« En configuration jazz, ce qui est intéressant, c'est l'inédit, les rencontres surprises », a expliqué Cheick Tidiane Seck. Le spectacle a permis de revisiter certaines de ses propres créations comme « Sabaly et Love » et des classiques de la musique malienne dont « Makès » et « Sarala » de l’icône Bazoumana Sissoko.
Des improvisations, il y en a eu beaucoup. Avec des musiciens utilisant la kora, le piano, la guitare basse et surtout la batterie. Partant des rythmes mandingues traditionnels, Cheick Tidiane Seck et son orchestre ont déambulé vers des sonorités électroniques, flirtant au passage avec le rap, le hip hop et même avec des mélopées orientales.
La voix puissante de Cheick Tidiane Seck porte des textes où la conscience de l'autre est sans cesse mise en avant. Après avoir dirigé avec brio l’album "Red Earth" de Dee Dee Bridgewater et le dernier opus de Oumou Sangaré, l’artiste avait présenté un album acoustique produit et réalisé par lui-même, et entièrement enregistré à Bamako. Avec des invités prestigieux comme Toumani Diabaté, Amadou & Mariam, Djely Mady Tounkara, Manu Dibango.
Depuis trois ans, l’association Nyon Kon Koum Ben (NKKB) développe un projet musical à travers le Jazzy Koum Ben Festival. Le but est de favoriser l’émergence de propositions musicales innovantes dans le pays en organisant des rencontres entre musiciens du Nord et ceux du Sud, dans un souci de haute qualité artistique et technique.
Y. DOUMBIA
Journal l’Essor du jeudi 12 mai 2011



