu de noter que les agressions perpétrées sur le couvert végétal de la forêt de la « Faya » par les villages limitrophes pour des besoins de consommation énergétique ou commerciaux sont de nature à les compromettre dangereusement. Ce tableau loin de plonger le service forestier dans un fatalisme suicidaire doit au contraire réveiller les instincts des forestiers et attiser leurs ardeurs de contrôleurs de forêts afin de vaincre la surexploitation des ressources forestières qui ne sont que les conséquences de l’incivisme né des évènements du 26 mars 1991.

« Notre responsabilité en tant que génération actuelle est grande eu égard à la situation catastrophique de nos forêts. Du coup, notre pays perd chaque année environ 500.000 hectares de forêts du fait des défrichements, de la coupe abusive et anarchique du bois, des feux de brousse, du surpâturage et des changements climatiques. Selon l’évaluation économique de la gestion de l’environnement, la déforestation coûterait à notre pays 142 milliards de Fcfa chaque année. « Cette situation nous interpelle sur la nécessité et l’urgence de changer nos modes de production et de consommation pour éviter la catastrophe de nos forêts » a dit le ministre.

De ce fait, la campagne nationale de reboisement est un véritable appel à une prise de conscience individuelle et collective parce qu’à l’heure actuelle les 75% du territoire national se trouvent en zone saharienne et sahélienne. Cette situation s’aggrave d’année en année et cela est du aux effets des changements climatiques et de la pression démographique. Le ministre de l’Environnement est bien conscient que les actions intensives de reboisement et de gestion durable des ressources forestières pourront être inversées, car la vie du peuple celle des générations futures sont intimement liées à celle de l’arbre.

La campagne sera émaillée d’actions pratiques et de séances de plantations d’arbres par les plus hautes autorités. Elle doit être également traduite en actions concrètes et décentralisées dans toutes les localités du pays en vue d’assurer à l’opération de reboisement une dimension plurielle et une envergure soutenue et étendue. « Planter un arbre est d’une haute portée patriotique, mais l’entretien de cet arbre pour qu’il croisse et joue son rôle écologique, économique et social, révèle d’un devoir civique qui doit habiter chaque Malien pour faire du Mali, un pays, où il fait bon vivre » a conclu, le ministre de l’Energie, de l’Eau et de l’Environnement, Alfa Bocar Nafo.


Exploitation forestière au Cameroun: FORTE PRESSION SUR LES PYGMEES

Leur sphère d’habitation se réduit comme une peau de chagrin depuis l’apparition des sociétés minières et forestières.

Ce bloc forestier fait 943.000 hectares d’une forêt relativement intacte qui est à cheval entre une partie de l’est et du sud du Cameroun. Et elle constitue la maison de Mendum.

Mais tout ce à quoi cette veuve baka pense quand elle entend les bulldozers, c’est comment l’avenir est incertain pour ses trois enfants. Les Baka indigènes, historiquement appelés pygmées, sont un groupe ethnique d’environ 35.000 personnes qui ont traditionnellement vécu dans les forêts du sud-est du Cameroun.

Mais maintenant, ils ont été déplacés de leurs maisons traditionnelles du fait de l’effort du gouvernement visant à développer cette nation d’Afrique centrale en une économie émergente. "Le gouvernement du Cameroun et certains Blancs nous ont déplacés du cœur du bloc forestier de Ngoyla-Mintom et nous ont réinstallés dans ce village situé dans son enceinte. Maintenant, nous allons au fond de la forêt dans la journée et revenons le soir. Nous n’y sommes pas autorisés la nuit", a indiqué Mendum.

Puisque des sociétés minières et d’exploitation forestière bénéficient de concessions sur de grandes portions des forêts du pays, les agences de protection de l’environnement ont exprimé leur inquiétude par rapport à la situation. Des 22,5 millions d’hectares de forêt du Cameroun, 17,5 millions, soit environ 78%, sont classés comme forêts productives et sont attribuées à des sociétés d’exploitation forestière, selon des statistiques du ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF).

Sur les 17,5 millions d’hectares de forêts productives, le gouvernement a déjà accordé des concessions forestières pour 7,5 millions d’hectares. Dans le sous-district de Ngoyla où vit Mendum, une société australienne d’exploration et de développement du minerai de fer a obtenu des droits miniers.

Une source au MINFOF a déclaré qu’un taux modeste de 20% des 17,5 millions d’hectares de forêts productives a été classé comme réserves naturelles, qui comprennent des parcs nationaux, des réserves de chasse, des jardins botaniques et zoologiques, des sanctuaires et des zones de chasse.

"Le gouvernement distribue des permis d’exploitation forestière et minière depuis le début des années 2000 à diverses entreprises dans un effort visant à générer de la richesse et à devenir une économie émergente d’ici à 2035. Mais cela a eu pour effet la privation des pygmées bakas de l’accès aux forêts qu’ils ont toujours considérées comme leur habitat naturel", a expliqué, David John Hoyle, directeur de la conservation au Fonds mondial pour la nature (FMN). C’est parce que la loi 1994 sur la faune, les forêts et la pêche interdit l’établissement humain à l’intérieur des aires protégées, qui comprennent les zones marquées pour les parcs nationaux et l’exploitation forestière. Cette loi limite également l’accès à ces zones. Alors, à partir de 2000, le gouvernement a commencé à déplacer les Bakas des forêts productives et a tenté de les intégrer dans la société.

Mfouou Mfouou, le directeur de la conservation au MINFOF, a indiqué que le gouvernement travaillait avec ses partenaires pour s’assurer que les forêts sont gérées de manière durable.

"Cela signifie également la protection des droits des Bakas," a-t-il dit. Il a déclaré que son ministère a signé un accord de 1,7 million de dollars (850 millions Fcfa) avec le ministère des Affaires sociales pour lui permettre de mettre en œuvre de meilleures pratiques dans l’intégration socioculturelle et économique des Bakas dans la société. Mais cela a été contre leur gré.

"Les Bakas vivent dans les forêts du sud du Cameroun depuis des milliers d’années, et ils ont vécu en totale harmonie avec la forêt", a souligné Hoyle. Pour les Bakas, cela a été une exclusion dévastatrice de leur terre traditionnelle et de ses ressources. "Au début, nous pensions que nos gens pourraient bénéficier de toutes ces sociétés qui viennent ici, mais tout ce que nous avons obtenu à la fin a été une interdiction d’aller dans certaines parties de la forêt près du Parc national de Boumba Bek", a affirmé Ernest Adjima, président de la Sanguia Bo Buma Dkode, une association baka, qui en bakola, la langue d’origine, signifie "Un seul cœur".

Samuel Naah Ndobe, coordinateur du Centre camerounais pour l’environnement et le développement, a indiqué que le gouvernement veut maintenant installer les Bakas sur des terres agricoles situées le long des routes principales du pays.

"Mais les Bakas doivent fouiller la forêt pour la chasse, et les terres agricoles situées le long des routes principales sont généralement considérées comme appartenant aux tribus dominantes bantoues. Alors, quand les Bakas sortent de la forêt pour s’installer ici, les Bantous leur disent simplement Vous n’avez pas de terre ici, celle-ci nous appartient".

Mais maintenant, quand ils retournent dans les forêts, ils sont traités comme des visiteurs indésirables. "Nous ne pouvons pas nous empêcher d’être effrayés parce que tous les jours, des étrangers viennent nous prêcher un nouvel évangile d’exploitation minière.

Source IPS Afrique

Par l’ESSOR

 

 

EDM-SA: UN APPUI BIEN A PROPOS DE LA BANQUE ISLAMIQUE DE DEVELOPPEMENT

Une mission d’évaluation de la Banque islamique de développement (BID) séjourne dans notre pays depuis le 24 juin, indique un communiqué du ministère de l’Energie, de l’Eau et de l’Environnement.


Cette délégation de la BID est arrivée à la suite d’une mission du ministre de l’Energie, de l’Eau et de l’Environnement, Alfa Bocar Nafo, à Djeddah en Arabie Saoudite du 2 au 6 juin. Le ministre Nafo s’était rendu à Djeddah pour effectuer le suivi des nouvelles requêtes de financement en instance à la BID et passer en revue l’ensemble du portefeuille des projets dans les secteurs de l’énergie, de l’eau et de l’environnement.

Dans le cadre du suivi des projets en cours, les deux parties ont ainsi examiné le projet de construction de la station compacte de potabilisation d’eau à Kalabancoro, le projet de construction du barrage de Taoussa, la centrale thermique au fuel lourd de 45 MW à Balingué, le projet d’adduction d’eau de Kabala, le projet de réalisation du Schéma directeur et du programme de drainage des eaux pluviales et d’assainissement des eaux usées du District de Bamako.

La BID a accepté de financer la puissance additionnelle de 23 Mégawatts (environ 17 milliards de Fcfa) qui manquait à la centrale thermique de Balingué, initialement dimensionnée pour 60 Mégawatts.
Jusqu’ici le financement disponible (34,3 milliards de Fcfa) avait permis d’équiper la centrale thermique au fuel lourd de Balingué de 4 groupes totalisant 45 Mégawatts.

La BID est aussi en train de considérer la mise en place d’un programme à court terme de 80 Mégawatts pour résorber le déficit d’Energie du Mali (EDM-SA).

La BID a renforcé sa mission d’évaluation présente à Bamako par sa représentation à Dakar, dans l’objectif de pouvoir présenter le projet d’investissement à la session de son conseil d’administration prévue en septembre prochain.

Cerise sur le gâteau: la BID est aussi en train d’évaluer la possibilité d’ouvrir une ligne de crédit pour l’achat de combustible pour Energie du Mali (EDM-SA) suite à une requête de 20 milliards de Fcfa. Pour l’achat du combustible, la BID a retenu le principe d’effectuer le financement graduellement et par des décaissements mensuels.

Un énorme bol d’oxygène pour EDM dont les capacités de production seront ainsi fortement renforcées.

Par l’ESSOR

 

 

Interconnexion électrique avec la Côte d’Ivoire: PREMIERS ESSAIS IMMINENTS

Des tests de mise sous tension commenceront dans un mois sur le segment compris entre les localités de Ferkessédougou en Côte d’Ivoire et Sikasso au Mali.


La mise sous tension du réseau d’interconnexion électrique entre notre pays et la Côte d’Ivoire n’est plus qu’une question de jours. Les travaux de réalisation des lignes et postes électriques devant relier nos deux pays sont presque à terme. Le 9 juillet prochain, le segment compris entre Ferkessédougou et Sikasso entrera en fonction avec une puissance disponible de 30 Mégawatts. L’annonce en a été faite par le directeur national de l’énergie, Sidaly Diawara, de retour d’une mission en Côte d’Ivoire à la tête d’une importante délégation de la société Energie du Mali dont le conseiller à la communication d’ EDM-sa, Tiona Mathieu Koné.

La délégation malienne qui a séjourné du 27 mai au 2 juin dernier à Abidjan, a eu une séance de travail avec les autorités ivoiriennes représentées par le directeur de cabinet du ministre ivoirien des Mines, du pétrole et de l’ Energie, Noël Guetat, le directeur national de l’énergie de Côte d’Ivoire, Sabati Cissé. Il s’agissait de faire le point de la mise en œuvre du projet d’interconnexion électrique dont l’exécution va accroître les capacités énergétiques de notre pays, explique Tiona Mathieu Koné. «C’est une mission qui nous a permis d’effectuer les derniers réglages du dossier qui va être un véritable outil d’intégration sous régionale. Nous avons, avec la collaboration des autorités ivoiriennes, passé en revue le projet qui avance normalement. Et le taux de réalisation se situe à 98% pour les lignes haute tension et 85% pour les postes de réception et distribution de l’électricité», indique Tiona Mathieu Koné.

Le projet d’interconnexion du réseau électrique entre le Mali et la Côte d’Ivoire va coûter environ 76 milliards de Fcfa. Il est financé par le gouvernement indien à travers EXIM Banque (50 milliards Fcfa), la Banque d’investissement pour le développement communautaire de la CEDEAO (13,5 milliards Fcfa) et la Banque ouest africaine de développement (12,5 milliards Fcfa). Il porte sur la réalisation des travaux d’extension des postes énergétiques à Ferkessédougou en Côte d’Ivoire et à Ségou au Mali, mais aussi et surtout sur la construction des lignes haute tension et des transformateurs à Sikasso et Koutiala au Mali. Le lancement officiel du projet s’était déroulé le 28 février 2008 à Sikasso sous la présidence des deux chefs d’ Etat d’alors.

Aujourd’hui, le projet va fonctionner selon un chronogramme établi de commun accord entre le Comité directeur (CE) et la Cellule technique d’exécution (CTE). Ainsi, la commission des exploitants, composée des responsables de la société Energie du Mali (EDM) et ceux de la Compagnie ivoirienne de l’énergie (CIE) va se réunir à Taabo, une localité ivoirienne le 17 juin prochain pour finaliser le cahier de charge d’exploitation. Cette rencontre sera suivie, dix jours plus tard, par une autre réunion qui décidera de la finalisation des contrats de fourniture d’électricité. Et à partir du 2 juillet, les résultats de ces discussions seront soumis aux responsables des instances exploitantes, à savoir EDM et CIE.

C’est alors qu’à partir du 9 juillet commencera la période des essais sur le segment Ferkessédougou-Sikasso. Ce test durera 3 jours. Et les résultats seront examinés par la CTE qui se réunira à Sikasso pour mesurer l’impact de cette première expérience de mise sous tension du réseau interconnecté. «Si le test est concluant, la mise sous tension du segment sera effective à partir du mois d’août. L’ opérationnalité du segment Koutiala-Ségou est prévue, si tout va bien, au plus tard à la fin de l’année. Ce nouveau délai a été établi en raison du retard accusé sur la réalisation des travaux du segment Koutiala-Ségou. Il faudra également réaliser le dispositif professionnel de distribution. Les sociétés indiennes sont à pied d’œuvre pour construire ces ouvrages depuis Taabo jusqu’à Ségou en passant par Sikasso et Koutiala. Ensuite, ce sera aux autorités des deux pays de décider de la date d’inauguration de l’ouvrage», souligne Tiona Mathieu Koné. Le conseiller à la Communication d’ EDM souligne l’importance du projet qui, de son point de vue, apportera un grand plus au réseau électrique. Car il permettra la fourniture de l’électricité dans les deux pays. Cette disposition a l’avantage de pallier aux éventuelles mésaventures qui conduisent à l’interruption de fourniture d’électricité sur les réseaux énergétiques aussi bien au Mali qu’en Côte d’Ivoire.

C’est dans cet ordre d’idées que les deux parties ont convenues de porter la puissance énergétique à 80 Mégawatts, comme initialement prévu dans les études du projet. Malheureusement les événements postélectoraux survenus en Côte d’Ivoire ont mis à mal la capacité productive d’électricité de la CIE très portée sur le gaz. Aujourd’hui, des projets sont en cours pour rehausser la capacité de production de la CIE à travers la réalisation de la centrale gazière d’ Aggreko.

Selon Tiona Mathieu Koné, le Mali a souhaité bénéficier des mêmes avantages tarifaires que ceux qui ont été accordés aux abonnés de la Sonabel du Burkina Faso. Ce qui permettra à EDM de continuer à accomplir sa mission de service public. Les experts ont également prôné le renforcement des capacités en gaz et en hydroélectricité en vue de faciliter l’accès du plus grand nombre des populations à l’énergie.

Par l’ ESSOR

 

 


 

 

Le Premier Ministre
Biographie
Discours
Agenda
Ecrire au Premier Ministre
Le Cabinet

 

Services
SGG
Cabinet Défense
Contrôl Général des Services Publics
Direction Nationale des Archives du Mali
Direction Administrative et Financière
Mission de Restructuration du Secteur Coton
Comité de Régulation de l'Energie et de l'Eau
Agence de Développement du Nord Mali
ENA
Le Gouvernement
Compostion du Gouvernement
Les Grands Dossiers
Agenda du Gouvernement
Annonces