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class="gkFeaturedItemTitle" Assises : LES SECONDS COUTEAUX TOMBENT

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 20 novembre 2014 12:50

Le réseau de faussaires avait fait de juteuses affaires. Les « petites mains » ont reconnu leur participation
La délinquance économique et financière a été peut-être le phénomène le plus mis en avant lors de la deuxième session de la Cour d’assises. Au deuxième jour des procès, le ministère public était confronté à Amadou Berthé dit Doudou, agent de saisie au BEMEX, Diakaridia Diarra dit Diack, secrétaire particulier du chef de bureau du BEMEX, Balikaly Camara dit Bakoroba et Modibo Coulibaly comptables bénévoles à la douane, Lassana Koné transitaire, et Boubacar Maïga, étalagiste. Les six personnes étaient accusées de faux en écriture, d’usage de faux et de complicité. A l’ouverture du procès, quatre d’entre elles se sont présentées à l’audience alors que les deux dernières – à savoir Diakaridia Diarra et Boubacar Maïga – avaient choisi de prendre le large.
Les faits dont répondait le groupe des accusés remontent à avril 2006. A l’époque, la direction générale des Douanes avait estimé que le nombre de véhicules immatriculés dans les séries P, Q et R ne correspondait pas en terme de recettes à leur rubrique. Du coup, la direction avait émis de sérieux doutes sur la régularité des opérations de dédouanement des véhicules de ces séries. Pour en avoir le cœur net, elle avait instruit en mai 2006 à la sous-direction des Enquêtes douanières de procéder à la vérification de la régularité des opérations de dédouanement des véhicules appartenant aux séries suspectes et dont les dossiers avaient été transmis par le BEMEX à la direction régionale des Transports terrestres, fluviaux et maritimes du district de Bamako.
Les investigations à peine commencées avaient produit des résultats éloquents. Rien que pour la période allant du 1er janvier au 31 mai 2006, il a été constaté que le bureau des exonérations a transmis à la direction régionale des Transports terrestres, fluviaux et maritimes du district de Bamako 264 dossiers de dédouanement de véhicules constitués de faux documents douaniers et comptables. Des faux documents qui comprenaient, entre autres, des déclarations de mise à la consommation et des certificats de mise à la consommation. Au terme des enquêtes, il a été enregistré 833 véhicules identifiés et immatriculés sur la base de faux documents, soit 57 pour l’année 2004, 512 pour l’année 2005 et 264 pour l’année 2006.
À CHACUN SA TÂCHE. A la barre, Amadou Berthé a avoué les faits sans ambages. Cet homme, qui avait toutes les apparences d’une nature naïve et n’a pas donné l’impression d’éprouver un quelconque embarras, a déclaré avoir été membre d’un réseau d’établissement de faux dossiers de dédouanement de véhicules au sein de la douane. Réseau qu’il avait intégré dès son arrivée à la douane. Le rôle qui lui avait été affecté ? Il procédait à des faux dédouanements en complicité avec Diakaridia Diarra, Balikaly Camara et Modibo Coulibaly. Chacun des membres remplissait une tâche déterminée et recevait tout naturellement sa part de gâteau à la fin de chaque processus de dédouanement. Ne voulant visiblement pas endosser seul la responsabilité de ce qui avait été commis, le suspect a donné des éclaircissements sur les fonctions de chaque membre du groupe.
D’après ses explications, lorsque le groupe était saisi par des propriétaires de véhicule ou par des transitaires, Balikaly Camara vérifiait et liquidait les dossiers en y portant la mention « Vu et Vérifié » au nom du vérificateur Ali Fofana dont il imitait en outre la signature. Amadou Berthé apposait sur ces mêmes dossiers le cachet de son patron qu’il subtilisait. Le rôle de Bakoroba et de Modibo Coulibaly était d’attribuer aux dossiers un numéro pour la déclaration de mise à la consommation avant de les faire parvenir à Diakaridia Diarra. Toujours selon Berthé, Diakaridja profitait de l’établissement des bordereaux d’envoi des dossiers réguliers du bureau pour glisser dans le lot les documents litigieux et faisait signer les dits bordereaux par le chef de bureau qui d’habitude s’abstenait d’une vérification a posteriori. Les faussaires se sont donc fait des rentrées substantielles sur le dos du service de Douanes jusqu’au jour où le pot-aux-roses a été découvert.
Un des points obscurs du procès concernait l’implication de Modibo. Amadou n’a jamais été très clair à ce sujet tout au long du procès. Après avoir indiqué au juge d’instruction qu’il « supposait » que Modibo faisait partie du réseau, il déclara à la barre « être sûr » de la participation de l’intéressé. Pour appuyer ses dires, il ajouta avoir sollicité les services de Modibo à plusieurs reprises pour mettre un numéro sur ses dossiers. Ce point assez bizarre fut abordé de front par Modibo qui comparut immédiatement après Amadou. L’accusé, habillé d’un demi-boubou gris, s’adressa aux jurés avec une certaine assurance. Il s’est dit surpris d’avoir été indexé par Amadou et nia énergiquement être en complicité avec qui que ce soit. Se présentant comme un fervent croyant, Modibo jura par tous les saints n’avoir jamais été au courant de l’existence d’un réseau quelconque, à plus forte raison d’en avoir été membre.
Troisième accusé à comparaitre, Balikaly Camara, qui avait nié sa complicité à l’enquête préliminaire, avoua à la barre avoir participé à l’infraction de faux et d’usage de faux. Il expliqua comment Amadou l’avait impliqué dans ce qu’il appelle « toute cette histoire ». L’agent de saisie lui aurait confié une mission au cours de laquelle il avait décelé la présence de faux dossiers. Camara expliqua avoir restitué ce constat à celui qui l’avait commis. Selon sa version, Amadou lui aurait demandé de jouer à l’homme qui n’a rien vu et que de toute façon, la responsabilité de ce qui se faisait lui revenait à lui, agent de saisie. C’est ainsi Balikaly continua à faire l’aveugle. Après avoir donné ces explications assez alambiquées, le suspect attira négativement l’attention des jurés en alignant des propos contradictoires, en niant aussi bien sa participation que l’existence d’un quelconque réseau.
UN RÉSEAU AUSSI INGÉNIEUX. Comparaissant vêtu d’un ensemble « trois poches » marron, Lassana Koné a vigoureusement contesté sa complicité. Cet homme assez âgé indiqua qu’il n’avait jamais imaginé qu’il se retrouverait un jour devant une cour en compagnie de son beau-fils. Sa réelle affliction a frappé toute l’assistance. Koné a raconté qu’il était constamment resté dans la légalité. Il remettait à son gendre les cartes grises des véhicules à dédouaner avec le montant des frais de la procédure. Quelques jours après, il appelait l’intéressé pour lui communiquer le numéro du bordereau d’envoi transmettant le dossier. Il n’était au courant de l’existence d’aucun réseau.
Le ministère public, dans son réquisitoire a demandé à la Cour de ne pas retenir Modibo dans les liens de l’accusation. Selon lui, l’intéressé a nié toujours les faits. De surcroit, Amadou qui l’a mis en cause n’a jamais apporté la moindre preuve à l’appui de ses accusations. Par contre, l’accusation a sollicité que la culpabilité de Balikaly soit retenue. « Celui-ci était au courant de l’usage de faux, mais il n’a pas pour autant arrêté de les couvrir », a indiqué le ministère public. Celui-ci a montré la même sévérité à l’égard de Amadou. Selon lui, ce dernier a pris la paternité de ce qui est arrivé. Il lui faut donc assumer.
Quant à Lassana Koné, l’accusation a demandé sans surprise qu’il soit acquitté. Car il « n’a rien à se reprocher. Il est un transitaire. Or selon le représentant de la douane, il n’y a rien de répréhensible dans le fait qu’un transitaire remette un dossier à un douanier ». En conclusion, le ministère public souhaité que la Cour dise à la majorité que Boubacar Maïga et Djakaridja sont coupables.
Prenant la parole, le conseil de Amadou a indiqué qu’un simple planton est incapable de mettre en place un réseau aussi ingénieux. Pour lui, son client n’a été qu’un un bouc émissaire, victime de sa naïveté. « Il a trouvé que le système était déjà en place. Il a pris le train alors que celui-ci était déjà en marche. Pour cela, je plaide la clémence de la cour », a conclu l’avocat. L’avocat de Balkali pour sa part a indiqué que l’infraction n’était pas consommée puisque l’intention n’existe pas. Aux jurés, il a demandé de revoir la position de son client en répondant à la majorité qu’il n’est pas coupable.
Dernier à faire sa plaidoirie, le conseil de Modibo s’est dit surpris de la comparution de son client devant les jurés de la Cour d’assises. Il a insisté sur le fait que le juge d’instruction avait déclaré son client non coupable. Par ailleurs, il a sollicité des jurés qu’ils acquittent un accusé pour lequel Amadou, qui s’est efforcé de le charger, n’a jamais pu apporter la moindre preuve de sa participation au réseau de faussaires.
La Cour dans sa sagacité a déclaré Amadou Berthé et Balikaly Camara coupables. Le premier est condamné à trois ans de prison avec sursis et le deuxième, à deux ans avec sursis. Quant à Diakaridia Diarra et Boubacar Maïga, ils ont été condamnés par contumace à 20 ans de réclusion ferme. Lassana Koné et Modibo Coulibaly ont été acquittés.
Aminata Dindi SISSOKO

class="gkFeaturedItemTitle" Lutte contre Ebola : SCÈNES DE LA VIE QUOTIDIENNE À KOURÉMALÉ

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 20 novembre 2014 12:40

A cette ville-frontière, la vigilance et l’implication des policiers sont à saluer tout particulièrement
A Kourémalé, village frontalier de la Guinée, la scène est devenue courante, même si on peut par moments lui trouver un caractère ubuesque. Les policiers de service au niveau du poste de contrôle se montrent d’une vigilance exemplaire. Il leur arrive même d’interpeller littéralement les piétons pour que ceux-ci observent le lavage des mains et se soumettent au contrôle de température. Ces mesures de prévention, comme on le sait désormais, visent à circonscrire les risques de propagation du virus Ebola dans notre pays. Certains des passants semblent tout étonnés de s’entendre hélés ainsi, mais ils obtempèrent néanmoins, cédant à l’exigence du moment. Ils se lavent les mains au savon avant de les passer au gel. Ils se soumettent ensuite à une prise de température par les équipes médicales postées au niveau de la police et de la douane.
Dans cet exercice de contrôle de température à l’aide de thermomètres infrarouges, les équipes médicales répètent le geste deux ou trois fois pour certaines personnes. L’explication fournie à ce sujet par un agent de santé est qu’il se produit parfois un phénomène non pris en compte au départ : certaines élévations de température peuvent être liées à une forte exposition du sujet au soleil. Les personnes concernées par cette particularité sont alors mises au repos à l’ombre pendant quelques minutes, avant de se soumettre à une autre prise de température.
Le cas des motocyclistes est plus compliqué à gérer. Souvent certains de ceux-ci passent sans se soumettre à la recommandation du moment. Ils n’ont probablement pas pris la mesure des enjeux liés à une éventuelle propagation du virus Ebola dans notre pays. Peuvent-ils représenter un risque de propagation de la maladie ?
Par ailleurs, le visiteur peut facilement constater que le lavage des mains au savon n’est pas un réflexe absolument ancré à Kourémalé. Certains tentent même de s’y soustraire par tous les moyens. Pour les plus récalcitrants, il faut une intervention de la police comme pour ces deux jeunes Guinéens venus régler à la gendarmerie malienne à Kourémalé, une affaire qui les opposait à un transitaire. Ils tentaient obstinément de se soustraire à la règle au niveau du cordon sanitaire. Et dédaignaient ouvertement les approches conciliatrices. Mais les policiers de service ont su se montrer suffisamment dissuasifs et les deux « frondeurs » ont fini par se laver les mains et se soumettre à la prise de température. La police a procédé également au contrôle de leurs identités pour montrer qu’elle ne badinait dans ce genre de situation. Une fois l’incident clos, les jeunes gens sont repartis vers leur terre natale.
Dans la gestion de l’épidémie de fièvre Ebola, la police apporte donc un concours précieux. Elle veille à l’application des directives données par les autorités sanitaires dans la localité de Kourémalé. Les policiers de service se montrent d’une vigilance extrême, sachant déployer quand il le faut un gros effort pédagogique pour sensibiliser les passagers des divers véhicules sur l’urgence, mais surtout la nécessité d’observer ces mesures élémentaires d’hygiène et de gestion des risques de propagation. Les voyageurs sont aussi enregistrés au niveau de la police et des cordons sanitaires. Ils peuvent ainsi être identifiés et recherchés en cas de besoin.
L’observateur qui fait un tour de Kourémalé en dehors du parcours balisé de la délégation officielle se rend bien compte que le dispositif déployé comporte encore des insuffisances auxquelles il faut pallier au plus vite. Chacun doit jouer sa partition pour éviter que des négligences coupables ne soient à l’origine d’une éventuelle propagation de la maladie. Par exemple, les cordons sanitaires, à en croire les agents de santé, ont été dotés de gel (une solution hydro alcoolique qui permet de désinfecter les mains) et d’un deuxième thermomètre infrarouge pour chaque cordon, seulement la veille de l’arrivée du président de la République. Au niveau de l’autre cordon sanitaire, installé au niveau de la barrière douanière, un thermomètre infrarouge s’affole et signale de temps en temps des températures variables sur la même personne contrôlée. Un défaut de piles, nous précisera-t-on. Mais ici, et compte tenu de la complexité de la mission confiée aux acteurs impliqués, c’est surtout au défaut de vigilance qu’il faut veiller constamment.
B. DOUMBIA

class="gkFeaturedItemTitle" Lutte contre le virus « Ebola » : LES ÉCOLES SE METTENT AU PRINCIPE DE PRECAUTION

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 19 novembre 2014 19:29

Les mesures d’hygiène conseillées par les autorités sont appliquées à la lettre dans tous établissements scolaires que nous avons visités
La précaution s’y imposait d’évidence. En effet, le milieu scolaire figure parmi les lieux de regroupement les plus exposés aux maladies contagieuses.  Pour cette raison, après la mort d’une fillette à Kayes et d’un infirmier à la polyclinique Pasteur à Bamako, tous deux de la fièvre hémorragique à virus « Ebola », les mesures d’hygiène et les comportements préventifs exigés par les autorités y ont rapidement pris droit de cité. Un tour dans certaines écoles a permis à notre équipe de reportage de constater que la sensibilisation en cours n’était pas tombée dans des oreilles de sourds.

A « André Davesne » de Torokorobougou, « Mamadou Mouctar Ba » de Bougouba et « Kalanso 2 » de Djélibougou, tous des établissements scolaires privés, on  applique à la lettre les mesures d’hygiène et de protection arrêtées pour se protéger contre « Ebola ». A « A. Davesne », des équipements sanitaires pour le lavage des mains sont installés devant les toilettes. Ici, l’âge des élèves varie entre 6 à 15 ans, a expliqué le directeur et promoteur de l’école, Abdoulaye Dembélé. Outre les premières leçons sur « Ebola » prodiguées le jour de la rentrée scolaire 2014-2015, les enseignants donnent régulièrement des conseils à leurs élèves. Ils invitent les enfants prendre au sérieux l’existence de la maladie en question, et surtout le danger qu’elle représente. Ils veillent aussi à ce que les élèves en entrant et en sortant des toilettes utilisent les équipements sanitaires placés bien en évidence.
Les enfants doivent en outre se laver les mains au savon et à l’eau de javel avant d’entrer et en sortant des classes. Le désinfectant utilisé est un mélange d’eau du robinet et d’eau de javel. Le promoteur de l’établissement scolaire a par ailleurs précisé que ses visiteurs (les parents d’élèves ou des personnes étrangères) ont désormais le réflexe de se désinfecter les mains dès qu’ils franchissent la porte de son école. Abdoulaye Dembélé a par ailleurs interdit la vente de tous les aliments devant son établissement, à l’exception des oranges, des pommes, des bonbons.
DES DÉMONSTRATIONS POUR LES TOUT PETITS. Au complexe scolaire « Mamadou Mouctar Ba », nous avons été priés de laver les mains juste à l’entrée de la direction de l’établissement. Là, le matériel de lavage de mains est installé en plusieurs points de la cour. Tout comme à « Davesne », chaque élève, avant son entrée et après sa sortie de la classe est astreint au lavage des mains. Les classes, les bureaux administratifs, la cantine et les toilettes ont tous été désinfectés. Un appareil de contrôle de tension offert par un parent d’élève sert à contrôler la température de tout le monde. Cette procédure a commencé le vendredi 14 novembre. « Depuis qu’il a été annoncé que notre pays n’est pas épargné par la fièvre hémorragique à virus Ebola, notre complexe a mis les dispositifs sanitaires en place. Tous les matins quand j’arrive à l’école, je vérifie si le savon et l’eau de javel sont bien en place. Je rappelle constamment aux élèves la pratique quotidienne du lavage des mains au savon. Je charge les monitrices d’expliquer la dangerosité et les risques de la maladie aux tout petits », a assuré la directrice générale du complexe scolaire, Mme Ba Oumou Sankaré.
L’assistant administratif de l’école internationale privée « Kalanso  2», Soumaïla N’Diaye nous a indiqué que les poignées de mains et les accolades avaient été interdites dans son établissement bien avant l’enregistrement du premier cas d’Ebola dans notre pays. Cette mesure a été ajoutée à l’obligation de se laver les mains et à l’usage du gel bactéricide dans l’établissement. Ces dispositions sont complétées par démonstrations faites à l’intention des tout petits pour mettre en garde ces derniers sur les dangers et les risques qu’il y a dans l’inobservation des mesures d’hygiène et de protection.
Le directeur de l’école fondamentale publique « Mamadou Konaté I » du Quartier du fleuve, Iguéré Dolo, a, lui, précisé qu’une campagne de sensibilisation a été menée depuis les mois de mai et de juin derniers sur la fièvre Ebola. Cette campagne a été renforcée par les récents messages des enseignants délivrés en classe. Deux kits d’hygiène sont installés devant toutes les classes de l’établissement.
Au groupe scolaire « Dravéla II », Mohamed Maïga, le directeur explique que son école ne dispose que de bidons à robinet et de bassines en plastique dotées de bouilloire comme moyens d’hygiène. « Nous n’avons de problèmes d’eau, mais nous manquons de produits bactéricides pour le lavage des mains », a-t-il déploré. Mohamed Maïga a invité les parents à faire manger leurs enfants avant que ceux-ci ne quittent la maison, afin que les élèves ne soient pas tentés par les aliments vendus dans la rue. Une précaution supplémentaire, mais certainement pas superflue. Le plus réconfortant était de constater l’adhésion complète des enfants aux mesures de précautions qu’on leur recommande. Une adhésion qui est sans aucun doute le moteur essentiel des dispositifs mis en place.
S.Y. WAGUÉ

class="gkFeaturedItemTitle" Assemblée nationale : HUIS CLOS AUTOUR DES DOCUMENTS D’ALGER

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 19 novembre 2014 17:30

A la demande du Premier ministre Moussa Mara, l’Assemblée nationale a tenu lundi après midi une séance à huis-clos pour parler des éléments du pré-accord relatif aux pourparlers d’Alger. Le chef du gouvernement était accompagné de quatre membres du gouvernement : le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, et de l’Intégration africaine, Abdoulaye Diop, chef de la délégation nationale aux pourparlers ; celui de la Solidarité, de l’Action humanitaire et de la Reconstruction du Nord, Hamadoun Konaté ; le ministre de la Planification, de l’Aménagement du Territoire  et de la population Cheickna Seydi Ahamady Diawara et celui de la Décentralisation et de la Ville, Ousmane Sy.
Les membres du gouvernement et les députés se sont entretenus pendant longtemps du document de synthèse de la médiation et des propositions faites par le gouvernement. Le gouvernement a été entendu sur ces deux documents avant que les élus ne posent une série de questions. Il semble que les inquiétudes des députés étaient nombreuses car beaucoup avaient des réserves sur le document de la médiation. Dans ses réponses, le gouvernement s’est évertué à convaincre du bien-fondé de sa démarche et a mis en avant ses propres réserves et les nouvelles propositions faites au médiateur.
Au sortir de la salle, majorité et opposition avaient naturellement une vision différente de la question.
Seydou Diawara, député élu à Ségou, président du Groupe parlementaire RPM, donc chef de file de la mouvance présidentielle a soutenu que le gouvernement était dans son rôle avec cette séance avec les élus. Pour lui, il était tout à fait indiqué que le gouvernement échange avec les élus de la nation sur une question aussi importante. Il a ajouté que le document n’était pas définitif et rappelé qu’il y avait des « lignes rouges » à ne pas franchir. Pour Seydou Diawara certaines choses ne font pas l’objet de débat. Il s’agit de l’intégrité du territoire, de la laïcité, de la forme républicaine de l’Etat. Pour tout le reste, on peut trouver un terrain d’entente en restant dans le cadre de la feuille de route, a-t-il estimé.
Mody N’Diaye, président du Groupe parlementaire VRD (opposition) est d’un autre avis. Il estime que le document présenté est à relire sérieusement. Beaucoup de choses sont à revoir. Pour lui, le document de synthèse, tel que présenté consacre deux entités : le Nord et le Sud. Mody N’Diaye rappelle que beaucoup de points concernant notamment la régionalisation, le redécoupage avec de nouveaux cercles avaient été abordés avant l’éclatement de la crise. Le document de synthèse « ne rencontre pas l’agrément des populations », a-t-il assuré. Il reconnaît cependant qu’il s’agit bien de négociation entre deux parties. Le président du Groupe parlementaire VRD s’attend donc à des négociations difficiles et invite le gouvernement à jouer très serré.
A. LAM

class="gkFeaturedItemTitle" Mme Hiroute Guébré Sélassié à Bamako : APPEL A UNE MEILLEURE COORDINATION DES STRATEGIES DE LUTTE CONTRE LES FLEAUX QUI MINENT LE SAHEL

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 19 novembre 2014 17:00

L’envoyée spéciale du secrétaire général de l’ONU pour le Sahel, Mme Hiroute Guébré Sélassié, a organisé une rencontre lundi avec les principaux partenaires de la Stratégie des Nations Unies pour le Sahel (SINUS). Il s’agit notamment de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement, de la Commission de l’Union africaine, du Haut-commissariat européen en charge du développement.
Cette rencontre marque le premier anniversaire de la visite de Ban-Ki-Moon dans la région. Lors de la conférence de presse qui a sanctionné cette rencontre de haut niveau à l’hôtel Salam lundi après-midi, l’envoyée spéciale du secrétaire général de l’ONU a appelé à une meilleure coordination des stratégies de lutte contre les fléaux qui minent le Sahel.
La réunion s’est tenue à la veille de la troisième rencontre de la plateforme ministérielle de coordination des stratégies pour le Sahel. Elle a donné l’occasion aux représentants des institutions – qui figurent parmi les principaux partenaires du Sahel - de faire le point sur la situation politique, sécuritaire et humanitaire dans le Sahel et de réaffirmer leur engagement en faveur de la région.
Interrogée sur l’apport de l’ONU à notre pays dans le combat engagé contre le virus hémorragique Ebola, Mme Hiroute Guébré Sélassié a rappelé que les Nations Unies ont déjà une mission basée à Dakar qui travaille avec d’autres partenaires sur la question. Concrètement, précise-t-elle, des actions sont en cours pour appuyer les pays touchés et aider ceux qui ne le sont encore à préserver leurs populations de la contamination. L’envoyé spécial de l’Union européenne, Michel Reveyrand de Menthon, a pour sa part précisé que son institution travaille d’arrache-pied en collaboration avec l’OMS pour juguler le fléau. Les conférenciers ont tous appelé les populations du Sahel à rester mobilisées contre le virus et les ont invitées à collaborer avec les services de santé en acceptant de se faire soigner et à sauver ainsi d’autres vies.
Sur l’épineuse question des négociations en cours à Alger, Michel Reveyrand-de-Menthon a affiché son optimisme malgré la complication du processus. « Nous sommes tous préoccupés et nous condamnons les attaques contre les populations civiles et les forces de la Minusma », a indiqué Mme Hiroute Guébré Sélassié pour qui les négociations d’Alger sont pour le moment encourageants. Pour elle, la responsabilité première est celle des autorités maliennes qui restent très favorables à l’aboutissement du processus.
Pierre Buyoya, Haut représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel, a pour sa part remarqué que la violence n’a jamais cessé au nord malgré les engagements pris. Les attaques terroristes, les embuscades ont amené les acteurs à prendre des dispositions à Niamey en renforçant notamment le dispositif de la Minusma.
Le combat est de longue haleine, a analysé Pierre Buyoya qui a indiqué qu’un accord pourrait être signé avant la fin de l’année. Cependant, tempère-t-il, il reste du chemin à faire. Parlant du Sahel, il a précisé que le groupe de travail mis en place a le devoir de mieux coordonner les activités dans l’espace Sahel, afin d’avoir des résultats.
Dans le communiqué conjoint rendu public à la conférence de presse, les participants ont insisté sur la nécessité d’assurer un ancrage régional des différentes stratégies tout en affirmant leur engagement à travailler avec les autres partenaires de la région.
La situation au Burkina Faso a aussi interpellé les envoyés spéciaux qui ont salué le sens des responsabilités et les efforts du peuple burkinabè pour préserver l’unité, la paix et la sécurité du pays.
A. M. CISSE

class="gkFeaturedItemTitle" Plateforme ministérielle de coordination des stratégies au Sahel : UNE VOLONTE INEBRANLABLE DE FAIRE FACE AUX MENACES

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 19 novembre 2014 16:31

Bamako appelle à une meilleure mobilisation des ressources et des énergies en vue de répondre efficacement aux besoins à long terme de la région du Sahel dans les domaines de la sécurité, de la gouvernance, du développement et de l’humanitaire
La 3è réunion de la Plateforme ministérielle de coordination des stratégies Sahel a comblé les attentes en réaffirmant la volonté inébranlable des Etats du Sahel à combattre les maux qui assaillent leur région. Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, qui présidait les travaux hier au Centre international de conférences, a transmis les remerciements du gouvernement à Mme Hiroute Guébré Sélassié, envoyée spéciale du secrétaire général des Nations Unies pour le Sahel, et Pierre Buyoya, Haut représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel. Par la même occasion, Abdoulaye Diop a salué tous les partenaires techniques et financiers pour leur contribution remarquable aux efforts de développement et l’intérêt constant qu’ils portent à la région du Sahel.
Cette rencontre de haut niveau se tient chez nous parce que la présidence biennale tournante a été confiée, pour les deux premières années, à notre pays. Elle a pour but de « permettre une durabilité raisonnable dans la prise en charge des problèmes à résoudre, de maintenir l’attention sur les défis importants auxquels la région du Sahel est confrontée, d’adopter les priorités communes pour les initiatives régionales au Sahel et d’assurer le suivi des progrès réalisés, notamment à travers l’appui coordonné de la Communauté internationale ».
A l’ouverture des travaux, le ministre Diop a fixé le décor en indiquant qu’en application de la Résolution 2056 (2012) du Conseil de sécurité, le secrétaire général des Nations Unies a élaboré une stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel, destinée à établir la cohérence et l’intégration des démarches de l’ONU à l’appui des gouvernements et des peuples des pays de la région du Sahel, pour une perspective de développement durable.
Quel est le contenu de cette stratégie ? Elle comporte trois volets, énumère le ministre : la gouvernance, la sécurité et la résilience. Cette stratégie vient en complément des initiatives et mesures prises, soit par les Etats du Sahel, soit par d’autres organismes ou entités, notamment l’Union africaine, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), l’Union du Maghreb arabe, la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CENSAD), l’Union européenne. Elle souligne également la nécessité de coordination des différentes initiatives pour le Sahel.
PRESIDENCE ROTATIVE. « Ainsi, à la faveur de la visite de haut niveau, effectuée dans les pays du Sahel par le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, le gouvernement de la République du Mali a organisé, le 5 novembre 2013 à Bamako, la première réunion ministérielle sur la stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel », a rappelé le ministre Diop. Il a précisé que cette « réunion a établi une plateforme ministérielle de coordination avec une présidence rotative dotée d’un secrétariat technique co-présidé par l’Union africaine et les Nations Unies. Il a été également convenu de tenir des réunions semestrielles ».
Ce n’est pas la première fois qu’une telle rencontre se passe à Bamako. En mai dernier, la 2è réunion a travaillé sur la Feuille de route de la présidence malienne. Celle-ci s’inscrit aussi dans le cadre de la recherche d’une paix durable dans la région, gage d’un développement durable. « Le Mali estime que la résilience des populations du Sahel doit être assurée en éliminant les causes sous-jacentes et autres conséquences de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle et par la promotion du développement à travers la réalisation de projets régionaux dans les domaines prioritaires comme l’énergie solaire, les infrastructures, les routes, l’agriculture, la santé et l’éducation », a développé le ministre des Affaires étrangères.
La 3è réunion de la plateforme, comme les deux premières, a rempli toutes ses promesses. Elle a, en effet, permis de faire le point de la mise en œuvre de la Feuille de route de la présidence malienne, des activités du secrétariat technique, de la finalisation de la cartographie des stratégies Sahel, de la désignation des points focaux, de l’élaboration des termes de référence de la plateforme et du secrétariat technique, de la définition des modalités d’un partenariat avec le secrétariat du G5 Sahel, etc.
L’argent, nerf de la guerre, n’est pas toujours au rendez-vous pour financer les stratégies. Le ministre des Affaires étrangères a, par conséquent, renouvelé son « appel à la Communauté internationale, y compris le Système des Nations Unies, les institutions financières internationales dont la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, l’Union africaine à travers le NEPAD, pour une meilleure mobilisation des ressources et des énergies en vue de répondre efficacement aux besoins à long terme de la région du Sahel dans les domaines de la sécurité, de la gouvernance, du développement et de l’humanitaire ».
Avant lui, Pierre Buyoya s’est inquiété de la recrudescence des actes terroristes, des trafics en tous genres et de la prévalence de la criminalité́ transfrontalière organisée. Les attaques sporadiques, mais persistantes au nord du Mali, les sévices du groupe Boko Haram au Nigeria et au Cameroun et la situation d’instabilité généralisée en Libye illustrent bien ce constat, a analysé l’envoyé spécial de l’Union africaine. A ces préoccupations d’ordre sécuritaire, il faut ajouter la crise socio-économique représentée par la propagation de la maladie à virus Ebola qui constitue une menace sérieuse pour plusieurs pays de la région ouest-africaine, y compris des pays du Sahel. Pour le Haut représentant de l’UA, tout cela nous interpelle à continuer de conjuguer nos efforts, afin de faire face à ces menaces et bien gérer leurs conséquences politiques, humaines, sociales, et économiques.
A. M. CISSE

class="gkFeaturedItemTitle" Lutte contre Ebola : LE POINT AU JOUR LE JOUR

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 19 novembre 2014 16:00

Au lendemain du briefing des partenaires, le Premier ministre Moussa Mara a présidé hier après-midi, la 4è réunion du comité interministériel de gestion des épidémies consacré à la fièvre Ebola.
Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique a confirmé l’application effective ou en cours des recommandations antérieures et la nomination du Pr Samba Sow  comme coordonnateur du centre opérationnel. Le centre d’isolement de Kouremalé,  à la frontière de la Guinée, sera fonctionnel dans la semaine courante. La sensibilisation et l’information ont été densifiées, avec notamment la production de bulletins d’information quotidiens et la poursuite de la sensibilisation dans les écoles. Plusieurs compagnies de transport se sont engagées à produire les manifestes des passagers avec les indications de température. Les forces de sécurité et l’armée ont été mobilisés pour appuyer les services de santé, notamment à Kouremalé, tandis qu’une formation est organisée à l’intention des hygiénistes de Bamako. La désinfection des morgues et des cadavres est envisagée rapidement avec l’ensemble des acteurs de cette tâche (hôpitaux, cliniques, offices de culte, familles…). La formation des agents de santé se déroule normalement et les équipements de protection individuels seront renforcés.
Le Gouvernement a aussi décidé de motiver le personnel de terrain à travers le Centre opérationnel d’urgence.  « Ces motivations sont fonction des niveaux de risques encourues », indique un communiqué de presse de la Primature.
Le texte annonce aussi une amélioration du fonctionnement des numéros verts et un renforcement des postes de contrôle routiers fixes par des postes de contrôle mobiles. Autre annonce : les gels désinfectants vendus dans les pharmacies seront inspectés par les services compétents alors même que la fabrication locale du produit va démarrer dans les jours à venir.
Le communiqué confirme la mise en quarantaine de la clinique Pasteur. Les responsables des cliniques et des laboratoires ont, eux, tenu une réunion sur les directives particulières du Département de la santé. Le Premier ministre Moussa Mara a averti qu’aucun laxisme ne sera toléré sur l’ensemble de la chaîne surtout de la part des personnels de santé. Des visites inopinées seront ainsi conduites par des membres du gouvernement sur la base de la carte de prévention élaborée par le ministère de la Santé. Le département de la santé n’exclut pas de mettre en congé tous les agents de santé identifiés comme étant une personne contact.
À la date d’hier, il est recensé : 10 cas suspects, 4 cas confirmés, 3 décès (sans la fillette de Kayes). Un seul  cas confirmé est en traitement au Cnam, un autre cas suspect est en observation. La recherche de certaines personnes contacts se poursuit. Sur ce point, 577 personnes contacts sont suivies actuellement, en comptabilisant celles de Kayes.
Les derniers prélèvements n’ont pas détecté jusqu’ici de cas de fièvre sur les personnes contacts.
Les prochaines réunions se pencheront sur le point d’exécution  du plan de contingence. Celle d’hier a enregistré la participation de Bruce Aylward assistant du directeur général en chargé de l’Ebola à Genève.
(Source Primature)

class="gkFeaturedItemTitle" Coopération Mali Espagne Le Premier reçoit l’Ambassadeur pour le Sahel

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 18 novembre 2014 20:00

Le Premier ministre Moussa Mara a reçu ce mardi 18 novembre en début de soirée   SE Angel Losada, Ambassadeur du Royaume d’Espagne pour le Sahel. Le diplomate espagnol qui a déjà servi au Koweït puis au Nigeria séjourne au Mali dans le cadre du suivi de certains dossiers importants dont l’EUTM à Koulikoro.  Avant son séjour, Bamako et certaines villes du Nord du Mali avaient accueilli le Secrétaire d’Etat à la Coopération, le Ministre de la Défense et le Ministre des Affaires étrangères.

Le Premier ministre a salué la qualité de la coopération bilatérale entre le Mali et l’Espagne dans de nombreux domaines, puis a abordé avec son hôte de la plateforme sur le Sahel, du G5, des menaces du terrorisme  pour la région et pour le monde.  Il estime que des efforts importants doivent être fournis pour combattre le phénomène en investissant dans le développement. Selon Moussa Mara, les nouvelles rebellions de la région ne constituent que la tête de pont du terrorisme.

Le Premier ministre a également informé son interlocuteur sur l’évolution du processus de paix d’Alger.  A ce sujet, le Gouvernement malien organise présentement des concertations avec les forces vives de la nation. Il ressort des remontées que les Maliens sont fermement attachés à l’unité nationale, la république souveraine et variée, la laïcité et la démocratie.   

M. Losada pour sa part marque son intérêt pour cette vision en indiquant que si l’intégrité du Mali venait à se dégrader plusieurs pays de la région courraient le risque de voir se développer des instincts dangereux pour la cohésion. Il recommande plus d’investissement dans l’éducation et la formation en condamnant énergiquement les actes des groupes dont Boko haram.

Le Mali et l’Espagne ont une coopération très riche dans de nombreux domaines dont l’enseignement, la santé, l’agriculture, la migration et les affaires.  

CCINT Primature

class="gkFeaturedItemTitle" Lutte contre Ebola La quatrième réunion de crise accélère la cadence

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 18 novembre 2014 19:30

Le Premier ministre Moussa Mara vient de présider cet après-midi du 18 novembre, au lendemain du briefing des partenaires, la 4ème réunion du comité interministériel de gestion des épidémies axé sur la fièvre Ebola. Il ressort de l'exposé du ministre de la santé et de l'hygiène publique que les recommandations antérieures sont effectivement appliquées en en cours de l’être. 
Ainsi le coordonnateur du centre opérationnel a été nommée en la personne du Pr Samba Sow, le centre d'isolement de Kouremalé  à la frontière de la Guinée sera fonctionnel dans la semaine courante, la sensibilisation et l'information ont été densifiées, plusieurs compagnies de transport se sont engagées à produire les manifestes des passagers avec des indications de température, les bulletins d'information quotidiens sont produits, les forces de sécurité et l'armée ont été mobilisés pour appuyer les services de santé notamment à Kouremalé, les hygiénistes de Bamako bénéficieront d'une formation à partir du mardi 18 novembre.
Quant à la désinfection des morgues et des cadavres, sa mise en œuvre est envisagée rapidement avec l'ensemble des acteurs de cette tâche (hôpitaux, cliniques, offices de culte, familles…). La formation des agents de santé se déroule normalement.
Le Gouvernement a aussi décidé de motiver les personnels de terrain à travers le centre opérationnel d'urgence.  Ces motivations sont fonction des niveaux de risques encourues. Les équipements de protection individuels seront renforcés. Par ailleurs, la clinique Pasteur est effectivement mise en quarantaine, le fonctionnement des numéros verts a été amélioré en terme de positions de réception des téléopérateurs, les postes de contrôle routiers fixes sont renforcés par des postes de contrôle mobiles. Autre mesure : les gels désinfectants vendus dans les pharmacies seront inspectés par les services compétents alors même que la fabrication locale du produit va démarrer dans les jours à venir. Dans les écoles, la sensibilisation se poursuit au quotidien.
Les responsables des cliniques et des laboratoires ont tenu une réunion sur des directives particulières du Département de la santé.
Le Premier ministre Moussa Mara a indiqué qu'aucun laxisme ne sera toléré sur l'ensemble de la chaîne surtout de la part des personnels de santé. Ainsi des visites inopinées seront entreprises par des membres du gouvernement sur la base de la carte de prévention mise en place par le ministre de la santé. Le Département de la santé n'exclut pas de mettre en congé tous les agents de santé identifiés comme étant une personne contact.
La visite du Président de la République le lundi 17 novembre au centre d'isolement de Bamako et à Kouremalé  à la frontière de la Guinée a permis d'attirer une nouvelle fois l'attention des populations sur l'épidémie.
À la date d'aujourd'hui, il est recensé : 10 cas suspects, 4 cas confirmés, 3 cas décès sans le sujet de Kayes. Un seul  cas confirmé est en traitement au Cnam, un autre cas suspect est en observation. La recherche de certaines personnes contacts se poursuit. A ce niveau 413 contacts sont suivies présentement soit 577 si celles de Kayes sont comptabilisées. Les derniers prélèvements n'ont pas encore détecté de cas de fièvre sur les personnes contacts.

De nombreuses initiatives sont signalées au niveau des femmes, des jeunes et des chefs religieux dans le cadre de la mobilisation et de la sensibilisation.  Les prochaines réunions se pencheront sur le point d'exécution  du plan de contingence. Celle d’aujourd’hui a enregistré la participation de M. Bruce Aylward Assistant du Directeur Général en chargé de l’Ebola à Genève.
CCINT Primature

class="gkFeaturedItemTitle" SITUATION DE LA LUTTE CONTRE LA MALADIE A VIRUS EBOLA AU MALI A LA DATE DU LUNDI 17 NOVEMBRE 2014

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 18 novembre 2014 16:16

Dans un souci de transparence, le Gouvernement informe l’opinion publique nationale et internationale, à travers le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, sur l’évolution de la maladie à virus Ebola au Mali.
A la date du 17 novembre 2014, la situation se présente comme suit :
-        Le nombre de personnes-contacts suivies par les services de santé  atteint 577. Elles ont toutes été mises en observation pour contrôle sanitaire ;
-        Parmi ces personnes-contacts, un cas suspect a été testé négatif ce jour ;
-        Le bilan n’a pas évolué, et reste toujours de trois (3) décès liés au patient guinéen, et un (1) décès à Kayes (fillette de 2 ans), soit un total de quatre (4) ;
-        Parmi les personnes en contact avec le patient guinéen, une (1) personne a été déclarée positive, et est en traitement par les services spécialisés.
Le Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA, s’investissant personnellement dans la lutte contre Ebola, s’est rendu le lundi 17 novembre au CNAM, sis à Djicoroni Para, pour observer le centre d’isolement mis en place. Il s’est félicité de la qualité des infrastructures, « et du travail sérieux, fabuleux, mené par une équipe responsable, et consciente des enjeux ». Au cours de cette visite, il a pu échanger à distance avec la personne contaminée, actuellement en traitement, à qui il a présenté ses meilleurs vœux de rétablissement, et apporté tout le soutien de la nation.
Dans l’après-midi, Le Président de la République est allé inspecter le dispositif mis en place par le Gouvernement à Kourémalé, localité située à la frontière guinéenne. Ce fut l’occasion pour le chef de l’Etat d’appeler à la mobilisation générale, et d’encourager les agents sanitaires et les forces de sécurité à la vigilance, et à la rigueur dans le travail.
Le Gouvernement appelle au calme et à la sérénité, et à la mobilisation générale de l’ensemble des populations, pour véhiculer les messages de prévention et faire respecter les mesures d’hygiène et les consignes sanitaires, qui demeurent des conditions essentielles de prévention de cette maladie.
Le Gouvernement invite toutes les personnes ayant eu des contacts directs ou indirects avec les personnes déclarées positives à se faire identifier pour un contrôle sanitaire en appelant les numéros verts : 80 00 89 89 / 80 00 88 88 / 80 00 77 77.

Bamako, le 17 novembre 2014
Le Coordinateur du Centre Opérationnel d’Urgence
Pr Samba O. SOW

class="gkFeaturedItemTitle" Pourparlers inter-maliens d’Alger : JOURNEES D’INFORMATION A L’INTENTION DES FORCES VIVES DE LA NATION

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 18 novembre 2014 16:11

Pendant deux jours, les participants seront largement informés du contenu du document de synthèse de la médiation internationale et des propositions du gouvernement
Informer et sensibiliser les forces vives de la nation sur les pourparlers inter-maliens inclusifs de paix d’Alger, tel est l’objectif d’un atelier ouvert hier au CICB sous la présence du Premier ministre, Moussa Mara. C’était en présence des ambassadeurs et représentants des organisations internationales accrédités dans notre pays.

Au cours des deux jours des travaux, les participants seront informés du processus des négociations et particulièrement du document de synthèse élaboré par l’équipe de la médiation internationale et qui s’intitule «Éléments pour un accord pour la paix et la réconciliation au Mali».
Dans son intervention, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, chef de la délégation gouvernementale, Abdoulaye Diop, a confirmé que le document de synthèse de la médiation constituait une bonne base pour aller à un préaccord dans la mesure où il prend en compte le respect de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Etat du Mali, ainsi que de sa forme républicaine et laïque. Par ailleurs, le document intègre la lutte contre le terrorisme et le trafic de tout genre, le rejet de la violence comme moyen d’expression politique, le respect des droits de l’Homme, de la dignité humaine et des libertés fondamentales et religieuses, la promotion d’un développement équilibré de l’ensemble des régions du Mali, la participation effective des populations à la gestion de leurs propres affaires à travers un système de gouvernance prenant en compte leurs aspirations et leurs besoins spécifiques.

A ce niveau, il est question de doter les collectivités territoriales d’organes élus au suffrage universel, bénéficiant d’un très large transfert de compétences et jouissant des pouvoirs juridiques, administratifs et financiers nécessaires. Dans ce cadre, la région sera dotée d’une Assemblée régionale élue au suffrage universel direct et élira à son tour son président, qui est également le chef de l’exécutif et de l’administration de la région. Il est aussi question d’une zone de développement des régions du nord du Mali, appelée par certains « Azawad », dotée d’un conseil consultatif interrégional constitué des représentants des Assemblées régionales concernées et chargé exclusivement de la coordination des efforts visant à accélérer le développement socio-économique local et d’autres questions connexes. Dans le domaine de la défense et de la sécurité, le document de la médiation prévoit la création d’une force de sécurité intérieure (police territoriale) qui sera placée sous l’autorité des collectivités locales, dans le cadre de leurs pouvoirs de police.

Au niveau national, il est prévu de favoriser une plus grande représentation des populations locales au sein des institutions nationales, à travers la mise en place d’une deuxième chambre (Sénat), représentant les collectivités territoriales et les notabilités traditionnelles et religieuses et constituant, avec l’Assemblée nationale, le parlement. Le Sénat pourrait créer, en son sein, une commission chargée de la défense des spécificités culturelles régionales. Un quota de sénateurs pourrait être réservé aux notabilités traditionnelles régionales et aux femmes.

DES OBSERVATIONS ET DES PROPOSITIONS. Après réception du document, la délégation malienne a formulé des observations et fait des propositions, a expliqué Abdoulaye Diop. Parmi ces propositions, l’ouverture du Haut conseil des collectivités pour assurer une grande représentation des communautés au lieu de passer par la révision de la Constitution dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet de Sénat.
La délégation gouvernementale propose aussi de remplacer l’expression « régions intégrées » par des instances mises en place, dans le cadre de la coopération entre collectivités territoriales, qui offrent à celles-ci l’opportunité et la possibilité de mutualiser leurs moyens pour la réalisation de projets communs dans leur domaine de compétences. Il propose également que la « zone de développement » soit comprise comme un espace au potentiel de développement homogène, soumis à un régime fiscal et douanier préférentiel et circonscrit à l’intérieur d’une même région pour faciliter la programmation et la contractualisation de la réalisation des investissements entre l’Etat et la région.

Au niveau institutionnel, la délégation du gouvernement propose que l’expression « mesures constitutionnelles » soit supprimée et remplacée par « mesures législatives et règlementaires». S’agissant du transfert des moyens de l’Etat aux collectivités territoriales, la délégation du gouvernement propose 30% de ressources à transférer au lieu de 33, et à partir de 2018 au lieu de 2017.

En matière de défense et de sécurité, la délégation gouvernementale propose une meilleure appropriation de la Commission technique mixte de sécurité (CTMS) et des Equipes mobiles d’observation et de vérification (EMOV) institués par l’accord préliminaire de Ouagadougou. A cet égard, la CTMS devra être élargie à tous les mouvements signataires de l’accord et à la médiation et voir son mandat élargi à la planification et à la conduite des missions de sécurisation pendant la période intérimaire.
Dans son discours d’ouverture, le Premier ministre a parlé des enjeux des pourparlers d’Alger dont la finalité est la signature d’un accord de paix global et définitif entraînant des innovations majeures dans le système de gouvernance dans notre pays. A ce propos, le chef du gouvernement a mis l’accent sur le bienfait de la régionalisation qui pourrait être une réponse à la crise de gouvernance dans notre pays si elle est correctement mise en œuvre. Selon Moussa Mara, les difficultés d’accès à l’eau, à la santé, à la sécurité, de désenclavement ne touchent pas seulement les régions du nord, mais l’ensemble du pays. Le chef du gouvernement a ainsi appelé tous les fils du pays à s’unir dans la diversité pour faire face aux défis de développement du Mali.
Tout en condamnant les actes de banditisme et de violence, le Premier ministre a insisté sur l’unité nationale et le vivre ensemble. Moussa Mara a également appelé la communauté internationale à continuer son combat contre le terrorisme et le trafic de tout genre dans le nord du Mali et dans tout le Sahel.

M. KEITA

class="gkFeaturedItemTitle" Pourparlers d’Alger : REMARQUES ET SUGGESTIONS REMONTENT DES RÉGIONS

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 18 novembre 2014 16:09

Des membres du gouvernement ont sillonné la semaine dernière les capitales régionales dans le cadre de la campagne d’information des populations sur la teneur du document de synthèse intitulé «Elément pour un accord de paix et de réconciliation au Mali» devant servir de base à un préaccord de paix à l’issue des pourparlers d’Alger. Le but de la démarche était de présenter le document aux dirigeants régionaux et aux représentants des populations, et de recueillir des avis et suggestions à même d’enrichir les amendements que le gouvernement apportera au texte lors de la reprise des pourparlers dans la capitale algérienne.
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général Sada Samaké, était à Ségou, vendredi, pour y rencontrer les responsables politico-administratifs, les organisations socio-professionnelles et la société civile.

Après des exposés sur les grands axes du document et l’ouverture du débat, des intervenants ont demandé que justice soit rendue aux victimes des exactions des groupes armés. D’autres ont recommandé une présence accrue de l’armée dans le nord du pays, un audit des ressources financières déjà mobilisées et plus de précautions dans l’intégration et la réintégration des combattants des groupes armés dans les corps des forces armées et de sécurité.

Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a présenté le document vendredi à Koulikoro aux responsables politiques et administratifs, aux représentants des populations. Le document a suscité des inquiétudes sur la gestion des régions par spécificité, l’intégration des mouvements armées dans l’armée malienne, le retard dans le redéploiement des services sociaux de base et de l’armée malienne, l’organisation des élections au nord, le rôle des cadis, entre autres.

Le ministre de la Réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed, était le même jour à Mopti pour y expliciter le document aux dirigeants régionaux et aux représentants des populations. Les échanges ont permis aux uns et autres de soulever des préoccupations relatives à la dénomination Azawad, à la création d’une Force de sécurité intérieure (police territoriale), à la mise en place d’une deuxième chambre (Sénat) représentant les collectivités territoriales, à la revalorisation du rôle des cadis dans la distribution de la justice et à la réservation de 50% des effectifs de recrutement dans la Fonction publique territoriale aux ressortissants des régions du Nord.

Quant au ministre de la Décentralisation et de la Ville, Ousmane Sy, il était à Kayes, ce même vendredi. Les discussions avec les responsables régionaux ont permis à ceux-ci de lui faire part de leur souci principal de tout négocier sauf l’intégrité, l’unicité et la laïcité du pays. Les Kayésiens ont exprimé aussi leur scepticisme quant à la sincérité des groupes armés. Ils ont ainsi demandé au gouvernement de réfléchir à deux fois avant d’accepter la réintégration dans l’armée des combattants déserteurs.
Tombouctou a reçu dimanche le ministre de la Solidarité, de l’Action humanitaire et de la Reconstruction du Nord, Hamadoun Konaté. Les habitants et responsables de la Cité mystérieuse ont salué la prise en compte par le document de la médiation de l’intégrité territoriale, du respect de la constitution et du caractère laïc de l’Etat. Ils ont surtout émis des réserves sur la création du sénat qui, selon certains, sera budgétivore. Ils ont insisté sur la préparation du retour des refugiés, la représentativité dans les institutions politiques et les questions de défense et de sécurité sous l’angle surtout de la démobilisation et de l’intégration des combattants. Nombre d’intervenants ont demandé de faire attention à ne pas tomber dans les erreurs du passé et d’éviter que les armes destinées à protéger les citoyens ne se retournent contre eux.

Partout les ministres ont écouté, expliqué, noté et promis que les preoccupations des habitants des régions seront prises en compte dans les arguments du gouvernement à la reprise des pourparlers.

A.O. DOLO, O NIANE, M. SAYAH, D. COULIBALY, A. MAIGA (AMAP Ségou, Kayes, Tombouctou, Mopti et Koulikoro)

class="gkFeaturedItemTitle" Signature de conventions : LA FRANCE REPREND SON AIDE BUDGETAIRE DIRECTE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 18 novembre 2014 16:07

Les quatre conventions totalisent un montant total de 72,3 milliards de Fcfa et matérialisent les engagements français pris lors de la conférence des donateurs de Bruxelles en 2013
La France, par l’entremise de l’Agence française de développement, et notre pays viennent de signer quatre conventions de financement d’un montant total de 72,3 milliards de Fcfa soit 110,3 millions d’euros. Ces conventions ont été signées, côté malien, par Mme Bouaré Fily Sissoko, ministre de l’Economie et des Finances, et son homologue des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. C’est l’ambassadeur Gilles Huberson, et le directeur Afrique de l’Agence française de développement (AFD), Jean Pierre Marcelli, qui ont paraphé, au nom de la France, les documents qui concrétisent l’engagement du gouvernement français d’aider notre pays à relever les défis du développement.

A travers la première convention, la France concrétise une initiative consensuelle importante en mettant à la disposition de notre pays un appui à l’assainissement du secteur de la micro-finance d’un montant de 983,9 millions de Fcfa soit 1,5 million d’euro. Cet appui permettra d’insuffler un dynamisme nouveau au secteur de la micro-finance grâce à la mise en place d’institutions de qualité fournissant des services financiers de façon pérenne et sécurisée. Ce projet permettra en outre à l’Etat de renforcer ses capacités dans son rôle de superviseur du secteur de la micro-finance.
La deuxième convention est relative à l’appui budgétaire global. La France met à la disposition de notre pays 4 millions d’euros soit environ 2,6 milliards de Fcfa. Ce montant permettra le financement partiel du programme économique et financier pour les années 2014 et 2015. Sa mise en œuvre contribuera à l’apurement des arriérés de l’Etat à l’égard de ses fournisseurs.

L’avantage de cet appui budgétaire est qu’il contribue à accroitre la marge de manœuvre des autorités maliennes en les aidant à répondre au mieux aux besoins d’investissement mais aussi de fonctionnement de l’ensemble des secteurs qu’elles jugent opportun de financer. Il convient également de souligner que cet appui budgétaire répond mieux aux principes d’harmonisation, d’alignement et de renforcement des systèmes nationaux.
La troisième convention porte sur la conversion de la dette monétaire d’un montant de 64,8 millions d’euros soit environ 42,5 milliards de Fcfa pour le quinquennat 2014-2019. Cette convention s’inscrit dans le cadre de l’annulation de la dette. La présente tranche sera affectée au financement des politiques publiques en faveur de la croissance et de la réduction de la pauvreté. A cet effet, trois domaines ont été retenus d’un commun accord. Il s’agit du financement du budget de l’Etat sous la forme d’une aide budgétaire globale non affectée en appui à la stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté. Il y a aussi l’appui au renforcement du secteur privé en ciblant les efforts en faveur des reformes des structures, du renforcement des capacités. Le troisième domaine retenu c’est le développement économique et social des régions du Nord-Mali.

La quatrième et dernière convention porte sur la notification d’octroi de prêt de soutien budgétaire pour les années 2014 et 2015 pour une enveloppe de 40 millions d’euros soit 26,2 milliards de Fcfa. Ce prêt de soutien budgétaire permettra de mettre en œuvre les différentes politiques et stratégies de réduction de la pauvreté, de stabilisation macroéconomique et d’amélioration de la gestion des finances publiques. La mise à disposition de notre pays de cet appui, explique le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, aidera à amorcer un grand pas dans l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement à l’horizon 2015.
Le ministre Diop a remercié le gouvernement français pour son soutien et réaffirmé la haute appréciation des autorités maliennes pour les efforts que déploie au quotidien la coopération française dans notre pays. Le chef de la diplomatie a apprécié la constante disponibilité dont fait montre le gouvernement français pour l’accompagnement de notre pays dans ses efforts de développement.

L’ambassadeur de la France au Mali, Gilles Huberson, a expliqué que la subvention d’appui à l’assainissement du secteur de la micro-finance répondait à une demande formulée par notre pays en 2013. Les objectifs spécifiques des financements d’appui budgétaire consistent principalement à contribuer à la subvention d’équilibre de l’Etat à la société publique Energie du Mali (EDM). Il s’agit également de contribuer à la reconstitution du stock national de sécurité alimentaire et aux distributions gratuites en période de soudure. L’aide budgétaire contribuera enfin aux dépenses liées à la décentralisation et aux opérations visant la réinstallation des services de l’Etat au Nord.

Pour le diplomate français, ces conventions matérialisent l’engagement de la France souligné lors de la conférence des donateurs de Bruxelles en 2013, à accompagner le développement dans notre pays. Elles sont également le résultat de la confiance renouvelée du FMI suite aux efforts consentis par le Mali en matière de gestion macroéconomique et de gestion de ses finances publiques. Les décaissements seront opérés en totale cohérence avec le programme de Facilité élargie de crédit (FEC) du FMI en cours de mise en œuvre.

Dans un contexte de relance économique et de réconciliation nationale, indiquera Gilles Huberson, Paris contribue ainsi au processus de gouvernance démocratique et au développement économique et social. La France devient ainsi le premier pays à reprendre son aide budgétaire directe en faveur de notre pays.

M. A. TRAORE

class="gkFeaturedItemTitle" Le président de la République hier à Kourémalé : EN PREMIERE LIGNE CONTRE EBOLA

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 18 novembre 2014 16:05

Le chef de l’Etat s’est dit confiant dans le dispositif mis en place et a invité à la plus grande vigilance. La négligence ne doit plus avoir de place
Le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta entend donner un tempo agressif à la lutte contre la fièvre hémorragique à virus Ebola. Mais il ne s’agit pas de tout remettre en cause mais plutôt de constater les insuffisances du dispositif de prévention, en vue les corriger et aussi de rassurer nos compatriotes sur les capacités réelles de notre pays à organiser une riposte efficace.
C’est dans la peau d’un « soldat anti-Ebola » que le chef de l’Etat, accompagné de membres du gouvernement dont le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ousmane Koné, s’est rendu à hier dans l’après-midi à Kourémalé pour apprécier le dispositif de prévention.

Kourémalé est un village frontalier avec la Guinée sérieusement contaminée et d’où le virus a pénétré chez nous. Les risques de propagation du virus à partir de cette localité sont donc bien réels. Ce constat est partagé par les autorités sanitaires qui s’emploient à renforcer le dispositif de contrôle, au niveau de la frontière.
La vigilance doit être donc de mise à ce niveau pour qu’aucun voyageur en provenance de la Guinée n’échappe au contrôle. Le président de la République a ordonné d’y veiller. « Personne ne doit échapper au contrôle, quels que soient sa qualité et son âge. Pas même les bébés ». Ce message a été bien passé au niveau des cordons sanitaires installés dans la localité.
Au cordon sanitaire basé au niveau des douanes, Ibrahim Boubacar Keïta a donné l’exemple en se lavant les mains au savon avant de les passer au gel. Il se soumettra aussi à la prise de température à l’aide d’un thermomètre infrarouge qui afficha 36.3 degré, sous le regard curieux de jeunes Guinéens massés de l’autre côté de la frontière.

Le président de la République s’est ensuite rendu au centre de santé communautaire (Cscom) de la localité pour apprécier les efforts de lutte et encourager les équipes médicales. Il a donné des conseils pratiques aux agents de santé avant de les assurer de l’accompagnement de l’Etat. Là aussi, il observera les mêmes mesures élémentaires d’hygiène, notamment le lavage des mains au savon.

Au deuxième cordon sanitaire, basé au niveau du poste de contrôle de la police, les mots clés du message présidentiel ont été « vigilance », « rigueur » et « détermination ».
En d’autres mots, il ne faut pas baisser les bras et surtout ne commettre aucune négligence. Si l’on veut arrêter la transmission du virus Ebola, il faut rester extrêmement vigilant. Si chacun dans son segment, agit avec efficacité, rigueur et détermination, nous pouvons stopper le virus Ebola.
Par ailleurs, le président de la République a fait part de sa confiance dans le dispositif mis en place. « Pour l’instant ce que j’ai vu me rassure. Nous devons montrer à la face du monde que nous sommes sérieux dans la lutte contre le virus Ebola et aucun effort ne sera épargné », a précisé le chef de l’Etat.

Il est revenu sur le premier cas de contamination enregistré dans notre pays et l’épisode malheureux de l’imam guinéen qui a été l’origine de la récontamination de notre pays. « Il y a eu un manque de rigueur quelque part. Cela sera connu et les voies de droit y répondront », a martelé le président Ibrahim Boubacar Keïta.
Il faut rappeler que la région ouest-africaine connaît pour la première fois une flambée de fièvre hémorragique à virus Ebola partie de la Guinée il y a près de 9 mois. Cette redoutable épidémie a entraîné la mort de plus de 5160 personnes selon les dernières statistiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique a expliqué que notre pays a enregistré à la suite de sa récontamination à partir de l’imam guinéen, admis en hospitalisation à la polyclinique Pasteur, 4 cas confirmés de fièvre hémorragique à virus Ebola dont 3 décès. Le médecin de la polyclinique Pasteur, contaminé aussi en soignant le malade guinéen est pour l’instant en vie.

Ousmane Koné a également souligné que de nombreuses personnes sont aujourd’hui en confinement pour éviter les risques de propagation du virus dans notre pays. A la suite du premier cas de contamination de notre pays, 108 personnes avaient été mises en isolement pendant 21 jours avant d’être déclarées indemnes de la maladie.

La visite du président de la République à Kourémalé atteste de la détermination des plus hautes autorités de se mettre en première ligne du combat contre Ebola. Il faut absolument mettre en œuvre des stratégies efficaces de prévention, en vue de briser la chaîne de transmission. Et cela passe par la mobilisation de tous.

B. DOUMBIA

class="gkFeaturedItemTitle" Bonne gouvernance Le Premier ministre reçoit les propositions d’Arga Mali

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 18 novembre 2014 16:01

Après la journée du lundi 17 novembre consacrée aux activités d’information et de sensibilisation sur le processus d’Alger d’une part aux forces vices de la nation (au CICB) et d’autre part aux députés (à l’Assemblée Nationale), le Premier ministre a reçu ce mardi matin une délégation du Forum Multi Acteurs  sur la gouvernance au Mali coordonnée par Mme Traoré  Nènè Konaté de l'Alliance pour refonder la gouvernance en Afrique (ARGA).

Les responsables de ARGA Mali étaient venus remettre au chef du Gouvernement deux ouvrages produits sur 16 foras tenus sur la bonne gouvernance. Ce projet a été mise en œuvre sous l'égide du Commissariat au développement institutionnel dans le cadre du projet de renforcement de la gouvernance démocratique au Mali, avec le soutien financier de l'Ambassade de France.  Ces documents offrent plusieurs pistes de réflexions sur les crises sociologiques et politiques constatées dans notre pays.  La crise de la gouvernance en Afrique est aussi une crise multiforme de la société qui va au-delà de l'État et concerne les relations entre les individus, les espaces domestiques (la famille) et les espaces publics. Ce qui est en cause, ce sont les formes de représentation, les structures, les processus, les institutions autour desquels les sociétés africaines contemporaines décident des modalités de gestion du pouvoir, de répartition des ressources publiques, d'arbitrage entre différents intérêts individuels et de groupes. Dans la phase actuelle de la mondialisation et de globalisation économique, notre continent ne pourra faire entendre sa voix que s’il parvient à construire son projet propre. L'Afrique va devoir inventer ou découvrir des modes de gouvernance appropriés et efficaces par rapport aux défis du XXIe siècle. Dans cette perspective, l'ambition de la Charte africaine pour une gouvernance légitime, qu'ARGA propose aux acteurs du continent, est de tracer des perspectives de refondation de la gouvernance, tant à l'échelle globale, qu'aux niveaux continental, régional et local.

Le Premier ministre a félicité l’organisation pour cet exercice utile pour les autorités et les décideurs locaux dont les critères doivent se résumer à la transparence, le patriotisme et le civisme.  
Le Forum multi-acteurs est un espace informel de dialogue, un processus d'examen minutieux des pratiques, de partage et d'échange des expériences, de consolidation des identités et d'ouverture à l'altérité. L’Alliance pour Refonder la Gouvernance en Afrique (ARGA) est constituée d’acteurs africains et non africains convaincus que la paix et le développement du continent africain sont subordonnés à une profonde ré-interrogation des fondements et non à une simple réforme de la régulation des affaires publiques. L’Alliance pour Refonder la Gouvernance en Afrique contribue à l’élaboration d’une pensée africaine et d’un projet africain de gouvernance.

Source : CCINT Primature

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