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PREPARATIFS DU SOMMET MONDIAL SUR LE CLIMAT A DURBAN : L’AFRIQUE MET LA DERNIERE MAIN A SA POSITION COMMUNE

En sa qualité de président de la Conférence des ministres africains de l’environnement (CMAE), le  ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, Tiémoko Sangaré, a présidé du 8 au 10 août, la 3è Réunion du Groupe des négociateurs africains sur les changements climatiques à Durban. Plus de 40 pays africains étaient représentés à la plus grande réunion des négociateurs africains (140) avant la 17è Conférence des Parties à la convention des Nations unies sur les changements climatiques (COP 17) prévue à Durban en décembre prochain. Au cours des travaux, les participants ont finalisé la plate-forme commune africaine qui doit être soumise à l’approbation des ministres africains de l’Environnement lors de la réunion de la CMAE prévue à Bamako à la mi-septembre. La réunion a aussi examiné un projet de stratégie africaine sur les changements climatiques, élaboré par la commission de l’Union africaine. Les négociateurs ont, en outre, préparé un projet de décisions communes africaines dans la perspective de la session de négociation qui aura lieu à Panama en octobre prochain.

Il faut préciser que dans sa plate-forme commune, l’Afrique demande aux parties à la convention de respecter leurs engagements, c’est-à-dire de souscrire à une seconde période d’engagement sur le Protocole de Kyoto. Nombre de pays développés, Japon et Etats-Unis en tête, militent pour la fin de ce protocole. En ce qui concerne la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’Afrique exhorte les différentes parties à plus d’efforts afin de cantonner la hausse de la température de la Terre sous 1,5°C. Sur ce point aussi, les pays développés qui sont les plus grands émetteurs de gaz à effet de serre, rechignent à s’engager au motif qu’ils sont déjà soumis à des exigences de réduction d’émissions de gaz à effet de serre alors que sont épargnés les gros émetteurs que sont devenus aujourd’hui les pays émergents comme la Chine, l’Inde, le Brésil, etc.

Au sujet des mesures d’adaptation, l’Afrique demande l’augmentation des financements en adéquation avec les besoins du continent qui se situent entre 300 et 600 milliards de dollars (150 000 et 300 000 milliards de Fcfa) par an.

En procédant à la clôture des travaux, le ministre Tiémoko Sangaré a souligné la qualité du travail effectué par les négociateurs africains à cette réunion de finalisation de la position commune que l’Afrique défendra d’une seule et même voix lors de la COP 17 de Durban. « L’expérience a montré que si l’Afrique parle d’une seule voix, nous pouvons nous faire entendre. Nous devons continuer sur cette voie si nous voulons obtenir, à l’issue des négociations, des résultats probants pour notre continent », a-t-il analysé.

Auparavant, le président du Groupe des négociateurs africains, le Congolais de la RDC Tosi MPanu MPanu, a salué la présence du président de la CMAE, une première, aux réunions des experts. La présidence malienne a permis, de son point de vue, de renforcer la communication entre les experts et les politiques africains dans les négociations sur le climat. Par le passé, a-t-il déploré, nombre de ministres africains arrivaient aux COP sans être suffisamment informés sur les enjeux des négociations. Cette lacune, constate Tosi MPanu MPanu, est en passe d’être comblée.

Après la réunion du Groupe des négociateurs africains, Tiémoko Sangaré a eu une séance de travail avec la ministre sud-africaine de l’Eau et de l’Environnement, Mme Molewa. Ils ont discuté des préparatifs de la COP 17 de Durban et évoqué la mise en œuvre d’une feuille de route de Cancun à Durban dans laquelle sont consignées les activités à mener en vue d’une bonne participation de l’Afrique au prochain sommet mondial sur le climat. Parmi ces activités, figure une stratégie médias prévoyant la tenue de conférences de presse périodiques pour tenir les journalistes informés des aspirations africaines dans les négociations sur le climat.

La stratégie prévoit aussi de faire une déclaration mentionnant les attentes des Africains sur le climat à l’issue de chaque réunion des organisations régionales comme la CEDEAO, la SADC, etc.
Tiémoko Sangaré n’a pas manqué de remercier le président sud-africain Jacob Zuma pour son soutien à la CMAE et sa reconnaissance des efforts de la présidence malienne dans le cadre de la redynamisation de cette organisation continentale dédiée à l’environnement.

Bréhima TOURE
CM/MEA

 

 
 

 

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