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Ministre de l'Administration Territoriale, de la Decentralisation et de l'Amenagement du Territoire

Forces vives : L’IMPERATIF DE LA COHESION ET DU PATRIOTISME

Une initiative tente de fédérer les regroupements politiques et associatifs autour d’objectifs vitaux pour notre pays

Comment faire pour amener les Maliens à parler d’une même voix face aux épreuves qui frappent le pays ? Il faut dire que le spectacle d’une classe politique divisée devant une communauté internationale qui s’est mise d’accord pour venir au secours de notre pays a sérieusement inquiété. Comment comprendre que les Maliens n’aient pas pu s’accorder sur l’essentiel alors que le pays était occupé aux deux tiers et que son existence était menacée ? N’est-il pas possible de se mettre d’accord et d’afficher cette unité face à la communauté internationale ? Au moment où notre classe politique peinait à s’entendre sur la conduite à tenir, le président François Hollande a fait l’unanimité autour de lui dans son pays quand il a décidé d’engager l’armée française au secours du Mali. Dans une belle unanimité la communauté internationale, à travers la CEDEAO, l’Union africaine, l’Union européenne, l’ONU et d’autres partenaires, a décidé de soutenir notre pays. Nous devons à notre tour donner un signal fort d’unité et de cohésion à cette communauté internationale.

Pour les responsables de la Convergence pour sauver le Mali (CSM) qui regroupe une trentaine de partis politiques et  quelque 400 organisations de la société civile, il est plus que temps d’aller au-delà des prises de position isolée de regroupements, d’associations ou de partis politiques. Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est une unanimité autour de certaines questions comme le soutien sans faille à nos soldats engagés au front, la reconnaissance de la nation aux amis du Mali pour leur soutien multiforme et leurs contributions.

La CSM a, par conséquent, convié jeudi tous les regroupements de partis, les organisations de la société civile à s’accorder sur la démarche à suivre. La rencontre qui a eu lieu au Centre international de conférence a regroupé les représentants d’une vingtaine de regroupements, d’associations et d’organisations. Le FDR, la Coalition IBK Mali 2012, le COREN, la Coalition pour le Mali, le Recotrad et plusieurs autres mouvements étaient présents. L’objectif était de se retrouver autour de points majeurs comme la question de l’unité nationale, l’implication de la solidarité nationale en réponse à l’appel du président de la République par intérim ou encore l’acceptation et le respect de l’Etat d’urgence par tous. L’impératif est également de refuser tout amalgame entre rebelles, djihadistes, terroristes et des groupes ethniques ou religieux du Mali ; refuser d’opposer les populations maliennes les unes aux autres ; refuser toute idée séparatiste (indépendance et autodétermination) et travailler au rétablissement de l’intégrité du territoire national. L’unanimité doit enfin s’étendre à la volonté de rechercher et de traduire les criminels de guerre devant la Cour pénale internationale et au respect strict du droit de la guerre et à l’exclusion de toute exécution sommaire. Dans sa lettre d’invitation, la CSM a jugé souhaitable de parvenir, dans un cadre à convenir, à adopter une Déclaration commune prenant en compte les points évoqués.

Introduisant la rencontre, Me Mountaga Tall qui intervenait au nom de la CSM a indiqué que bien qu’ayant eu l’idée de la rencontre, son regroupement n’entendait pas être le seul responsable de la mise en œuvre du projet. Séance tenante, un comité de pilotage a donc été installé pour prendre le relais. Ce comité est composé d’une quinzaine de membres regroupant diverses sensibilités et sa direction provisoire a été confiée au colonel Youssouf Traoré. Il va piloter la suite des travaux, se réunir et faire des propositions. Recommandation lui a été faite avec beaucoup d’insistance d’approcher les autres regroupements et mouvements qui n’étaient pas présents à la première rencontre et de ne faire aucune exclusion. Plusieurs intervenants ont souligné la pertinence du projet et la nécessité d’agir avec pour seule préoccupation de travailler pour le Mali.

A. LAM

 

 

Pèlerinage 2012 : LES INFORTUNES DE LA FILIERE PRIVEE

Toutes les agences qui se rendront coupables de mauvaise organisation lors de la campagne de pèlerinage à la Mecque en cours seront sanctionnées. Les sanctions vont de la non-délivrance de l’autorisation d’organisation par l’Etat à la réduction du nombre de pèlerins de l’agence pour le prochain hadj. C’est l’une des principales décisions prises par l’administration et les agences de voyage privées, au terme d’une rencontre qui s’est tenue hier dans les locaux du ministère de l’Administration territoriale, de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation. Elle a été présidée par le ministre en charge dudit département, le colonel Moussa Sinko Coulibaly, en présence de plusieurs cadres du ministère. Les agences de voyage privées étaient notamment représentées par l’Association malienne des agences de voyage et du tourisme (AMVT) présidée par Mme Cissé Fatoumata Kouyaté. Plusieurs promoteurs d’agences ont pris part à la rencontre.

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Pèlerinage 2012 : UNE AFFLUENCE ENCORE MODESTE

Les préparatifs du pèlerinage 2012 à la Mecque ont débuté et se déroulent dans de bonnes conditions. Le constat a été fait par le ministre de l’Administration territoriales et de la Décentralisation, le colonel Moussa Sinko Coulibaly, et son homologue des Affaires religieuses et du Culte, Yacouba Traoré, qui étaient vendredi à la Maison du Hadj

Les deux ministres étaient venus vérifier les conditions de préparation du pèlerinage et éventuellement recenser les difficultés.


Le colonel Moussa Sinko Coulibaly et Yacouba Traoré ont visité tous les services mis à la disposition des pèlerins à la Maison du Hadj et les stands des groupements d’agences engagées dans l’organisation du pèlerinage 2012.

Cette année le tarif du pèlerinage est de 2 400 000 Fcfa TTC. Le prix a pu être maintenu à ce niveau grâce à la subvention accordée par le gouvernement sur le prix des billets des pèlerins de la filière gouvernementale.

La somme demandée englobe plusieurs prestations : le billet aller-retour Bamako-Djeddah, les frais médicaux, de séjour, d’alimentation, de suivi médical, du mouton de sacrifice, les divers déplacements des pèlerins, etc. Les pèlerins de la filière gouvernementale bénéficient également de séances de formation sur le déroulement et les étapes du pèlerinage.

Pour la présente campagne, notre pays à l’autorisation de transporter 8000 pèlerins sur les lieux saints de l’islam. La filière gouvernementale bénéficie d’un quota de 1240 pèlerins. Le reste (soit environ 73% du total des pèlerins maliens) sera pris en charge par les agences de voyage privées.

A moins d’une semaine de la fin des inscriptions prévues pour vendredi prochain, les pèlerins ne se bousculent pas encore aux guichets. Le constat est largement partagé par les 33 regroupements d’agences de voyages privées accrédités au niveau de la Maison du Hadj. Selon des voyagistes interrogés, cela s’explique par la situation de crise que traverse notre pays.

« Comparée aux autres années, l’affluence n’est vraiment pas au rendez-vous. Les gens viennent au compte goutte. Mais nous espérons toujours. Car la  majorité de nos pèlerins attendent toujours les derniers jours pour s’inscrire », indique Amadou Maïga de Klédu voyage. « C’est lorsque certains pèlerins prennent le départ pour la Mecque que d’autres viennent s’inscrire. C’est un comportement qui ne facilite pas l’organisation. Pour le Hadj tout se prépare à l’avance. Les choses de dernière minute posent toujours des problèmes et engendrent souvent des pertes énormes pour les organisateurs », indique notre interlocuteur.

Cette année, les agences de voyage opérant dans le pèlerinage ont été contraintes de se regrouper à la demande des autorités saoudiennes. « Elles (les autorités saoudiennes) ont exigé que les agence qui n’ont pas au moins 100 pèlerins se regroupent », explique Amadou Maïga qui souligne que cette mesure a été bien accueillie par la filière privée. « Cela a permis aux agences de se mettre ensemble pour partager les coûts et rentabiliser l’opération », indique-t-il.

« Nous attendons encore. Les pèlerins sont rares, mais nous espérons que l’affluence s’améliorera dans les prochains jours », commente Harouna Sacko de l’agence Huneïni qui regroupe quatre agences de voyage.

Après l’obtention de l’autorisation nationale pour mener des activités d’organisation du pèlerinage, certaines agences attendent encore les documents de leur confirmation par les autorités saoudiennes. « C’est un document important lors du déplacement des pèlerins. L’année dernière certaines agences ont été obligées de faire le voyage sans ce document avec toutes les contraintes que cela peut engendrer », explique Harouna Sacko qui souhaite que l’administration s’implique davantage pour que les autorités saoudiennes délivre rapidement ce document à toutes les agences accréditées pour organiser le pèlerinage.

Les ministres Coulibaly et Traoré ont salué le bon déroulement de l’opération. Le départ des pèlerins de la filière gouvernementale est prévu les 26, 27 et 28 septembre.

Be COULIBALY

 

 

Processus électoral : PAS DE FICHIER BIOMETRIQUE POUR LE MOMENT

Une réunion du cadre de concertation entre l’Administration et les partis politiques était consacrée au sujet.

L’organisation d’élections crédibles et transparentes est, avec la libération des régions du nord occupées, l’une des tâches fondamentales des autorités de la Transition. Il va donc de soi que les préparatifs de ces scrutins occupent une place importante dans l’agenda du gouvernement.


Dans cette perspective, les données du Recensement administratif à vocation d’état civil (Ravec) devraient être d’un apport précieux dans la constitution du fichier électoral. Une réunion du cadre de concertation entre l’Administration et les partis politiques était consacrée lundi à ce sujet. La rencontre était présidée par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Moussa Sinko Coulibaly. Le ministre délégué chargé de la Décentralisation, Demba Traoré, le directeur national de l’Intérieur, Bassidi Coulibaly, le délégué général adjoint aux elections, Aliou Sina, le président de la Commission électorale nationale indépendante, Mamadou Diamoutani, et le gouverneur du District de Bamako, Souleymane Diabaté, y participaient.

Le chef du bureau du Ravec, Moriba Sinayoko, a expliqué que ce recensement  fait suite à d’autres initiatives du gouvernement visant à développer le système d’état-civil dans notre pays et assurer son fonctionnement régulier :  l’adoption de la loi n° 68-14 du 17 février 1968 réorganisant le système de l’état-civil ; le projet de relance de l’état-civil en 1980 avec le soutien du Fonds des Nations unies pour la population ; la création de la Mission d’appui à la modernisation de l’état-civil et la relecture de la loi de mars 1987 régissant l’état-civil par l’adoption d’une autre la loi en juin 2006.

Malgré ces efforts, a fait remarquer Moriba Sinayoko, le système a connu des ratés liés essentiellement au manque de moyens matériels et humains et à une sensibilisation insuffisante de la population.

A ces  problèmes, se sont ajoutés les difficultés du budget national à assurer la relève du financement Fonds des Nations unies pour la population, le saccage de nombreux centres d’état-civil lors des événements de mars 1991 et la délivrance des actes d’état-civil par du personnel non formé ne saisissant pas les enjeux et l’importance de l’état-civil.

Face aux faiblesses du système, le gouvernement a lancé depuis 2003 un programme de modernisation et de consolidation de l’état-civil à travers l’exécution d’un Recensement administratif à vocation d’état civil qui est une composante du vaste programme de consolidation et de modernisation de l’état-civil. L’opération est destinée à dénombrer et identifier tous les citoyens, constituer une base de données contenant des informations individuelles relatives à l’état-civil, à la localisation, à la biométrie et à la photo et attribuer un numéro d’identification unique. Les objectifs à court, moyen et long terme du Ravec sont la modernisation et la consolidation du système d’état-civil.

L’opération a fait du chemin mais n’est pas arrivée à terme car pour extraire un fichier biométrique fiable et exhaustif, il faut procéder à l’enrôlement des Maliens de Côte d’Ivoire (le pays était alors en conflit) et de nos compatriotes habitant les zones non couvertes à l’intérieur comme à l’extérieur. Il faut aussi améliorer le plateau technique du site central et des valises ; assurer la maintenance des équipements et achever la correction des anomalies sur les fiches disponibles au centre de traitement des données et restées dans les cercles et les communes du District.

Les fiches des électeurs potentiels doivent aussi être corrigées avant la révision des listes électorales, les données biométriques des personnes ayant atteint 18 ans collectées et les listes électorales établies. Une éventuelle révision exceptionnelle des listes électorales est également à prendre en compte.

Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a annoncé que le chronogramme et le coût des activités seront précisés à la suite d’une évaluation à l’étude en collaboration avec les partenaires techniques et financiers pour le financement.

Sur un total de 7,1 millions  d’électeurs  potentiels, environ 6,8 millions de votants disposent d’une biométrie. Quelque 352 000 n’en ont pas. La poursuite de l’opération se heurte aujourd’hui à l’occupation des régions du nord, l’absence d’autorités administratives dans ces régions, la situation des populations déplacées ou réfugiées, le non recensement des Maliens résidant en Côte d’Ivoire et des populations de quelques villages. Moussa Sinko Coulibaly a confirmé qu’à la date d’aujourd’hui, le département qu’il dirige ne disposait de fichier biométrique même s’il possède des données biométriques.

Le travail à accomplir est tel que le ministre a jugé impossible d’organiser des élections durant l’année en cours.

S. DOUMBIA

 

 

AFRICITES : BAMAKO BATIT UNE VISION STRATEGIQUE POUR LES 20 ANNEES A VENIR

Le 6è  sommet d’AFRICITES se tiendra du 4 au 8 décembre prochain à Dakar. Notre pays devant y participer, la mairie du district a organisé hier dans sa salle de délibération, une rencontre d’information et d’échange sur la conception d’une stratégie de développement de l’agglomération de Bamako qui y sera présentée. Le chef de cabinet du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Sinkoro Doumbia, en a présidé l’ouverture en présence du maire du district, Adama Sangaré.


L’évènement a enregistré également la participation du représentant du gouverneur, Mamadou Thiam, des maires des 6 communes et des communes environnantes de la capitale, des représentants du ministère du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme et du ministère des Transports et de l’Equipement, de l’Association des municipalités du Mali et des chefs de quartier.

AFRICITES est un forum important des pays africains pour la promotion de la décentralisation, du développement local et de la bonne gouvernance. Elle est organisée par l’Association « Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique » (CGLUA). Notre capitale participe à cette rencontre pour 3 raisons fondamentales : se positionner dans l’espace ouest-africain et mettre en valeur ce que la ville peut offrir dans un contexte de développement urbain de l’Afrique ; se soumettre à la critique et aux questionnements de haut niveau, afin d’améliorer la réflexion et relever le défi de la gouvernance urbaine, qui est de convaincre tous les acteurs de Bamako de se positionner sur quelques axes stratégiques de développement urbain, de se les approprier et de les défendre.

Ces dernières décennies, nous assistons à un développement sans précédent de nos villes, du fait d’une croissance démographique exceptionnelle. Notre capitale qui a connu 5,4% d’augmentation de sa population depuis 2009, est l’une des plus importantes en Afrique. Cet accroissement de la population doit s’accompagner de la fourniture de services de base dans divers domaines tels l’éducation, la santé, l’eau potable, l’assainissement, le logement et la mobilité urbaine, etc. Afin d’atteindre cet objectif, l’Etat a mis au cœur de sa politique, le développement urbain. C’est ainsi qu’avec l’accompagnement des partenaires techniques et financiers, de nombreux projets et programmes ont été exécutés ou sont en cours.

Dans son discours d’ouverture, Sinkoro Doumbia a situé les enjeux de la rencontre dans le cadre d’un dialogue entre les services spécialisés de l’Etat et les acteurs clés des collectivités du district de Bamako pour une participation de qualité à AFRICITES. Sinkoro Doumbia a réitéré la disponibilité de l’ensemble des services techniques de l’Etat, particulièrement ceux du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, à accompagner et à aider à faire face aux nombreux défis qu’impose l’urbanisation croissante de notre pays.

Pour le maire du district, les défis à relever, dans le cadre du développement urbain dans l’agglomération bamakoise, sont énormes. Il a noté que les voies et moyens pour endiguer les problèmes qui se posent au développement de notre territoire restent à  diagnostiquer et à définir. « A ces contraintes, s’ajoute une gestion multi acteurs qui pourrait nécessairement encourager la concertation et la collaboration. Cette croissance urbaine unique, si elle n’est pas étudiée, maîtrisée et planifiée dès maintenant, constituera un problème majeur néfaste pour la cohésion sociale du territoire, au lieu d’en faire un facteur de croissance économique donc un atout pour l’agglomération », a développé Adama Sangaré qui s’est réjoui du fait que notre capitale dispose d’atouts comme un réseau routier dense et un aéroport de classe internationale. De quoi en faire une attraction pour les investisseurs.

« Dans le but de mettre en commun des différents projets de développement, une large concertation est indispensable pour une vision stratégique du territoire pour les 20 prochaines années », a soutenu l’édile de la capitale pour qui « cette vision stratégique pourra être portée à la connaissance d’autres experts, mise en débat au cours de cette session spéciale à Dakar et s’enrichira d’expériences nouvelles d’autres villes continentales et intercontinentales ».

Aïchatou TRAORE

 

 

Kidal : LE CORREK EST NE

Le Collectif des ressortissants de la région de Kidal (KORREK) a tenu son assemblée générale dimanche au stade du 26 Mars. A l’issue de la rencontre, un bureau provisoire de huit membres, conduit par Nouhoum  Belco Maïga dit Homeny, a été installé. Ce bureau constituera un cadre de concertation pour les ressortissants de la région, les agents de l’Etat ainsi que les sympathisants de la région.


La cérémonie a été présidée par Abdoulaye Maïga, représentant le gouverneur de Kidal et directeur régional du développement social et de l’économie solidaire. Plusieurs directeurs régionaux étaient présents à la rencontre. Le président du Collectif des ressortissants de la région de Kidal, le nutritionniste, Akory Ag Iknane, a rappelé que son regroupement est apolitique et à but non lucratif.

La rencontre aura été un espace d’échange d’informations, entre autre sur l’exploit de l’équipe de football de Kidal, Attar-Club qui a battu celle de Niafunké (représentant la région de Tombouctou) par 3 buts à 1 dans le cadre de la montée en première division. La prochaine rencontre de l’équipe de Kidal est prévue pour le jeudi 30 août au stade du 26 Mars. Elle sera opposée à l’équipe de Gao.

Les ressortissants de Kidal, par la voix du docteur Akory Ag Iknane, ont également salué la formation du nouveau gouvernement et l’ont assuré de leur soutien dans toutes ses initiatives pour le développement du Mali. Le KORREK a aussi félicité l’équipe de football de Bougouni qui vient de remporter la 52è édition de la Coupe du Mali. La ville de Bougouni est jumelée à celle de Kidal depuis le 3 février 2008. Une délégation de Kidal se rendra bientôt dans la capitale du Banimonotié pour partager son enthousiasme et pour renforcer les relations entre les populations des deux villes.

La présidente du Conseil de cercle de Tessalit, Aïcha Belco Maïga, s’est inscrite en faux face à ceux qui soutiennent que rien n’a été fait pour la réinsertion socio-culturelle des jeunes de la région afin de justifier la rébellion.
Ce mardi 28 août, une conférence de presse est prévue à la Maison de la presse pour clarifier la position des ressortissants de Kidal sur la crise sociopolitique et sécuritaire du pays.

A. DIARRA




 

 

Crise du Nord : LES RACINES HISTORIQUES, SOCIOLOGIQUES ET GÉOSTRATÉGIQUES

L’Association « Djoyorofa » a organisé samedi une conférence débat sur le thème « Minorités touareg et arabe dans une perspective historique et géostratégique ». La rencontre a réuni au CICB le président par intérim de l’Assemblée nationale, Younoussi Touré, le président de l’association, Konimba Sidibé, le président du Haut conseil des collectivités, Oumarou Ag Ibrahim Haïdara, et de nombre d’invités.

Les débats ont reposé sur trois points essentiels se rapportant au thème : les perspectives historiques, sociologique et géostratégique. Des experts ont fait des exposés pour introduire les discussions.

C’est ainsi que Salem Ould El Hadj a retracé l’historique des rapports entre les Touareg et le colonisateur français. Il a souligné, à cet effet, les révoltes et les rebellions qui ont émaillé la période coloniale. Selon lui, les premières rebellions que notre pays a connues au début des années 1960 ne visait pas un partage du territoire. C’était plutôt un mouvement pour se défendre contre la politique coloniale. Le conférencier s’est ensuite étendu sur les raisons des différentes révoltes des Touareg jusqu’en 1996, année de la Flamme de la paix et de l’érection du monument du même nom à Tombouctou. « Nous souhaiterions une implication de tous les acteurs politiques et militaires pour une résolution définitive de ce problème », a-t-il conclu.

Dans une contribution fort intéressante, Mamady Dembélé, un participant, a lui rappelé l’importance et le rôle que le commerce transsaharien a joué dans l’émergence de la communauté arabo-africaine dans cette partie du continent depuis des siècles aboutissant à la naissance de certains grands empires dont nous sommes aujourd’hui fiers. « Le commerce transsaharien a été le creuset du brassage des peuples créant une symbiose entre les différentes composantes ethniques. Donc la résolution du problème nécessite une implication de toutes les composantes », a-t-il soutenu. 

Un autre participant, Naffet Keïta, maître de conférence et anthropologue, a critiqué la quasi inexistence de l’Etat dans le Nord depuis de nombreuses années. On ne saurait, de son point de vue, parler de minorité ethnique concernant ces peuples arabe et touareg. « S’ils sont minoritaires, c’est peut être en rapport avec le pouvoir central et non en terme démographique », a-t-il relevé, fustigeant au passage le comportement de l’administration face aux administrés dans ces zones dès les premières heures de l’indépendance
.
De l’avis de Naffet Keïta, le mauvais comportement de l’administration serait d’ailleurs l’une des causes de la révolte des Touareg au début des années 1960. « Le problème n’est pas une revendication identitaire. Mais plus tôt une revendication d’une communauté qui veut qu’on reconnaisse son appartenance au Mali », a-t-il souligné, ajoutant que les Touareg ont toujours fait partie de l’espace sahélien repartis entre plusieurs Etats de la sous-région.

Quant au conférencier Abdoulaye Niang, économiste de son état, il a critiqué le fait que notre pays dispose à ce jour de 9 mines d’or dont il ne perçoit qu’une infime partie en terme de pourcentage. Des multinationales opérant dans le domaine s’arrogent la plus grande partie des revenus de ces ressources naturelles au détriment de ceux qui doivent en bénéficier, estime-t-il. A titre d’exemple, il a fait remarquer qu’en dépit de l’existence de ces mines, notre pays est classé 168è sur 178 pays en terme de développement humain durable. Chose qui, de son point de vue, est très regrettable.
Pour lui, l’importance géostratégique de la région de Kidal est indiscutable car certaines zones regorgent d’énormes potentialités en ressources naturelles, suscitant la convoitise de puissances étrangères.

Le porte-parole du Pacte national et de la Flamme de la paix, Zéidane Ag Sidalamine, a lui fait part de sa crainte face aux différentes menaces qui planent sur le Mali actuellement, et qui nécessitent une lutte commune afin de les éradiquer définitivement. Il s’agit, de son avis, de la menace des salafistes, des trafiquants de drogue et celle des indépendantistes du MNLA. Pour parer donc à ces différentes menaces, Zéïdane Ag Sidalamine propose une « politique de voisinage » incluant tous les pays du Sahara. Pour lui, l’union des pays du champ est nécessaire pour faire face aux périls engendrés par les convoitises dont fait l’objet la bande sahélo-saharienne.

Le président de « Djoyorofa », Konimba Sidibé, s’est félicité des différentes contributions de qualité tout en espérant que le débat aura permis de tracer des pistes de sortie de crise.

Mh. TRAORE

 

Mali-Etat-Unis : UN INTERET CONFIRME POUR LE PROCESSUS ELECTORAL

En visite dans notre pays, l’administratrice adjointe de l’Agence américaine pour le développement international  (USAID), Mme Nancy Lindborg (voir l’Essor de vendredi) a rencontré le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire, le colonel Moussa Sinko Coulibaly. 

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Fixation de la date du carême musulman: LA COHESION RETROUVEE

La Commission nationale d’observation du croissant lunaire  était convoquée,  hier soir, par le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire (MATDAT) pour scruter le ciel aux fins de déterminer le début du jeûne musulman dans notre pays.

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Johny Carson à Bamako: UNE ATTENTION PARTICULIERE POUR L’ORGANISATION DES ELECTIONS

Le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du Territoire, le colonel Moussa Sinko Coulibaly a reçu hier dans les locaux de son département une délégation américaine conduite par Johnnie Carson, sous-secrétaire d’Etat américain chargé des questions africaines. L’hôte du Mali était accompagné par Mme Mary Beth Leonard, l’ambassadeur des Etats-Unis au Mali, et plusieurs autres techniciens de la coopération américaine.

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