Construit entre 1999 et 2006, la route Bamako-Dakar par le Nord se dégrade rapidement.
Le département en charge des routes, à travers l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier (Ageroute), a donc entrepris des travaux périodiques et d’urgence sur la voie afin de restaurer son état.
Le ministre de l’Equipement, des Transports, du Logement et de l’Urbanisme, Mamadou Coulibaly, a inspecté la semaine dernière la voie. Il était accompagné pour la circonstance de nombreux cadres de son département parmi lesquels le directeur national des routes, Issa Hassimi Diallo, et le directeur général de l’Ageroute), Abdoulaye Yaya Seck.
De Kati à Diboli en passant par les localités de Kolokani, Djidjéni, Diéma, Sandaré et Kayes, le ministre et sa délégation ont arpenté le parcours pour mesurer son état de dégradation ainsi que les travaux engagés. Les tronçons Kati-Kolokani, Diéma-Sandaré, Sandaré-Kayes, et Kayes-Diboli, sont les plus abîmés. Entre Kati et Kolokani, des pluies ont détruit une partie de la chaussée au niveau du village de Nonsombougou. Idem pour le tronçon Diéma et Sandaré. Ici également les fortes pluies tombées dans la localité, les 19 et 20 juillet, ont emporté une partie de la chaussée notamment à la sortie de la ville de Diéma vers Kayes et aux environs des villages de Madina et Guemou. A certains endroits, les eaux ont emporté une bonne partie de la voie interrompant la circulation. Heureusement, les dispositions d’urgence prises par le gouverneur de la région de Kayes et le département en charge des routes, ont permis de maintenir la circulation. Sur tous les tronçons dégradés, des travaux d’urgence ont été engagés par l’Ageroute pour réparer les dégâts.
C’est entre 1999 et 2006 que le corridor Bamako-Dakar par le nord a été progressivement construit en bitume sur financement de l’Union européenne. Les investissements cumulés sont estimés à près de 100 milliards de Fcfa.
Rappelons que jusqu’en 2005, l’essentiel du trafic de notre pays transitait par le port d’Abidjan. La crise ivoirienne 2002 a révélé l’importance de la route de l’ouest qui permettra aux opérateurs économiques maliens d’utiliser le port de Dakar. 70% du trafic en provenance ou à destination de notre pays transite par le corridor. Plus de 300 camions y passaient quotidiennement. La densité du trafic et la surcharge des camions gros porteurs avaient rapidement abîmé la route ainsi que le pont de Kayes.
Dans le cadre de l’entretien période, l’Ageroute a également commis l’entreprise Covec pour effectuer des travaux notamment sur le tronçon Sandaré-Kayes. Cependant l’entreprise chinoise est confrontée à des difficultés notamment financières.
Le ministre a constaté l’état de la route et s’est félicité du déroulement des travaux engagés. Il a expliqué qu’au delà la surcharge des véhicule et la densité du trafic, l’une des causes de la dégradation rapide de la voie est aussi l’insuffisance des ouvrages de protection. Des études vont bientôt être menées pour accroitre les ouvrages de protection, a indiqué Mamadou Coulibaly.
Par l’ESSOR


