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Actualités des régions

Ségou : L’ECONOMIE REGIONALE DANS LA DEPRIME

Plusieurs facteurs  propres à la Région perturbent une activité économique déjà affectée par la crise générale que traverse le pays. Les Impôts ont tenu les 28 et 29 mars à Ségou, leur conseil de direction. En marge des travaux de ce conseil, le ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, Tiéna Coulibaly, a rencontré les opérateurs économiques de la Région de Ségou. La réunion a eu pour cadre la salle de réunion de la Chambre régionale de commerce et d’industrie.

Le gouverneur de la Région de Ségou, Tierno Boubacar Cissé, le président d’honneur de la CCI de Ségou, le doyen Salia Daou, le directeur général des Impôts, Dionké Diarra, le représentant du Collège transitoire de la CCIM, Moctar Théra, et les responsables régionaux des services relevant du département de l’Economie, des Finances et du Budget ont participé à la rencontre qui a également regroupé de nombreux opérateurs économiques.

S’adressant à une assistance attentive, le ministre Tiéna Coulibaly observé que « notre pays revient de très loin ». La crise politique et sécuritaire qui a commencé par la tragédie d’Aguelhok le 18 janvier 2012 et le coup d’Etat du 22 mars avec de multiples bouleversements, s’est traduite par la suspension de l’aide publique au développement des partenaires techniques et financiers, l’arrêt de nombreux projets d’investissement, la diminution des ressources intérieures et la réduction des allocations budgétaires, y compris dans les secteurs sociaux de base. De nombreuses unités industrielles et économiques ont fermé.

Mais grâce à la mobilisation des hautes autorités du pays, la plupart des partenaires techniques et financiers ont décidé de reprendre leur assistance à notre pays. « Aujourd’hui, nous sommes dans l’optique de la relance économique. Je suis donc venu vous écouter, discuter avec vous des préoccupations immédiates du monde des affaires à Ségou et dégager ensembles des pistes de solution et vous rassurer que le gouvernement est en train de tout mettre en place pour une relance rapide de notre économie », a indiqué Tiéna Coulibaly.

Les opérateurs économiques de la 4ème Région pouvaient dès lors exposer leurs difficultés. Le doyen Salia Dao a ainsi expliqué que Ségou est aujourd’hui une ville enclavée. L’économie régionale est très déprimée. Depuis l’attaque de Diabaly par les terroristes, l’économie du cercle de Niono est presque au point mort. Les foires de Niono, Dogofry, Diabaly, Siribala, Sokolo qui étaient des cadres d’échanges dynamiques, sont presque abandonnées aujourd’hui. Tandis que la fermeture de la frontière mauritanienne a donné un coup d’arrêt aux échanges commerciaux inter-frontaliers jadis prospères. Pour ne rien arranger les travaux de construction de la route Ségou-Bamako ont fortement perturbé le transit des gros porteurs en provenance des ports de Cotonou, Lomé ou Accra. Le malaise dans « la Cité des balanzans » est donc complet, a résumé Salia Daou.

Ces difficultés, ajoutera-t-il, combinées à l’effet même de la crise économique généralisée dans  le pays, ont aujourd’hui de graves conséquences sur le monde des affaires de la région qui peine à honorer ses engagements vis-à-vis des services fiscaux.

A la suite de Salia Daou, les opérateurs économiques ont, secteur par secteur, exprimé leurs préoccupations parmi lesquelles la « hausse exponentielle » des taxes et impôts malgré la crise. Certains ont demandé un report de la date limite de paiement de l’impôt synthétique.

Les entrepreneurs évoluant dans le BTP ont indiqué que les deux plus grosses difficultés auxquelles ils sont aujourd’hui confrontés  sont l’impossibilité de retirer de sommes importantes d’argent des institutions bancaires de la ville (les retraits de plus de 20 millions de Fcfa sont fréquemment rejetés faute de liquidités suffisantes) et l’accès difficile aux marchés d’appel d’offres pour des travaux ou prestations.

La rencontre avec les opérateurs économiques qui a duré plus de 3 heures, a permis au ministre Tiéna Coulibaly et au directeur général des Impôts, Dionké  Diarra, de répondre à nombre d’inquiétudes du monde des affaires de Ségou. Tiéna Coulibaly a salué les opérateurs économiques de Ségou pour leur engagement patriotique dans l’approvisionnement régulier de la région et  leur contribution aux recettes de l’Etat à travers les impôts et taxes. « Face à la dégradation de la conjoncture économique, il est aujourd’hui plus que nécessaire de prendre des mesures favorables pour une relance rapide de l’économie. C’est conscient de cela que le gouvernement va tout faire pour s’acquitter de ses arriérés envers les opérateurs économiques. Dans la Feuille de route, il s’engage à encourager et à mobiliser les acteurs économiques pour le redécollage des affaires», a indiqué le ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, tout en appelant l’ensemble des opérateurs économique au civisme fiscal.

Tiéna Coulibaly a assuré avoir pris bonne note des propositions des entrepreneurs et leur a garanti que les services du département restaient à leur disposition pour une résolution rapide de leurs préoccupations.

Envoyée spéciale

D. DJIRE

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AU CONTACT DES REALITES DES SERVICES FINANCIERS REGIONAUX

Au cours de son séjour à Ségou, le ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, Tiéna Coulibaly, a visité les services et structures relevant de son département, dont il a rencontré les responsables et agents avec lesquels il a discuté de leurs conditions de vie et de travail.

Le premier service  à recevoir Tiéna Coulibaly a été à la direction régionale des douanes. La délégation y été reçue par le directeur régional, Mohamed Alfousseyni Agadeye. Ici, le ministre a visité les locaux et l’entrepôt où les gros porteurs en provenance des ports de Lomé, Cotonou et Accra se sont faits rares à cause de l’état de la route Ségou-Bamako en travaux (lire article ci-dessus). Mohamed Alfousseyni Agadeye a relevé d’autres difficultés comme l’insuffisance de véhicules pour les douaniers et la fermeture du bureau de Bénéna à la frontière avec le Burkina Faso dans le cercle de San.

« Pour toute la Région de Ségou, la douane ne dispose que de 5 véhicules dont trois seulement sont en bon état. Nous avons donc besoin de véhicules tout terrain surtout pour les bureaux de Nampala et Gomacoura et de motos pour notre brigade de surveillance des frontières. Pour lutter efficacement contre la fraude sur le fleuve qui ne cesse de prendre de l’ampleur, la douane a besoin de pinasses ou de vedettes capables de pourchasser les fraudeurs et même les bandits », a-t-il sollicité. Il a aussi préconisé la construction de locaux pour le bureau de Niono qui est en location depuis des années.

Après la douane, la délégation ministérielle s'est rendue aux directions régionales du Trésor, du Contrôle financier, du Budget, de la Délégation des marchés publics et des Impôts. Tous ces services logent dans le quartier administratif de Ségou et partagent plusieurs problèmes comme l’insuffisance de personnel, le manque de moyens de transports et de matériels de bureau. De manière spécifique, aux directions régionales de la Délégation des marchés publics et du Contrôle financier, l’on retiendra un besoin pressant de salles d’archivage pour conserver les tonnes de documents financiers qui encombrent actuellement les bureaux.

A toutes les étapes, le ministre Tiéna Coulibaly a assuré de la volonté du département de ne rien ménager pour mettre les agents dans les meilleures conditions de travail. « Les services financiers à Ségou ont souffert de la crise. Et j’ai constaté avec bonheur que chaque service, chaque agent à son niveau, a travaillé durement pour maintenir le cap », dira le ministre qui a tenu par ailleurs à rappeler que les élus sont des partenaires des services financier régionaux et que le gouverneur est le chef de l’exécutif régional à qui les services doivent se référer en cas de problème. Il a suggéré la mise en place rapide d’un cadre de concertation permanent entre les services financiers de la région pour une synergie d’action dans la coordination du plan régional de trésorerie. «  On va examiner toutes les difficultés et en fonction des moyens de l'Etat, nous allons essayer de les solutionner », a-t-il promis.

Tirant le bilan de sa visite, le chef  du département de l’Economie, des Finances et du Budget a confirmé qu’il tenait beaucoup à la qualité du travail. « Mais, pour atteindre cet objectif, il nous faut améliorer notre méthode de travail. Bien sûr, les moyens sont insuffisants voire dérisoires mais nous devons nous sacrifier pour le Mali », a-t-il invité.

D. D.

Journal l’Essor du mercredi 03 avril 2013

 


 

 

Changements climatiques : LA VULGARISATION DES BONNES PRATIQUES

La 2ème session du comité de pilotage du Projet intégration de la résilience climatique dans la production agricole pour la sécurité alimentaire en milieu rural au Mali, s’est réunie jeudi dans la salle de réunion de la direction nationale de l’Agriculture (DNA) sous la présidence de Moussa Camara, conseiller technique du ministère de l’Agriculture.

Le projet doit renforcer les capacités du secteur agricole à faire face efficacement aux effets des changements climatiques en intégrant les préoccupations et les stratégies d’adaptation aux changements climatiques dans les initiatives de développement agricole. Il couvre les régions de Kayes, Sikasso, Ségou et Mopti.

La réunion a examiné le compte rendu de la première session, le rapport annuel d’activités de l’exercice écoulé et le programme d’exécution technique et financière 2013 du projet.

Moussa Camara a rappelé l’intérêt et l’importance que les structures chargées des questions agricoles accordent aux changements climatiques dans notre pays et à la recherche de réponses appropriées à leurs effets néfastes qui affectent le secteur agricole.

Conscient de la grave menace que constituent les changements climatiques pour son développement, notre pays s’est doté d’un Plan d’action national d’adaptation (PANA). Son objectif est de mettre à la disposition des producteurs des mesures d’adaptation aux changements climatiques et d’atténuation des effets de ce phénomène, a rappelé le conseiller technique. Le projet contribue à la réalisation du PANA à travers ses activités prioritaires. Celles-ci portent sur la vulgarisation des variétés améliorées et adaptées aux conditions climatiques (mil, sorgho, maïs et riz), des espèces animales et animales les mieux adaptées aux conditions climatiques.

Elles couvrent aussi l’utilisation des informations météorologiques pour améliorer la production agricole et contribuer à la sécurité alimentaire, la sensibilisation et l’organisation des populations pour la préservation des ressources naturelles (élaboration de conventions locales de reboisement et agro-forestière). A cela s’ajoutent la protection de l’environnement par la diffusion de techniques de compostage ainsi que la formation et le recyclage de 46 facilitateurs de Champs écoles producteurs (CEP) sur des thèmes relatifs aux changements climatiques et aux mesures d’adaptation, de plus de 1000 producteurs sur les bonnes pratiques agricoles.

Ont pris part à la session outre le directeur national de l’Agriculture, Daniel Siméon Kéléma, et le coordinateur du projet « Amélioration de la production du riz en Afrique de l’Ouest en réponse à la flambée des prix des denrées alimentaires » (APRAO), Mohamed Soumaré, les responsables de l’Assemblée permanente des chambres d’Agriculture (APCAM), de l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), de la Cellule de planification et de statistique (CPS). Les responsables de l’Agence nationale de la météorologie, de l’Agence de l’Environnement et du développement durable (AEDD), de la Direction nationale des Eaux et forets (DNEF), de la Direction nationale des productions et industries animales (DNPIA), de l’Institut polytechnique rurale (IPR/IFRA), de l’Institut d’économie rurale (IER), du Commissariat à la sécurité alimentaire, du Réseau des communicateurs sur le changements climatiques et du Programme des Nations-unies pour le développement (PNUD) ont également participé à la rencontre.

S. Y. WAGUE

Journal l’Essor du mardi 02 avril 2013

 

 

Sécurité routière avec l’ANASER : LA COURTOISIE, UNE REGLE DE BONNE CONDUITE

Les journées de lutte contre l’insécurité routière à Ouélessébougou et à Sanankoroba ont permis de mobiliser contre les accidents de la route notamment sur la route nationale 7. Dans le cadre de ses activités d’information et de sensibilisation sur les accidents de la route, l’Agence nationale de la sécurité routière (Anaser) a organisé la semaine dernière des journées consacrées à la lutte contre l’insécurité routière dans les localités de Ouélessébougou et de Sanankoroba. Cette activité a été suivie de la célébration de la Journée mondiale de courtoisie sur la route le 24 mars.

Montées grâce à une collaboration entre l’Anaser et la société Vivo Energy Mali, les journées de lutte contre l’insécurité routière à Ouélessébougou et à Sanankoroba ont permis de mobiliser contre les accidents de la route notamment sur la route nationale 7.

Traversés par cette RN7 qui relie Bamako à Sikasso, Ouélessébougou et Sanankoroba enregistrent de fréquents accidents de la circulation routière, parfois avec mort d’homme. Ces accidents sont causés par la divagation des animaux, la méconnaissance du code de la route et des règles de la circulation routière. A cela s’ajoutent : l’incivisme des usagers de la route, l’excès de vitesse, le non port du casque ou de la ceinture de sécurité ou encore l’usage d’alcool et de stupéfiants.

Les risques d’accidents sur la RN7 s’accroissent les jours de foire à cause de l’affluence. L’Anaser a, par conséquent, choisi ces jours de foire - vendredi pour Ouélessébougou et lundi pour Sanankoroba - afin de mieux faire passer ses messages de prévention en direction des usagers de la route.

Dans les deux localités, les autorités communales et administratives tout comme les habitants ont bien accueilli l’initiative de l’Anaser qui cadre avec les préoccupations locales. Les sous préfets ont ainsi souhaité la création de comités locaux de lutte contre l’insécurité routière afin de coordonner les actions contre le fléau.

Le directeur général adjoint de l’Anaser, Mamadou S. Konaté, a exprimé l’intérêt que sa structure accorde à la lutte contre les accidents de route dans notre pays. Il a demandé aux populations d’adhérer aux mesures préventives.

Ces journées de sensibilisation et d’information  contre l’insécurité routière ont aussi été marquées par une formation au bénéfice de la société civile et des jeunes. Les thèmes de formation ont porté sur l’intérêt du port du casque, de la ceinture de sécurité, le code de la route, etc.

Dans le cadre de la Journée nationale de courtoisie sur la route dimanche dernier, l’Anaser a effectué, en collaboration avec la police et la gendarmerie, des séances de sensibilisation et d’information des usagers dans le district de Bamako et à Kati. Du poste de contrôle de Sébénikoro  au rond-point de l’hôpital Gabriel Touré en passant par le pont de Woyowayanko, les ronds-points de la Paix, de la Tour de l’Afrique ou encore le poste de contrôle de Sénou, les usagers ont été informés de l’intérêt et des avantages de la courtoisie sur la route. « La route, un espace à partager, soyons courtois » était le thème de la journée. Au rond-point situé en face de la mairie de Kati et au carrefour du lycée Mambi Sidibé, l’Anaser et le club Balobo ont sensibilisé le public et distribué des stickers de sensibilisation aux usagers de la route.

Be COULIBALY

Journal l’Essor du vendredi 29 mars 2013

 

 

Le ministre de l’Agriculture à Koblani, Bancoumana et Farabana : L’INCONTOURNABLE PROBLEME DU FONCIER

Dans les trois localités, la terre est au centre de toutes les divergences évoquées par les populations. Le ministre de l’Agriculture, Baba Berthé, accompagné d’une forte délégation était samedi à Koblani, Bancoumana et Farabana. Dans toutes ces localités situés dans le cercle de Kangaba, les discussions avec la délégation ministérielle se sont concentrées d’une part sur le refus des populations autochtones de partager le périmètre avec d’autres personnes vivant dans leur contrée et d’autre part sur la spéculation foncière dont font objet les terres agricoles.

Koblani, situé à 28 kilomètres de Kangaba, dispose d’une grande plaine de près de 3000 hectares. Le projet de développement de l’agriculture dans la zone de Kangaba financé à hauteur de 5,8 milliards Fcfa par la Banque islamique de développement (BID) est logé au ministère des Mines, de l’Energie et de l’Eau pour son exécution. Ce projet a exécuté des aménagements dans les différents villages dont Koblani. Ici le projet a implanté une station de pompage, un pont-barrage pour stocker les eaux pluviales afin d’irriguer 35 hectares de terres. Pour l’exploitation des terres, un canal secondaire de 930 mètres et deux canaux tertiaires de 1552 mètres ont été construits pour un coût de 290 millions de Fcfa.

Les populations bénéficiaires sont toutefois opposées à la disparition programmée par le projet de la mangueraie, située en amont de la plaine et qui sert de source d’alimentation et de revenus importants pour le village. Elles ont souhaité que le projet prolonge les canaux pour pouvoir atteindre la plaine située à 8 kilomètres de la station de pompage, afin d’épargner la mangueraie. Proposition à laquelle le projet a opposé un refus catégorique.

La délégation ministérielle a demandé au projet de surseoir à sa décision et chargé les services techniques de trouver une solution qui épargnerait le couvert végétal vital pour les populations.

A Bancoumana, un problème foncier récurrent avait attisé la tension entre les populations autochtones et allogènes pour l’exploitation de la plaine. Les premières se sont farouchement opposées à l’exploitation de leurs terres par des populations venues d’autres contrées. Conséquence : le projet d’aménagement de la plaine de Bancoumana est gelé depuis des décennies.

Le premier bailleur qui s’était intéressé à l’aménagement de cette plaine a été l’USAID dans les années 80. Devant l’opposition des populations, l’agence d’aide américaine a préféré investir dans un secteur plus conciliant. Aujourd’hui, les sages du village semblent avoir tiré les leçons du passé. Ils ont promis au ministre Berthé qu’ils ne s’opposeraient plus à l’attribution des terres aménagées à d’autres personnes non ressortissantes du village.

Nostalgiques, les sages ont rappelé le temps où les paysans de leur village troquaient du riz contre d’autres produits vivriers tant la production rizicole était importante. Entre-temps, la sécheresse et les changements climatiques sont passés par là. Et les paysans de la plaine ont du mal à exploiter convenablement le périmètre non aménagé. Le chef de village de Bancoumana, Magan Camara, entouré de ses proches collaborateurs a demandé aux autorités de plaider pour l’aménagement de leur plaine.

Un autre problème foncier de grande ampleur est signalé à Farabana. Là, le chef de village Sidiki Traoré est très remonté contre la spéculation foncière, de certaines personnes qui se sont mises à vendre les terres agricoles à des acheteurs venus de la capitale. « Si nos ancêtres avaient agi de la sorte, nous n’aurions plus de terres où cultiver et vivre. Il est regrettable de voir à quelle vitesse les terres agricoles sont bradées à des spéculateurs fonciers. Ces vendeurs sans vergogne achètent des motos et font la belle vie avec le fruit de ces spéculations et n’ont aucune conscience des risques de désœuvrement des jeunes. Au lieu de cultiver sur place, nous serons obligés d’acheter à manger, quelle désolation ! », a déploré le patriarche.

La délégation ministérielle a visité le périmètre rizicole de Farabana qui se trouve dans un état de décrépitude avancé. L’Office de la haute vallée du Niger (OHVN) a initié un projet de réhabilitation du périmètre. Mais, des habitations sont érigées sur les limites du périmètre. Les responsables de l’Office et les paysans s’en inquiètent et l’ont fait savoir au ministre. Les propriétaires des maisons exhibent des titres fonciers sur leurs acquisitions, alors que le secteur relève du titre foncier 1209 de l’Etat cédé à l’OHVN. Sur le nouveau plan d’aménagement du périmètre, le site réservé à la future station de pompage est occupé par le titre foncier d’un particulier.

Que faire ? L’OHVN doit résoudre ces problèmes fonciers pour fournir un outil de production agricole à un village qui souffre déjà de la spéculation foncière sur les emprises de la route qui mène à Kangaba.

M. COULIBALY

Journal l’Essor du jeudi 28 mars 2013

 

 

Sikasso : APPUI A LA PRODUCTION DE POMME DE TERRE

La direction régionale de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) de Sikasso a remis jeudi, des équipements à deux groupes de producteurs de pomme de terre du cercle de Sikasso. Constituée de moto pompes, de tuyaux et de petits matériels ainsi que d’un fonds de roulement, l’initiative de l’ANPE va bénéficier à une quinzaine de jeunes ruraux travaillant sur les sites de production de pomme de terre des localités de Zignasso, Maro et Kafela, situés dans la ceinture maraichère de Sikasso.

Les bénéficiaires rembourseront ces 3 millions de Fcfa d’équipements sur une période de 16 mois, afin de maintenir la chaine d’assistance au bénéfice d’autres agriculteurs.

Le directeur régional de l’ANPE de Sikasso, Idrissa Keita, a souligné combien l’agriculture restait dominée dans le Kénédougou par l’utilisation d’outils rudimentaires voire archaïques malgré la forte production agricole. L’ANPE, à travers sa politique d’auto-emploi, s’est par conséquent tournée vers ce secteur qui crée non seulement de l’emploi, mais génère aussi des revenus, a-t-il expliqué.

Seydou Keita, le directeur régional de l’agriculture de Sikasso, a rappelé les expériences malheureuses d’installation de jeunes diplômés dans le domaine agricole à Baguineda et Sélingué où plus de 2 milliards Fcfa ont été investis dans des projets qui ont échoué. Il a invité les bénéficiaires à s’employer à réussir ce programme d’équipement des producteurs de pomme à Sikasso. Ce projet, a-t-il promis, bénéficiera de l’accompagnement conséquent des services techniques de l’agriculture.

Les initiatives de l’ANPE dans le cadre de la promotion de l’emploi des jeunes ruraux, spécifiquement dans le domaine agricole, répondent aux préoccupations des plus hautes autorités, a noté le directeur de cabinet du gouverneur de Sikasso, Sidi Konaté. Ces nouveaux équipements, dira-t-il, permettront aux bénéficiaires de s’investir davantage dans la production de la pomme de terre et de créer des emplois dans leur voisinage. Le représentant du gouverneur a invités ces producteurs à accorder beaucoup d’attention à la gestion de ces matériels et équipements afin que l’expérience soit couronnée de succès.

F. DIABATE

AMAP-Sikasso

Mopti : AIDE ALIMENTAIRE AUX DEPLACES DES CERCLES DE TENENKOU, YOUWAROU, DOUENTZA ET SEVARE

Ces 83 tonnes de mil permettront de satisfaire pour deux mois les besoins alimentaires de 830 ménages vulnérables

Le Conseil régional de Mopti et sa structure sœur de la région Centre de France, viennent pour la troisième fois consécutive, dans le cadre de la coopération décentralisée, de secourir les personnes déplacées des cercles de Ténenkou, Douentza, Youwarou et les familles d’accueil à Mopti-Sévaré. Ils ont entamé, au titre de 2013, la distribution de 83 tonnes de mil pour une enveloppe financière de plus de 19 millions de Fcfa. Le lancement de l’opération s’est déroulé au Conseil régional de Mopti le 20 mars en présence de Moumouni Damango, représentant le gouverneur de région, Amayoko Guindo  du Conseil régional,  Idrissa Cissé dit Idy, représentant le maire de Mopti, des membres du comité régional de crise et de nombreux bénéficiaires. On notait aussi la participation de l’Ong internationale française « Afrique Verte » et de son partenaire local AMASSA (Association malienne pour la sécurité et la souveraineté alimentaire) à travers son coordinateur régional, NPè Ballo. Les deux Ong sont chargées de la mise en œuvre de cette action humanitaire en collaboration avec le conseil régional.

Cette aide alimentaire d’urgence de 83 tonnes de mil est la réponse à une sollicitation faite par le président du Conseil régional de Mopti, Macki Cissé, lors d’une visite de travail rendue en novembre dernier au Conseil régional de la région Centre de France. Cette donation  comblera durant deux mois les besoins alimentaires de 830 ménages vulnérables.  Ceux-ci avaient déjà reçu en 2012, 41 tonnes de mil et 9 tonnes de farine Misola qui avaient permis d’atténuer significativement les difficultés des populations des trois cercles et de leurs familles d’accueil.

Moumouni Damango a salué la coopération décentralisée exemplaire qui lie les deux collectivités et félicité Macki Cissé pour le partenariat dynamique qu’il a su tisser avec les partenaires locaux et étrangers. « Nous sommes à l’heure du retour des populations déplacées. Celles de Youwarou, Ténenkou et Douentza qui sont de votre ressort retourneront reprendre la vie normale et les activités de développement, là aussi ils vous attendront et vous ne manquerez pas de les accompagner non seulement pour le retour, mais aussi pour leur redressement, pour leur permettre de subsister et de reprendre des activités de développement (agriculture, élevage, pêche et artisanat) », a dit Moumouni Damango.

Macki Cissé a remercié le conseil régional de la région Centre- France pour sa promptitude et sa volonté d’aider les populations de Mopti. Au nom des bénéficiaires, Amadou Wologuem a joint sa voix à celles du Conseil régional de Mopti et des Ong partenaires, Afrique Verte, AMASSA, MISOLA pour saluer les actions multiformes de la région Centre-France en faveur des populations du Mali en général et celles de Mopti en particulier. Il a rendu hommage à tous ceux qui se sont impliqués pour la concrétisation de cette mission sociale qui témoigne de la vitalité de la solidarité internationale.

D. COULIBALY

AMAP - Mopti

 

 

Effort de guerre : NIORO FAIT UNE PREMIERE CONTRIBUTION DE PRES 9,5 MILLIONS DE FCFA...

Le cercle de Nioro du Sahel vient de collecter 9.432.175 Fcfa au titre des contributions à l’effort de guerre. Placée sous la présidence du préfet du cercle, la cérémonie de remise de fonds s’est déroulée au cercle en présence des autorités politiques, administratives et militaires et d’une foule de Niorois.

Ils étaient tous là pour la circonstance - représentants des partis politiques, sous-préfets, maires, autorités militaires et représentants de la société civile – pour assister à l’aboutissement d’une opération qui a mobilisé les seize communes du cercle, les opérateurs économiques, les chefs de services techniques, les responsables d’Ong et des personnes de bonne volonté.

Pour le commandant d’armes du camp El Hadj Omar Tall de Nioro, le colonel Salif Dao, ce geste à l’endroit des forces armées et de sécurité témoigne de l’attachement des populations à l’intégrité de notre territoire. Le préfet du cercle, le lieutenant colonel Almahamoud  Bouri Touré, a salué au nom du gouverneur de la région de Kayes et des autorités nationales, la commission locale de collecte pour le travail accompli et remercié l’ensemble des donateurs. Cette somme, a-t-il précisé, n’est que la première tranche de l’apport du cercle de Nioro du Sahel où la collecte se poursuit.

M. DIAKITE

AMAP- Nioro du Sahel

Journal l’Essor du jeudi 21 mars 2013

BLA APPORTE PLUS DE SIX MILLIONS

Dans le cadre de la mobilisation décrétée par les plus hautes autorités du pays, les habitants du cercle de Bla ont collecté, à la date du 12 mars, 6. 211.110 Fcfa en guise de contribution à l’effort de guerre. Ces fonds destinés à nos forces armées et de sécurité et à leurs alliées pour la reconquête et la reconstruction des régions nord de notre pays, sont logés provisoirement à la BNDA de Bla.

Les populations du cercle de Bla appellent nos compatriotes des autres localités du pays, particulièrement celles des régions de Tombouctou, Gao et Kidal, à collaborer avec les forces armées et de sécurité maliennes, françaises et africaines, pour débusquer les terroristes de tous acabits et les mettre  hors d’état de nuire.

Les habitants du cercle de Bla réaffirment leur attachement à l’intégrité du territoire national et à la laïcité du pays.

B. KEÏTA

AMAP-Bla

Sikasso : LA SCOLARISATION ACCELEREE, UNE ARME CONTRE L’ANALPHABETISME

Le lancement du Programme d’appui à la mise en œuvre de la stratégie de scolarisation accélérée/passerelle (SSA/P) en faveur des enfants victimes ou à risque des pires formes de travail, a regroupé mercredi dans la capitale du Kénédougou, les représentants des collectivités territoriales, de l’éducation, des syndicats, des services, projets et Ong œuvrant dans le domaine de la protection des enfants.

La Stratégie de scolarisation accélérée/passerelle (SSA/P) est une formule éducative accélérée de 9 mois permettant aux enfants (filles et garçons) de 8 à 12 ans non scolarisés ou déscolarisés précoces, d’être transférés en 4e année de l’école primaire ou, à défaut, dans des classes de niveau inférieur. Elle constitue, en effet, une opportunité pour accélérer le processus d’éradication de l’analphabétisme et sauver de milliers d’âmes du cercle vicieux de l’ignorance.
Initié par l’Ong GRAADECOM, en collaboration avec son partenaire financier le BIT (Bureau international du travail), ce programme a retenu 10 centres SSA/P dans les communes rurales de Lobougoula et de Miniko dans la région de Sikasso. Les 10 centres SSA/P bénéficieront de l’accompagnement des AGR (Activités génératrices de revenus) destinées essentiellement aux femmes mères d’enfants vulnérables à risque d’exercer des travaux dangereux.

Pour le représentant du Bureau international du travail, Amidou Cissé, quelque soit la forme de travail, les enfants sont exposés à une pluralité de dangers pouvant être mécanique, chimique ou physique. Il a été démontré que l’agriculture, les mines et les bâtiments sont les trois secteurs d’activités les plus dangereuses pour les enfants, note-t-il en préconisant comme solution incontournable au phénomène du travail des enfants, la scolarisation. D’où l’appui constant du BIT aux projets portant sur l’éducation et la formation professionnelle.

Selon le secrétaire général de l’Ong GRAADECOM, Fousseni Dembélé, les objectifs recherchés à travers ce lancement officiel sont, entre autres, d’officialiser l’accord de collaboration entre son Ong et le BIT dans la mise en œuvre du projet SSA/P, d’amener les partenaires à jouer pleinement leurs rôles et responsabilités dans la sensibilisation pour l’élimination des pires formes du travail des enfants.
Le premier vice-président du Conseil régional de Sikasso Soumaila Traoré, a félicité l’Ong GRAADECOM et ses partenaires avant de souligner l’utilité de ce programme dans un pays qui traverse une crise dont les premières victimes sont les femmes et les enfants. Il servira donc à approfondir les connaissances sur les risques liés aux pires formes du travail des enfants et favorisera un échange d’expériences entre les différents partenaires.

Le directeur national de l’enseignement fondamental, Mamadou Diabaté, a remercié les initiateurs d’un programme qui s’inscrit dans les préoccupations de son département avant de rappeler le taux de scolarisation d’environ 84% ainsi que les nombreuses stratégies élaborées, parmi lesquelles le SSA/P, pour améliorer ce taux.

F. DIABATE

AMAP-Sikasso

Journal l’Essor du jeudi 21 mars 2013

 

 


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