Le gouvernement de transition au Mali a condamné samedi la profanation d’un mausolée d’un saint musulman à Tombouctou, ville mythique du nord malien, perpétrée par des membres d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), la qualifiant d’acte inqualifiable".
Le gouvernement malien a "appris avec indignation la profanation d’un mausolée perpétré par des individus sans foi ni loi" et "condamne avec la dernière énergie cet acte inqualifiable qui foule au pied les préceptes de l’islam, religion de tolérance, et le respect de la dignité humaine", selon un communiqué lu à la télévision nationale.
Vendredi, "les gens d’Aqmi, appuyés par (le groupe armé islamiste) Ansar Dine, ont détruit le mausolée du saint Sidi (Mahmoud Ben) Amar. Ils ont brûlé le mausolée", a déclaré à l’AFP sous couvert d’anonymat l’un des adjoints au maire de Tombouctou, contrôlée, comme tout le nord Mali, par Aqmi et Ansar Dine, après avoir profité du coup d’Etat militaire du 22 mars à Bamako.


