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Nord Mali : Gestion de sortie de crise : « Mettre le Coren au centre de toutes les négociations et de gestion »

Ils étaient venus très nombreux  dans la diversité de leurs composantes (arabes, tamasheq, sonhaï, peulh),  parmi lesquels d’éminentes personnalités de la République, notamment deux anciens Premiers ministres, Ousmane Issoufi Maïga, Ahmed Mohamed Ag Hamani, et d’anciens ministres comme Younouss Hamèye Dicko, Amadou Abdoulaye Diallo, Mohamed Ag Erlaf, des élus de la nation et autres hauts cadres de notre pays, ressortissants du nord  pour répondre à l’appel du COREN dans la quête d’une solution de sortie crise.

Depuis les attaques du 17 janvier dernier du Mouvement National de Libération  de l’Azawad (MNLA) contre l’armée nationale et les populations civiles, les populations de la bande sahélo-saharienne sont soumises à de rudes épreuves provoquées par des mouvements d’exodes forcés. Obligées de fuir les combats entre l’armée malienne et les éléments du MNLA dont elles sont les victimes collatérales.  Il s’agissait en ce jour 26 février pour leurs parents résidants à Bamako de s’organiser pour mettre en place des mécanismes de sortie de crise et une chaine de solidarité en faveurs des nombreuses populations déplacées ou réfugiées dans les pays de la sous région.

Dans son discours d’ouverture  des travaux, le président du COREN, Malick Alhousseïni Maïga, a précisé qu’il s’agit pour l’assemblée générale de dresser un diagnostic de la situation en identifiant les préoccupations, les attentes afin de proposer des solutions ainsi que les modalités de mise en œuvre.

Les travaux de cette assemblée générale du COREN ont abouti à l’adoption d’un document appelé « plate forme de sortie de crise ».  Ce document contient 48 points de recommandations, du général au spécifique, en direction de l’Etat, de l’armée, des organisations de la société civile. Entre autres recommandations: « appeler à la mobilisation et l’effort de guerre , entamer  le processus de dialogue, engager une vaste opération diplomatique pour rendre lisible l’action de l’Etat, engager des procédures judiciaires pour situer les responsabilités et sanctionner au besoin les auteurs des actes abominables, soutenir les forces armées et de sécurités à travers des souscriptions volontaires, renforcer la défense nationale (équipement, formation des hommes), recruter massivement les jeunes pour défendre le pays, reconnaître aux populations déplacées et refugiées leur droit à la sécurité, l’afficher et s’engager à le restaurer et à les accompagner.

Il s’agit aussi, d’éviter (y compris par la pénalisation) toutes formes d’exactions et de bavures militaires ou civiles et toutes stigmatisations à l’endroit de populations pour circonscrire tout risque de ralliement à la rébellion, sécuriser les biens des populations déplacées provisoirement, coordonner l’action de la société civile sur la gestion de la crise, impliquer toutes les communautés dans les négociations et constituer des groupes pour rencontrer les réfugiés ».

Pour mettre en œuvre la présente plate forme, le COREN et l’ensemble des acteurs de la société civile  comptent se doter d’un plan d’action opérationnel qui implique les populations, le Gouvernement et les partenaires techniques et financiers.
Une opération de solidarité est mise en place pour chercher des fonds  en faveur des populations  victimes de la guerre. A la fin de la rencontre, l’assemblée a été informée du recouvrement d’un montant de plus de 6 millions de francs CFA  depuis le début de l’opération.

 
Plate-forme d’actions du COREN

L’objectif est de restaurer l’état et son autorité sur l’ensemble du territoire, ce qui passe par les résultats opérationnels ci-après :
• récupérer et restaurer l’autorité dans les zones  occupées et/ou évacuées;

• défendre les localités sous menaces y compris en faisant la guerre aux assaillants (rebelles) ;

• permettre le retour des populations et assurer leur sécurité

Recommandations à l’endroit du Gouvernement

1.7. Des actions générales

1.   Appeler à la mobilisation et à l’effort de guerre ;

3.   Engager une vaste opération diplomatique pour rendre lisible l’action de l’Etat ;

4. Mobiliser les ressources auprès de la communauté internationale;

5.   Engager des procédures judiciaires pour situer les responsabilités et sanctionner au besoin les auteurs des  actes abominables  commis sur notre territoire;

6.   Améliorer la communication par une bonne qualité d’information et engager une contre campagne médiatique pour contenir et gagner la guerre de communication ;

7.   Faire une évaluation participative de tous les accords pour s’assurer de leur faisabilité ;

8.   Ouvrir un espace de dialogue et de réinsertion  socio-économique afin d’obtenir définitivement la stabilité politique et sociale du pays ;

9.   Dans les négociations, ne s’engager  que dans les solutions raisonnables, légalement acceptables,   concertées, partagées et acceptées par tous les acteurs ;

10.  Impliquer toutes les communautés  dans les négociations pour assurer une meilleure mise œuvre des engagements : Instaurer la « consultation  publique » comme procédure de validation des engagements et des accords pour éviter toute nouvelle crise et  favoriser le dialogue intercommunautaire ;

11. Apporter de l’aide et de l’assistance aux refugiés;

12. Interdire la création des milices armées;

13. Toutefois,  les groupes de défenses multiethniques déjà créés, doivent être mis à la disposition de l’armée afin d’intégrer les éléments ;

14.  Organiser un débat  national (impliquant fortement les cadres, les OSC, et les représentants des populations) sur la question du Nord ;

15.  Valoriser les initiatives et actions de la société civile à travers l’accompagnement de l’Etat et la mise à dispositions d’espaces de communications adaptées ;

16. Améliorer la gouvernance, par un meilleur découpage administratif, afin d’éviter de transformer les majorités démographiques en minorité démocratique ;

17. Impliquer les acteurs de la Républiquedu Niger, dans les scénarios de gestion de la crise actuelle ;

18. Poursuivre les initiatives et actions de recherches minières, de réalisation d’infrastructures comme les forages, le bitumage des routes Gao- Kidal- Tessalit, Gao- Bourem- Agelhock- tessalit, Kidal – Abeibara- Tinessako, Gossi- Rharous, Tombouctou- Rharous- Taoussa;

19. Diffuser largement sur les sites officiels, le pacte national et les différents accords signés;

20. Développer un niveau institutionnel, adapté à la problématique récurrente de la question du nord, en créant un département ministériel dédié au développement des zones arides et semi-arides.

1.8. Actions en direction des forces armées

1.  Soutenir les forces armées et de sécurité à travers des souscriptions volontaires ;

2.  Aider les familles militaires victimes du conflit armé ;

3.  Renforcer les moyens d’actions (humain et matériel) de l’armée et améliorer la coordination des  actions sur le terrain et la collaboration avec les partenaires ;

4.  Renforcer la défense nationale (équipement, formation des hommes) concertation et affection budgétaire complémentaire, contribution citoyen ;

5.  Féliciter et encourager les forces armées, pour leur comportements patriotique envers les populations civiles ;

6.  Recruter massivement les jeunes dont le patriotisme est à toute épreuve pour défendre le pays ;

7.         Améliorer la communication de l’armée par l’ouverture d’un espace de sensibilisation, et de mobilisation citoyenne pour combler le déficit de communication;

8.         Manifester la reconnaissance de la patrie à nos combattants tombés sur le champ de l’honneur à Aguelhok, Tessalit et autres localités en y apporter l’assistance nécessaire à leurs familles ;

9. Redéploiement massif de l’armée dans les localités du nord du Mali, avec l’installation de bases militaires suffisamment équipés ;

10. négocier et maintenir de bons accords de partenariat dans le domaine de la défense avec les pays voisins ;


1.9. Actions en direction des populations déplacées

1.  Reconnaitre aux populations déplacées et refugiés leur  droit à la sécurité, l’afficher  et s’engager à le restaurer et à les accompagner ;

2. Eviter (y compris par la pénalisation) toutes formes d’exactions, de bavures militaires ou civiles et toutes stigmatisations à l’endroit de populations pour circonscrire tout risque de ralliement à la rébellion ;

3. Sanctionner tout dérapage, toute bavure, tout sabotage  et/ou frustration pouvant obliger à fuir le pays et à termes grossir le rang des mecontents et des pro-rébellions ;

4. Sécuriser les biens des populations, déplacées provisoirement ;

5. Apporter  et orienter l’aide internationale et les appuis à toutes les populations déplacées et refugiées ;


6. Mettre en place un plan de communication à l’endroit des populations déplacées ;


7. Indemniser les personnes dont les biens ont été détruits.

 
 Actions en direction des organisations de la société  civile


1. Coordonner l’action de la société civile sur la gestion de la crise ;

2. Impliquer toutes les communautés dans les négociations ;

3. Préserver et entretenir l’élan de la société civile en améliorant la collaboration entre tous acteurs de la société civile (leaders communautaires, notabilités cadres, associations et organisations)  pour la synergie d’action et pour l’efficacité ;

4. Constituer des groupes pour rencontrer les refugiés  et leurs fournir aide et assistance ;

5. Mobiliser des contributions citoyennes comme un devoir civique;

6. Mettre en place à Bamako une commission centrale de veille et de sensibilisation pour le retour des populations ;

7. Organiser des missions de terrain dans toutes les régions pour la sensibilisation et la mise en place de relais, cellules de veille par cercle et par commune ;


8. Mobiliser la solidarité nationale aux populations déplacées sous forme de souscription citoyenne volontaire ;

9. Faire recours à toutes les associations et réseaux œuvrant dans le domaine de la paix et de la sécurité ;

10.Créer un dispositif permanent de Communication et de relais de la bonne information entre le niveau national, régional, local, communal et infra communal ;

11. Mettre le COREN au centre de toutes négociations ou de gestion de la question du nord, et organiser toutes les rencontres importantes de négociations ou de signature dans les capitales régionales du nord.

Indications et suggestions pour l’organisation de la Conférence

Suite aux travaux en plénière du samedi 18 février 2012, la conférence des cadres a prévu d’organiser l’assemblée générale d’information, au centre international des conférences de Bamako, le dimanche 26 février 2012 à partir de 9 heures. A cette assemblée, toutes les communautés ressortissantes et sympathisantes, des régions du nord, les élus des régions du nord, les partenaires techniques et financiers et les représentants du Gouvernement y prendront part.
Elle portera sur la mise à disposition et adoption de certaines déclarations, comme celles du COREN, etc.
 
Le Républicain, Abdoulaye Ouattara

 
 

 

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