Croisons les doigts pour que les prévisions météorologiques de dimanche sur Bamako apportent du baume au cœur des organisateurs stadistes, de Malifoot et du département des Sports pour cette première journée de la phase de poules de la coupe de la Confédération.
Ceux-ci tentent de se persuader que le public sportif bamakois est dans de très bonnes dispositions pour faire de cet évènement inédit une fête du football malien. A commencer par son habitude daccueillir de grands événements et surtout de faire plaisir au trésorier de l’équipe hôte, le Stade malien et son homologue de Malifoot en se déplaçant massivement au stade du 26 Mars.
Le Mali organise en permanence des événements de portée internationale, parfois même plusieurs en même temps, et il dispose d’un bon bilan dans le domaine, mais le match Stade malien-Djoliba du dimanche constitue une première expérience du genre.
Car le cœur du monde sportif malien sera partagé pour l’occasion entre ses deux équipes candidates au sacre final de la coupe de la Confédération 2012. Si la confusion quant à la préférence règne au niveau de Malifoot et de certains mordus de football, les positions sont très tranchées chez les supporters de chaque camp. Le discours fédérateur des autorités sportives et l’appel à l’union sacrée professée ces dernières années lors des confrontations africaines de nos clubs à domicile, ne seront plus d’actualité cette fin de semaine.
A la veille de cet événement singulier jamais organisé dans notre pays, le gouvernement considère qu'il ne faut rien laisser au hasard. La sécurité est le principal problème qui puisse se poser chez les organisateurs. Le ministère des Sports et celui de la Sécurité mettent les bouchées doubles pour réussir ce défi sécuritaire.
Et Malifoot a multiplié durant cette semaine des appels à l’esprit fair-play, renforcés par des journées de sensibilisation sur la lutte contre la violence dans les stades, pour adoucir les passions. Il a été difficile d’évaluer l’état d’esprit qui anime les deux écuries (Sotuba et Hérémakono), tout au long de cette semaine. Autant les Stadistes tentent de se convaincre d’une victoire de leurs protégés, autant les Rouges fondent leur espoir sur la relative suprématie de leurs poulains cette saison pour parier sur bonne entrée en matière dans cette compétition.
Les Blancs de Bamako, déjà inscrits au tableau des vainqueurs du trophée CAF, doivent remédier à leurs différentes insuffisances technico-tactiques pour battre les champions djolibistes et franchir le cap psychologique qui devra leur permettre de rééditer l’exploit de 2009. C’est bien à un exploit que le Stade malien est convié cette fin de semaine, car l’adversaire s’appelle Djoliba.
En revanche, quand on a déjà remporté le titre continental, ça fait désordre de ne pas figurer parmi les favoris. C’est pourtant la situation dans laquelle se trouve le Stade malien à la veille de cette opposition continentale aux allures de derby local.
Le Djoliba rêve d’un triplé, (championnat-Coupe du Mali -Coupe d’Afrique) et veut tout mettre en œuvre pour atteindre cet objectif. Les Rouges sont déjà assurés de leur treizième couronne de champion national, restent invaincus après 34 matches de compétitions nationales et espèrent jusqu’au bout remporter le trophée de la 52e édition de la Coupe du Mali et le 19e de leur histoire.
Hèrèmakono est prêt à toutes formes de sacrifices afin de rejoindre son rival du jour, vainqueur de cette même coupe de la Confédération en 2009. Les oppositions Djoliba-Stade malien, en championnat ont tourné en faveur du premier qui a engrangé 4 points sur 6 possibles. Une situation somme toute inquiétante, mais qui ne paralyse pas les protégés du président Boucary Sidibé dit Kolon. C’est d’ailleurs la source principale de la confiance qui règne à Sotuba, où tout le monde s’accorde à dire que le Stade malien sera seul maitre de son destin dans cette compétition africaine. Un succès face aux Rouges et les pensionnaires du complexe sportif de Sotuba seront bien placés sur la rampe de lancement pour conquérir les Léopards de la RD Congo et le WAC du Maroc et s’offrir une seconde couronne africaine.
Sincèrement chacun de nos deux représentants peut penser positif. On doit voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide pour espérer sur une finale de la coupe de la Confederation100% malienne, (Stade et Djoliba). Pour continuer sa route, chacune de nos deux équipes ne pourra compter sur les erreurs des autres, comme nous avons du le constater à plusieurs reprises en championnat national.
Cet impératif pourrait conduire les techniciens de chaque côté à quelques retouches et à l’expérimentation de nouvelles variantes tactiques et complicités aussi bien en défense qu’au niveau du bastion offensif.
Les supporters de Hèrèmakono sont sûrs que leurs joueurs vont être enfin à la hauteur contre le Stade malien encore moins brillant, mais toujours (théoriquement) en pôle position pour jouer les premiers rôles dans cette compétition. Pour bon nombre d’observateurs, un nul pourrait même satisfaire tout le monde, dans ce cas tout dépendrait du résultat Léopards AC et WAC, mais surtout de la façon dont nos deux équipes vont se comporter face aux Léopards athlétique club du Congo et devant les Marocains du WAC.
Et si dans la tête de chaque entraineur, c’est d’assurer qu’il ne chercherait rien d’autre qu’un succès pour ne pas dépendre des autres, la mise en œuvre d’une meilleure stratégie pour soutenir l’intention serait un véritable chemin de croix. Car on ne semble pas sentir la touche particulière des deux entraineurs, (Alou Badra Diallo dit Conti du Djoliba et Baye Bah du Stade) sur le jeu de leur équipe respective.
Le Djoliba puise sa force dans un collectif rodé et très engagé, mais qui peut être mis en mal lorsque l’adversaire oppose une forte dose d’opportunisme et d’opiniâtreté. Le Stade est fort par les qualités individuelles de ses joueurs. Il suffit que chacune de ces individualités se mette au service du collectif pour que la machine stadiste carbure à plein régime et produit des étincelles.
Le Mali dispose pour cette échéance de 50% de chance pour franchir la phase de poules au regard de ses deux porte-drapeaux.
Dimanche 5 juillet au stade du 26 Mars: Stade malien-Djoliba
Arbitrage de Mario A. Bangoura (Guinée) assisté de ses compatriotes Aboubacar Doumbouya et Sidiki Sidibé.
Commissaire: Bema Doumbia (Côte d’Ivoire)
LE PROGRAMME
Groupe A
El Merreikh-InterClube
El Ahly Shandy-El Hilal
Groupe B
Stade malien-Djoliba
AC Léopards-WAC
Par l’ESSOR



