Kany conseil est une structure de conseil et d’appui des autorités chargées de la gestion des collectivités décentralisées. Il propose son expertise aux acteurs locaux en quête d’une meilleure performance en exerçant des responsabilités d’animateur, de gestionnaire et de chargé de projet de développement local. Aboubacar Sangaré note que la forte croissance démographique, l’insuffisance des ressources financières et le manque de ressources humaines de qualité sont des facteurs qui freinent notre développement et l’ancrage de la démocratie à la base. Le nouveau cabinet entend contribuer à relever ce défi par l’assistance et des formations fournies aux personnel et responsables des collectivités décentralisées. Kany conseil va participer à l’identification des projets et des publics cibles à partir d’un travail préalable d’inventaire et de diagnostic sur la base de démarches participatives menées avec les collectivités décentralisées. Elle va aussi formuler, sous forme de documents projets, son appui en précisant les objectifs, les résultats attendus, les activités programmées pour les collectivités décentralisées.
Abdoul Kader Sidibé a salué la création de la structure. Il a rappelé que notre pays compte 703 communes et que les moyens mis à la disposition de ces communes sont humbles et fragiles. Kany Conseil aidera donc utilement à combler ces insuffisances à l’échelle locale. Dans le même ordre d’idées, David Sagara a jugé que le cabinet renforcera le processus de décentralisation grâce à un appui conseil et des expériences avérées.
Ousmane BERTHE
Journal l’Essor du mercredi 28 septembre 2011
DECENTRALISATION : 40 FORMATEURS EN FORMATION
Un atelier de cinq jours de formation des formateurs pour le soutien des processus de décentralisation en Afrique de l’Ouest a entamé ses travaux lundi au CRES de Badalabougou. La cérémonie d’ouverture était présidée par Ibrahima Fomba, le directeur du Centre de formation des collectivités territoriales (CFCT) et s’est déroulée en présence du Dr Dirk Betke, le directeur du Programme d’appui aux collectivités territoriales (PACT/GIZ) et directeur par intérim du programme de la coopération allemande au Mali (GIZ).
Organisée justement par ce programme en collaboration avec le CFCT, la session entend enseigner aux groupes cibles des méthodes d’andragogie adaptées aux situations de formation auxquelles ils seront confrontés afin que les représentants et élus des collectivités locales soient plus performants.
Le Dr Dirk Betke a souligné que la formation s’inscrivait dans le cadre de l’exécution du «programme de renforcement des capacités pour le soutien des processus de décentralisation en Afrique de l’ouest» de la GIZ qui se déroule dans cinq pays d’Afrique de l’Ouest : le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Benin et le Sénégal. L’atelier, précise le directeur de PACT/GIZ, permet d’offrir un cadre d’échanges à une quarantaine d’agents de l’administration publique et vacataires des collectivités locales au titre de formateurs pour le CFCT. Cette formation, note-t-il, permet de répondre au souci du CFCT de disposer de formateurs qualifiés maîtrisant à la fois les connaissances techniques et les méthodes participatives de formation pour une meilleure professionnalisation de l’administration des collectivités territoriales.
Le directeur du CFCT a, lui, salué la bonne santé du partenariat entre le centre et la GIZ. Ce partenariat, dira Ibrahima Fomba, a permis de former depuis 2009 environ 50 personnes en ingénierie de formation et 155 autres en techniques d’animation et d’andragogie. Il rappellera que le volet « formation » de ces axes stratégiques est au cœur des préoccupations du CFCT. L’objectif est de disposer à terme d’un vivier de formateurs qualifiés qui soient à la fois des spécialistes avérés de leurs disciplines et des praticiens rompus aux méthodes participatives et d’andragogie.
Les modules de formation portent sur les méthodes et instruments principaux de formation. Il s’agit de l’andragogie, l’étude de cas, le jeu de rôle évaluation de formation et la communication dynamique de groupe. Les participants de l’atelier viennent de toutes les régions de notre pays et du district de Bamako.
Ousmane BERTHE
Journal l’Essor du mercredi 28 septembre 2011



