Le ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire, le colonel Moussa Sinko Coulibaly, a présidé mercredi, dans la salle de conférence du gouvernorat du district, une réunion du cadre de concertation entre l’administration, les chefs de partis politiques et la société civile.
La rencontre s’est déroulée en présence notamment du secrétaire général du ministère, Boubacar Sow, du directeur national de l’intérieur, Bassidi Coulibaly, du gouverneur du district, Souleymane Diabaté.En ouvrant la séance, Moussa Sinko Coulibaly a rappelé son premier contact avec la classe politique et salué la dynamisation du cadre de concertation dont l’instauration a permis par le passé de résoudre de nombreux problèmes liés à la gestion du processus électoral. Le ministre a invité les participants à engager une réflexion sur la meilleure manière d’insuffler un sang neuf au cadre de concertation. Il a exhorté les partis politiques à poursuivre leurs activités dans la mesure où les événements survenus le 22 mars dernier ne les affectent pas.
Le colonel Coulibaly est revenu sur les deux grandes missions assignées au gouvernement de transition: la sécurisation du Nord et l’organisation des prochaines élections. « Cette mission ne peut pas être réussie sans qu’on ne se donne la main. Nous ne pouvons pas jouer à la division », a-t-il indiqué. Evoquant le « peu de travail » accompli jusqu’ici, il a souligné que son département a installé un comité de réflexion pour le retour de l’administration dans les régions nord. Cette réflexion a été élargie aux autres régions.
Son département, a-t-il révélé, a réfléchi à un calendrier d’organisation des prochaines élections et très prochainement une feuille de route sera présentée par le chef du gouvernement. « L’ambition du département, a t-il ajouté, est de tenir les élections dans le délai. »
Le ministère de l’Administration Territoriale travaille déjà à l’éventualité d’un fichier biométrique. Le fichier consensuel est, lui, disponible. Le choix entre ces deux instruments appartient à la classe politique et la société civile.
A partir de la semaine prochaine une campagne de sensibilisation sur le processus électoral démarrera. Le département a fait aussi le point de la préparation matérielle en évaluant l’existant et le manquant et envisage d’approcher les partenaires au développement pour obtenir leur accompagnement dans la tenue de ces élections présidentielle et législatives qui seront probablement couplées.
Les débats ont été houleux sur la possibilité de tenir des élections pendant qu’une partie du territoire est occupée. Moussa Sinko Coulibaly a rappelé à ce propos que c’est pour trouver une solution à ce problème qu’il a été assigné au gouvernement de sécuriser le Nord et d’organiser des élections. Il a aussi expliqué que le comité de réflexion pour le retour de l’administration au Nord est composé des différentes structures et services rattachés du ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire.
Par l’ESSOR



