Il est conçu pour obtenir la pleine adhésion des citoyens aux opérations référendaires et électorales. Le Premier ministre, Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, a présidé vendredi la douzième réunion du Comité interministériel des opérations référendaires et électorales. La rencontre s’est déroulée dans la salle de conférence du nouveau siège de la Primature à la Cité administrative. L’ordre du jour portait sur l’adoption du compte rendu de la précédente réunion du Comité, le contrôle des tâches, l’exposé sur le plan de communication par le ministre de la Communication, Sidiki N’Fa Konaté, et les questions diverses.
Si le ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, Kafougouna Koné, a indiqué que l’arbitrage des budgets des opération référendaires et électorales était en cours, le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances, chargé du Budget, Sambou Wagué, a confirmé que les budgets de la Délégation générale aux élections, de la Cour constitutionnelle, du Conseil supérieur de la communication et du Comité national de l’égal accès aux médias d’Etat avaient été arbitrés et que la note de présentation du document finalisé suivait. Le budget de la Commission électorale nationale indépendante qui a fait l’objet de discussions, sera en définitive préparé avec diligence et présenté à la prochaine réunion du Comité, comme l’a recommandé le chef du gouvernement.
Les ministre de la Communication, Sidiki N’Fa Konaté, a exposé à nouveau et commenté le plan de communication que son département a élaboré en partenariat avec le ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, le ministère des Relations avec les institutions, le département de la Réforme de l’Etat et le Conseil supérieur de la communication.
Ce plan de communication qui avait déjà été présenté le 29 août dernier prévoit une phase d’informations et d’explications des textes et une phase de sensibilisation au vote. Les canaux qui seront utilisés pour ce faire sont les radios, la télévision nationale, la presse écrite, les réseaux sociaux, les autorités religieuses, les communicateurs traditionnels.
Des conférences-débats portant sur les missions et les activités de toutes les structures intervenant dans le processus électoral seront organisées et couvertes par la presse. La production d’un film de 13 minutes consacré à la fraude électorale est aussi envisagée.
A la suite de cet exposé, des remarques et contributions ont été enregistrées. Elles ont porté, entre autres, sur les critères de sélection des radios locales à retenir, la non prise en compte des Maliens de l’extérieur, le coût du plan de communication jugé le jugé élevé depuis 1992, la hiérarchisation des activités et l’utilisation des TIC pour mobiliser et sensibiliser les citoyens.
SORTIR DES SENTIERS BATTUS. En réponse aux remarques relatives au coût du plan de communication, Sidiki N’Fa Konaté a souligné que l’objectif assigné au plan était d’obtenir la pleine adhésion des Maliens de l’intérieur et de l’extérieur aux opérations référendaires et électorales. Le montant du budget peut paraître élevé à première vue. Mais pour la bonne conduite d’un processus électoral, le volet communication doit bénéficier d’une attention particulière. Le budget doit se situer dans une fourchette de 20 à 25% de l’ensemble des prévisions budgétaires pour le processus.
Et le ministre de préciser que l’actuel plan de communication prend en compte l’environnement politique et social dans la perspective d’une organisation transparente des élections dans un climat apaisé. L’Etat doit se donner les moyens nécessaires pour la campagne électorale. Ce plan de communication, a ajouté Sidiki N’Fa Konaté, a l’ambition de sortir des sentiers battus.
A l’issue des débats, le plan a été adopté. Toutefois, le chef du gouvernement demandé au ministre de la Communication de soumettre son budget au ministre délégué chargé du Budget pour arbitrage. Le comité ne pouvait pas de pas aborder le problème de mise en place de la Commission électorale nationale indépendante et les travaux de relecture de la loi électorale.
Pour la CENI, le ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales a résumé les différentes rencontres tenues avec les partis politiques. La dernière rencontre en date a duré 6 heures sans parvenir à un consensus. Les protagonistes ont campé sur leurs positions en s’accrochant à leur interprétation de la notion de répartition « équitable » des sièges. L’opposition continue de réclamer 5 sièges alors que la majorité est décidée à conserver 9 des 10 postes prévus pour les partis politiques.
L’opposition a sollicité la médiation de la société civile mais pour le moment c’est toujours l’impasse. Le ministre a souligné qu’il se verrait dans l’obligation de soumettre au conseil des ministres un projet de décret relatif à la mise en place de la CENI la semaine prochaine. Rappelons que sur rapport du ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, le Conseil des ministres a adopté mercredi passé, un projet de décret portant nomination des membres de la Commission.
Le délégué général aux élections, Siaka Sangaré, a informé le Comité interministériel de la validation du plan d’actions de mise en œuvre des recommandations du comité d’experts sur le fichier par la majorité des partis politiques.
Il a proposé d’acheter des motos pour les campagnes à venir. Sa proposition est passée et les motos seront acquises et mises à la disposition du ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales.
S. DOUMBIA
Journal l’Essor du lundi 12 septembre 2011



