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COMITES D'ETHIQUE : DES SENTINELLES EFFICACES

 Ils veillent au respect des dimensions éthiques dans les protocoles de recherche. Ils servent de balance entre les bénéfices et les risques des études. La recherche sans respect de l'éthique débouche sur toutes les aventures possibles. Le respect de l'éthique doit être, aujourd'hui, la chose la mieux partagée par les chercheurs et les bailleurs de fonds qui acceptent de mettre leur argent dans la quête du progrès pour le développement.

En d'autres termes, les protocoles de recherche qui n'intègrent pas les dimensions éthiques, sont renvoyés aux calendes grecques par les comités d'éthique qui constituent les sentinelles. Ils servent de balance entre les bénéfices et les risques des protocoles de recherche pour l'homme.

Le Pr Flabou Bougoudogo, directeur de l'Institut national de recherche en santé publique (INRSP) et membre du comité d'éthique de la Faculté de médecine, de pharmacie et d'odonto stomatologie, nous parle de leur utilité mais surtout de leur rôle moralisateur.
Il ressort des explications détaillées du prestigieux bactério-virologue que les comités d'éthique sont une apparition récente. Au 19è siècle, on constatait des pratiques immorales qui consistaient à administrer des microbes aux des personnes, très souvent des prisonniers, pour apprécier l'évolution de la maladie.

A titre d'illustration, le Pr Flabou Bougoudogo cite l'exemple d'un médecin nazi qui injectait la bactérie de la syphilis à des gens pour voir l'évolution des trois phases de la pathologie jusqu'à la mort.

Aujourd'hui, de telles situations ne sont plus humainement possibles. La recherche répond maintenant à une exigence de respect de l'éthique et de la dignité humaine. Les bailleurs ont même conditionné le financement des protocoles aux respects de ces valeurs morales.

Flabou Bougoudogo annonce qu'au 21è siècle, il est inadmissible qu'un chercheur puisse faire des essais sur l'homme sans respect des considérations d'éthique, selon le terme consacré. Les comités d'éthique y tiennent comme à la prunelle de leurs yeux. Ils s'assurent d'abord de la pertinence du sujet, c'est-à-dire qu'ils vérifient si le protocole en question est utile pour l'être humain.

Les critères.

Pour qu'un protocole soit exécuté, il faut que le chercheur lui même réponde à des critères. A cet effet, on exige le curriculum vitæ (CV) du chercheur principal et de ses collaborateurs (les autres membres de l'équipe de recherche). Les comités d'éthique sont aussi regardant sur la méthode décrite par le chercheur.

Il s'agit en d'autres termes de savoir si celle-ci respecte la vie, la personne humaine. Les protocoles de recherche sont aussi disséqués sous tous les angles par les comités d'éthique pour mieux apprécier tous les contours, parce que les comités d'éthique sont composés d'une équipe pluridisciplinaire chacun.

Ils regroupent de grands scientifiques (chercheurs), des sociologues, des juristes, des religieux, des syndicalistes et la société civile. Généralement de l'avis de chercheurs, la taille varie entre 10 personnes et un peu plus pour certaines institutions.
Le Pr Flabou précise qu'il existe 3 comités d'éthique dans notre pays. Il y a le Comité national d'éthique pour la santé et les sciences de la vie (CNESS) et deux autres comités institutionnels au sein de la Faculté de médecine et de l'INRSP.

Les comités d'éthique analysent les substances indiquées dans le protocole et se prononcent sur l'acceptation oui ou non de cette recherche par la communauté. A ce niveau, il faut l'autorisation du maire ou d'une autre autorité compétente.

Au plan individuel, il faut le consentement éclairé du patient inclus dans l'étude. Il faut lui expliquer tous les risques encourus et les autres aspects qui y sont liés comme par exemple, le droit de décrocher à tout moment du projet de recherche s'il le souhaite. Si le sujet est adulte, on lui fait signer mais s'il est mineur, il faut l'assentiment et son tuteur qui signe.

Le comité d'éthique s'assure que ces conditions préalables ont été bien respectées. Il veille également au respect de l'équité et de la justice par rapport aux différents efforts fournis. En termes clairs, il faut trouver un équilibre entre les membres de l'équipe de recherche et les patients inclus.

Ceux-ci aussi ont des compensations. Flabou Bougoudog, explique que s'il est découvert une maladie chez le patient inclus, on esttenu de le traiter (le coût de la prise en charge de la gratuité et des médicaments est pris en compte dans le budget).

Une autre compensation du patient inclus est de lui assurer le transport si cela est nécessaire par exemple. Un patient qui quitte une localité ou une résidence différente du lieu de l'étude doit aussi bénéficie des avantages en termes de transport.

Les projets de recherche qui ne répondent pas à ces critères sont rejetés par les comités d'éthique. Mais ces principes d'éthique sont désormais devenus des réflexes chez les chercheurs. C'est pourquoi beaucoup de protocoles passent. Les protocoles doivent impérativement intégrer l'homme dans toutes ses dimensions pour humaniser la recherche

B. DOUMBIA

Journal l'Essor du 27 octobre 2009

 
 

 

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