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class="gkFeaturedItemTitle" Mali-BAD : 28,17 MILLIARDS DE FCFA CONTRE L’INSECURITE ALIMENTAIRE ET NUTRITIONNELLE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 9 décembre 2014 12:30

Les effets de la reprise de la coopération entre le Mali et ses partenaires techniques et financiers ne se font pas attendre. En effet, quelques jours seulement après l’approbation des conclusions des 1ère et 2ème revues du Programme économique et financier de notre pays par le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI), suivie de la tenue de la 8ème revue budgétaire conjointe (dont les travaux se sont achevés vendredi), le ministre de l’Economie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, et la représentante résidente du Groupe de la Banque africaine de développement au Mali, Mme Hélène Ngarnim Nganga, ont signé hier un accord de prêt et un protocole de don pour le financement de la composante Mali du Programme multinational de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2RS).

La cérémonie de signature s’est déroulée au département des Finances en présence de représentants du ministère du Développement rural. A cette occasion, Mme Hélène Ngarnim Nganga a précisé que la contribution de la BAD au financement du P2RS à travers le Fonds africain de développement (FAD), s’élève à 36.390.000 UC soit environ 28,17 milliards de Fcfa. Cette contribution du FAD est composée d’un don de 14,08 milliards de Fcfa et d’un prêt du même montant.

Elle a rappelé qu’en 2014, pour le seul secteur du développement rural, l’institution financière africaine a approuvé ou signé avec le Mali un engagement total de 103 millions d’UC soit environ 79,75 milliards de Fcfa au profit de trois opérations que sont : le PRESA-DCI (Projet de renforcement de la sécurité alimentaire par le développement des cultures irriguées), le PRESAN-KL (Projet de renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans la région de Koulikoro) et le P2RS.

Le P2RS s’inscrit, lui, dans le cadre de la « Stratégie d’appui à la transition 2013-2014 » qui est le cadre formel d’intervention de la BAD au Mali, adopté en mai 2013. Stratégie qui s’appuie sur deux piliers : l’atténuation de l’impact de la crise et le renforcement de la résilience des populations d’une part et d’autre part, la consolidation de la stabilité de l’Etat de droit et des bases de la reprise économique. Le P2RS s’aligne parfaitement sur la stratégie de la BAD pour le secteur agricole ainsi que sur sa stratégie décennale (2013-2022) visant une croissance économique forte, inclusive et verte, a confirmé Mme Hélène Ngarnim Nganga.

D’une durée de cinq ans, le P2RS a pour objectifs sectoriels de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel ainsi qu’à une croissance inclusive en vue de l’élargissement des opportunités économiques pour les femmes et les jeunes. Spécifiquement, il s’agit d’accroître sur une base durable, la productivité et les productions agro-sylvo-pastorales et halieutiques au Sahel par le développement des infrastructures rurales et celui des chaînes de valeur des filières porteuses.

L’impact attendu est l’amélioration de la résilience, c’est–à-dire la capacité à résister aux chocs des effets négatifs des changements climatiques de plus de 500 000 personnes des 34 communes ciblées parmi les 166 communes les plus vulnérables du Mali.

Pour terminer, la représentante résidente de la BAD a salué l’excellente qualité des relations de son institution avec notre pays. Elle remercié les autorités avant d’assurer que la BAD ne ménagera aucun effort pour aider à relever le défi de la mise en œuvre des différents projets.

Le ministre de l’Economie et des Finances a exprimé sa profonde gratitude à la BAD pour son accompagnement et son engagement constants auprès du Mali. Mme Bouaré Fily Sissoko a souhaité que ses interventions contribuent efficacement à l’amélioration de la résilience et du niveau de vie des populations vulnérables.

 

F. MAÏGA

class="gkFeaturedItemTitle" Journée nationale des communes : PLUS ET MIEUX DE DÉCENTRALISATION

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 9 décembre 2014 12:23

Les élus locaux plaident pour le transfert des compétences et des ressources. L’Etat dit oui mais pas avant l’installation d’un système de contrôle efficace

Mossa Ag El Mouner et Lassine Coulibaly sont respectivement maires des communes rurales de Gossi (cercle de Gourma Rharous) et de Soulèye (cercle de Macina). Les deux édiles participent à la 13è Journée nationale des communes dont l’ouverture a eu lieu hier au Centre national de conférence de Bamako en présence du chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Kéita.

Ayant pour thème : « La contribution des collectivités territoriales au processus de paix, dialogue et réconciliation », cette édition offre l’opportunité au maire de Gossi de faire le point de la situation de sa commune qui a durement souffert de l’occupation du nord par les djihadistes et narcotrafiquants. « Aujourd’hui à Gossi, la situation est calme. La plupart des refugiés qui étaient au Burkina Faso sont de retour et nous sommes en train de nous occuper d’eux avec l’aide de nos partenaires. La vie reprend petit à petit son cours normal là-bas. Certes, il y a parfois des actes de brigandage mais il n’y a pas de terroristes à Gossi », a assuré Mossa Ag El Mouner. Avec 31 743 habitants, la commune rurale de Gossi vit principalement d’élevage, d’agriculture, de commerce et d’artisanat. « Nos préoccupations d’aujourd’hui, c’est de développer ces différentes activités par des projets pérennes. Nous avons besoin des ressources pour réaliser ces projets», a soutenu l’élu.

Dans la commune rurale de Soulèye avec ses 12 000 âmes, l’agriculture, l’élevage et la pêche sont couramment pratiqués par les populations composées en grande partie par les Bambaras, Peuls et Bozos.

Lassine Coulibaly a été plusieurs fois réélu maire et, par conséquent, c’est un habitué de la Journée des communes à Bamako. Aujourd’hui, il se bat pour la réalisation d’un projet dans sa commune : l’aménagement de la plaine de Soulèye. Cette plaine qui s’étend sur 20 000 hectares a besoin d’être mise en valeur pour un financement évalué à 3 milliards de Fcfa. Pour le maire de Soulèye, il n’y a pas de développement sans la paix, c’est pourquoi il souhaite que la paix revienne rapidement dans notre pays et que l’unité nationale soit renforcée.

Paix, dialogue et renonciation, ce sont justement les trois mots sur lesquels tous les intervenants ont insisté à la cérémonie d’ouverture. A commencer par le président de l’Association des municipalités du Mali, Boubacar Bah dit Bill qui a salué la présence du maire de Tilemsi à cet évènement comme la preuve que le Mali est un et indivisible. Il a rappelé la solidarité adjacente dont ont fait preuve les élus des communes du sud envers leurs homologues du nord au plus fort de la crise, notamment dans le domaine scolaire. Cette solidarité a aussi bénéficié à ceux qui ont fui les atrocités pour aller se réfugier au Burkina et au Niger.

Boubacar Bah dit Bill a rappelé que notre pays compte aujourd’hui 703 communes et plus de 10 700 conseillers municipaux. Compte tenu du rôle important de ces collectivités dans le développement, il a soumis deux doléances aux plus hautes autorités : le transfert intégral des compétences et des ressources, et la mise en place de la police municipale afin de favoriser la paix et la stabilité dans les communes. Il a aussi évoqué les 16 800 projets élaborés par les collectivités territoriales. Il reste à trouver 189 milliards de Fcfa pour les mettre en œuvre.

REFORME DE LA DECENTRALISATION. Tout en saluant le rôle des élus locaux dans le processus de paix et de réconciliation dans notre pays, le ministre de la Décentralisation et de la Ville, Ousmane Sy, présentera cette édition de la Journée nationale des communes comme une occasion de célébrer la relance de la réforme de la décentralisation dans notre pays. Après avoir rendu hommage aux pionniers de la décentralisation dans notre pays, le ministre Sy a estimé que notre décentralisation a besoin d’être améliorée aujourd’hui. Parmi les défis à révéler, il a cité un développement économique cohérent et équilibré pour soutenir la croissance et l’emploi des jeunes au niveau local. Un autre défi est d’instituer une gouvernance publique inclusive avec l’implication forte des autorités coutumières dans la gestion des ressources publiques. Par ailleurs, le ministre de la Décentralisation et de la Ville pense que le transfert de ressources tant demandé par les collectivités territoriales exige aussi plus de contrôle et plus de transparence.

La Journée des communes de cette année coïncide avec un autre problème auquel notre pays fait face, c’est la lutte contre la maladie à virus Ebola. Le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans notre pays, Ibrahima S. Fall, a donc invité les élus locaux à s’impliquer dans la prévention de cette épidémie à travers l’information et la sensibilisation. Il a rappelé que le premier cas de maladie à virus Ebola a été détecté au Mali le 23 octobre dernier. Ensuite il y a eu au total 8 cas dont 6 décès, un cas traité et un cas qui est actuellement sous traitement.

Le moment le plus attendu de la cérémonie était évidemment l’intervention du chef de l’Etat. Selon Ibrahim Boubacar Kéita, cette journée est l’occasion de célébrer la décentralisation en dressant un bilan et en évoquant des perspectives. Le chef de l’Etat a rappelé que la décentralisation a été initiée par l’ancien président Alpha Oumar Konaré en vue d’appuyer la gouvernance à la base. A l’époque, le projet a tellement séduit les partenaires techniques et financiers qu’ils ont apporté des financements importants pour assurer sa mise en œuvre. Après deux décennies de pratique, le chef de l’Etat pense que la crise sécuritaire et politique que notre pays vient de traverser a démontré la nécessité d’améliorer notre système de décentralisation afin de prendre en compte réellement les préoccupations des populations locales. Parmi les actions qui sont envisagées par l’Etat, figurent la création des agences de développement régionales, le recrutement de plus de 4000 enseignants au niveau des collectivités territoriales, la création d’emplois pour les jeunes. D’autres actions consisteront à renforcer les ressources humaines et financières ainsi que les services techniques des collectivités territoriales.

Evoquant la situation du nord, le président de la République a jugé qu’il n’était pas normal que les enfants de Kidal n’aillent pas à l’école pendant que les autres enfants maliens sont en train d’étudier. « Nous nous retrouverons avec nos frères, Inchallah ! Le Mali est un et indivisible », a assuré le président Kéita en souhaitant que les pourparlers d’Alger puissent aboutir à une paix durable dans notre pays.

N’esquivant pas les affaires liées à la gouvernance, le chef de l’Etat a lancé : « je ne vous trahirai jamais ». Il y a actuellement beaucoup de problèmes auxquels le pays fait face, mais, a-t-il estimé, il faut de la méthode et de l’organisation pour les résoudre.

La cérémonie a été également marquée par la remise au président de la République du mémorandum des maires dans lequel figurent leurs préoccupations et attentes. Le chef de l’Etat a, à son tour, remis un kit sanitaire de prévention contre le virus Ebola au maire de Bengadi dans la commune de Kangaba.

Il a ensuite visité les stands d’exposition des produits locaux.

 

M. KEITA

class="gkFeaturedItemTitle" 8ème Revue budgétaire conjointe : PLUS DE 130 MILLIARDS DE FCFA POUR 2014

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 8 décembre 2014 09:36

Au terme des travaux les partenaires techniques et financiers ont fait des annonces importantes Les travaux de la 8ème Revue budgétaire conjointe (RBC) Mali/PTF se sont achevés vendredi, en fin de journée à l’hôtel Salam. Au cours de deux jours de travaux, la session a passé en revue les conclusions de ses discussions techniques notamment les orientations de la politique budgétaire, les performances dans la gestion des finances publiques, le rythme d’exécution des réformes programmées.

En outre, elle a fait le point de l’appui budgétaire prévu pour 2014 et 2015 et permis d’échanger sur la problématique clé de la mobilisation des recettes intérieures et spécifiquement la fiscalité intérieure. Les discussions ont également porté sur l’état de mise en œuvre des recommandations des rapports de contrôles ainsi que le renforcement des capacités statistiques dans le cadre de la politique nationale de la gestion axée sur les résultats. Par ailleurs, la 8ème RBC a examiné les pistes d’amélioration et de renforcement de la gouvernance économique et financière et formulé des recommandations pertinentes pour les prochaines étapes. A la cérémonie de clôture, les partenaires techniques et financiers ont fait des annonces. Ainsi, pour le compte de l’année 2014, ils vont allouer au total 130,96 milliards de Fcfa d’aide budgétaire à notre pays contre un total de 95,14 milliards de Fcfa à titre indicatif au titre de 2015.

La représentante de la BAD, Mme Hélène Ngarnim Nganga qui a procédé à la lecture de ces annonces a précisé que le retour d’autres PTF dépendra en grande partie de la mise en œuvre des réformes que le gouvernement a déjà engagées en 2014 en matière de gestion des finances publiques et d’amélioration de la transparence. Par ailleurs, elle a estimé que l’élaboration en cours de la Stratégie commune d’assistance pays (SCAP 2015-2018) est une opportunité que notre pays doit saisir afin que cette modalité d’appui budgétaire soit examinée de façon plus réaliste par tous.

Au final, la mise en œuvre de ces réformes permettra de restaurer la confiance des PTF et sans nul doute contribuera à leur retour dans la dynamique des appuis budgétaires a t-elle estimé. Au nom des PTF, la Banque mondiale en tant que chef de file des partenaires, a souligné toute l’importance que les partenaires accordent à la RBC. Le directeur des opérations de la Banque pour le Mali, Paul Numba Um a fait remarquer que cette 8ème session s’est tenue dans un contexte à la fois difficile (les séquelles de la crise) et prometteur, marqué par le retour de la confiance et la reprise avec des annonces d’appui des partenaires.

Pour maintenir cette dynamique, une constance dans la mobilisation et l’amélioration de la gouvernance économique et financière est nécessaire, a-t-il souligné. Pour lui, les conclusions de la session constituent des signent encourageants, mais des défis importants demeurent et il appartient à tous d’y faire collectivement face. Il s’agit notamment de poursuivre les efforts en cours pour accélérer les réformes dans la gestion des finances publiques, afin de restaurer durablement la confiance des partenaires, de mettre en œuvre le calendrier harmonisé des revues par l’ensemble des acteurs et d’améliorer la redevabilité.

Paul Numba Um a également souhaité qu’à la prochaine revue, on discute davantage de résultats que des objectifs. Il a réitéré la volonté des PTF d’accompagner le gouvernement, afin de relever les défis qui pourraient être pris en charge au sein du groupe de travail dont la mise en place a été annoncée lors de la revue du CSCRP en juillet 2014. Le ministre de l’Economie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko a, de son côté, remercié l’ensemble des participants pour la qualité du travail abattu et rassuré de la volonté du gouvernement à respecter ses engagements. Immédiatement après la revue, le ministre Mme Bouaré Fily Sissoko et le directeur des opérations de la Banque mondiale ont animé une conférence de presse.

Les questions des journalistes ont essentiellement porté sur l’importance de l’approbation du dossier du Mali par le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI), les sanctions, les conditions du retour des PTF, le transfert des ressources en matière de décentralisation. Mme Bouaré Fily Sissoko expliquera que l’approbation de notre dossier par le FMI est très important parce qu’elle a permis la sortie de crise.

L’autre avantage, c’est que le Mali attendait le quitus du Fonds et dès qu’il l’a eu, les choses ont changé positivement. Ainsi, l’ensemble des PTF vont apporter plus de 130 milliards de Fcfa d’aide budgétaire en 2014. Ce qui, pour elle, traduit le retour de la confiance. Concernant les sanctions, elle a estimé qu’il faut laisser la justice faire son travail. Toutes les dispositions seront prises pour bien gérer les dépenses publiques, a-t-elle ajouté. S’agissant des conditions du retour des PTF, le représentant de la Banque mondiale soulignera que les règles sont claires : « C’est au FMI de dire que le cadre macroéconomique permet de s’engager durablement dans les appuis. Et puis, il ne faut pas perdre de vue qu’il y a plusieurs types de financement en dehors de l’appui budgétaire », a-t-il précisé.

Selon Paul Numba Um, la Banque mondiale, par exemple, n’a jamais interrompu son appui au Mali. Les appuis ont été simplement retardés jusqu’à ce que les choses se rétablissent. Pour ce qui est des transferts des ressources aux collectivités dans le cadre de la décentralisation, Mme Bouaré a reconnu qu’il y a beaucoup de travail à faire dans le domaine en raison des difficultés.

En réponse à la question sur l’humiliation que le Mali a subie dans la gestion du dossier de l’achat de l’avion et du contrat militaire, le porte-parole du gouvernement Mahamane Baby qui était présent à la rencontre, répondra que le plus important, c’est la volonté de notre pays de faire des investigations dans la plus grande transparence et le retour de la confiance. « Il faut laisser la justice faire son travail et si la justice établit qu’il faut sanctionner, ce sera fait car nul ne saurait être au dessus de la loi », a-t-il assuré.

 

F. MAÏGA

 

PLUS DE RIGUEUR DANS LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION

La 8ème Revue budgétaire conjointe (RBC) a préconisé la reconduction de la recommandation sur la loi sur l’enrichissement illicite, la réactivation de tous les dossiers judiciaires au niveau des pools économiques, la création de la cour des comptes et la mise à disposition des informations complémentaires sur le programme de lutte contre la corruption.

En outre, la session a situé les défis à relever en matière d’amélioration des procédures et de la poursuite des réformes engagées en vue d’améliorer la mobilisation des recettes intérieures. Recettes qui, à terme, sont sensées devenir le levier essentiel de financement des investissements en vue de soutenir la croissance économique. La RBC a également recommandé la poursuite de l’apurement de la dette intérieure ainsi que la mise en œuvre du plan de redressement de EDM.

Par ailleurs, elle a recommandé la révision du CSRCP à la lumière des nouveaux défis découlant de la crise de 2012 en y intégrant les nouvelles priorités. La session a salué la conclusion positive des deux revues par le conseil d’administration du FMI. Entre autres, les PTF ont invité le gouvernement à initier une nouvelle phase du PAGAM/GFP et à veiller à l’intégration dans le PAGAM de toutes les reformes sur la gestion des finances publiques. La réforme institutionnelle de la CARFIP a été saluée. En ce qui concerne le plan d’action relatif aux recommandations de l’audit de la chaine de dépenses, il a été convenu d’organiser en 2015, un séminaire en vue d’envisager le meilleur moyen de le mettre en œuvre.

La session a réaffirmé l’importance de l’ABG comme source de financement du budget d’Etat. Bien que le contexte des deux dernières années n’a pas favorisé son utilisation accrue, elle a recommandé de poursuive les réformes visant à s’inscrire dans une dynamique d’utilisation de l’ABG. Toutefois les instruments qui accompagnent sa bonne mise en œuvre tels que la matrice des déclencheurs et la faiblesse de la coordination restent des défis que les deux parties se sont engagées à relever. Entre autres, les arrangements spécifiques relatifs aux secteurs de l’éducation et de la santé sont arrivés à expiration et leur renouvellement doit être envisagé.

 

F. M.

class="gkFeaturedItemTitle" Assemblée nationale : EBOLA ET LE RAVEC ANIMENT LES DEBATS

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 8 décembre 2014 09:24

Les députés ont souhaité plus de promptitude, d’esprit d’anticipation et de rigueur dans la riposte contre l’épidémie, notamment dans la prise en charge des risques de contamination à partir des localités frontalières de la Guinée

On constate actuellement, une accalmie apparente dans la progression du virus Ebola dans notre pays. Mais cela ne rassure pas tout le monde parce que la gestion de l’épidémie de fièvre hémorragique renvoie à des questionnements légitimes et à des appréhensions diffuses ou parfois prononcées.

La représentation nationale a voulu avoir le cœur net sur les dispositions prises par le gouvernement pour contenir l’épidémie dans le pays. Les députés ont donc interpelé le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique dans les questions d’actualité lors de la plénière de jeudi à l’Assemblée nationale.

Globalement les députés de tous bords politiques ont souhaité plus de promptitude, d’esprit d’anticipation et de rigueur dans la riposte contre l’épidémie, notamment dans la prise en charge des risques de contamination à partir des localités frontalières avec la Guinée voisine.

Notre pays a déjà enregistré 7 cas confirmés dont 6 liés à un patient guinéen, admis en hospitalisation à la polyclinique Pasteur le 25 octobre dernier et décédé deux jours après. Un infirmier et un médecin de l’établissement de soins (tous décédés) ont été contaminés en le soignant.

Présentement, le bilan de l’épidémie dans notre pays est de 5 décès dont 4 liés au défunt patient guinéen. Mais le premier cas de malade du virus Ebola a été importé aussi de Guinée. Il s’agit d’une fillette de 2 ans, décédée à Kayes.

Face à la gestion de l’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola, les députés ont rappelé la nécessité de travailler en synergie avec l’ensemble des acteurs capables de développer une expertise utile dans la prévention, la gestion des cas suspects et la prise en charge des malades infectés au virus Ebola. Ils ont également évoqué des inquiétudes relatives à la sécurisation même de nos frontières avec la Guinée. Les élus ont remis sur le tapis la sempiternelle question de la fermeture de nos frontières avec la Guinée, une question à laquelle les autorités ont toujours répondu par la négative.

Comme on pouvait s’y attendre, la polyclinique Pasteur a été pointée du doigt. Les parlementaires ont souhaité, sans équivoque que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que les responsabilités soient situées. Pour certains, des sanctions, même à titre conservatoire, devraient frapper la polyclinique.

La séance de questions d’actualité a aussi suggéré au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique de saisir l’opportunité pour faire une évaluation des établissements de soins du secteur privé. D’autres préoccupations sur la situation de nos compatriotes vivant dans les pays d’Afrique de l’ouest touchés par la fièvre Ebola, la prise en charge alimentaire des cas contacts et les dispositions dans les morgues ont été recensées.

Le souci qui prévaut chez les députés et qui est largement partagé par nos compatriotes, est d’améliorer et renforcer le dispositif de prévention contre Ebola et, surtout, d’arrêter la propagation du mal grâce à des filtres anti Ebola efficaces.

En réponse à ces nombreuses interrogations ou préoccupations liées à la maladie, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ousmane Koné, s’est efforcé d’être précis et apaisant. La lutte contre Ebola, a-t-il relevé, dépasse le seul cadre du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique. L’implantation d’un site de prise en charge dans l’enceinte d’un hôpital répond parfaitement au protocole de prise en charge de la maladie, a-t-il tenu à préciser.

Autre information fournie aux députés : la restauration des cas contacts, c’est-à-dire des personnes confinées ou mises sous surveillance médicale pour éviter tout risque de propagation du virus, a coûté 8,5 millions de Fcfa dans la gestion du premier cas lié à la fillette de deux ans. 150 000 Fcfa ont été accordés à chaque contact confiné à l’hôpital Fousseyni Daou de Kayes, pour lui permettre de faire face aux charges familiales.

Les morgues sont régulièrement désinfectées et le département de la Santé a reçu instruction de ne pas rendre aux familles les dépouilles mortelles de cas de virus Ebola confirmés. Ceci afin de prendre toutes les dispositions utiles pour un enterrement sécurisé et circonscrire les risques. D’autres efforts sont accomplis dans la lutte contre Ebola. Ainsi, 650 thermomètres infrarouges sont déployés sur le terrain pour relever les températures et des dispositifs de lavage des mains sont installés un peu partout.

Le deuxième point de questions d’actualité était consacré au Recensement administratif à vocation d’état-civil (Ravec) destiné à constituer une base de données biométriques et à doter chaque citoyen d’un numéro d’identification appelé NINA. Cette opération coûte à l’Etat et à ses partenaires, un peu plus de 16,5 milliards de Fcfa. Pour l’opération, 686 valises sont déployées sur le terrain pour enrôler nos compatriotes. Elles seront renforcées cette semaine par des tablettes (des valises en miniature, chargeables à l’énergie solaire). Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général Sada Samaké a détaillé aux élus les difficultés du terrain et les efforts en cours pour améliorer cette phase d’achèvement de l’enrôlement de nos compatriotes.

Le Premier ministre est revenu sur l’importance des deux thèmes pour notre pays. Pour la riposte contre Ebola, Moussa Mara a estimé que nous sommes en phase de maitriser l’épidémie, sans pour autant baisser la garde. Le dispositif de prévention et de prise en charge des risques de propagation se renforce, a constaté le chef du gouvernement en relevant que le meilleur dispositif demeure la prise en charge de la question par nos compatriotes avant de rassurer les élus sur la permanence du système de surveillance.

Moussa Mara a confirmé que le Ravec était un chantier majeur du gouvernement car l’identification et la maîtrise de la population demeurent le fondement même de l’Etat. Tous nos documents doivent avoir comme base l’état-civil. Cela permettra de les sécuriser, a souligné le Premier ministre.

A l’issue des débats sur la riposte contre Ebola et le Ravec, les députés semblaient globalement satisfaits des explications fournies par le gouvernement.

 

B. DOUMBIA

class="gkFeaturedItemTitle" Kidal : LA MINUSMA INAUGURE LE QUARTIER GENERAL DE LA BRIGADE DU SECTEUR NORD

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 4 décembre 2014 10:44
Ce Quartier général couvre Kidal, Aguelhoc et Tessalit et dirigera, à terme, 2000 Casques bleus déployés dans son secteur

Le commandant en chef de la force de la MINUSMA, le général Jean-Bosco Kazura a présidé hier la cérémonie officielle de prise d’armes qui consacre désormais Kidal comme Quartier général de la Brigade du secteur Nord qui comprend Kidal, Aguelhoc et Tessalit.
A terme, c’est avec près de 2000 casques bleus appartenant aux différents contingents déployés sur place qu’un Etat-major d’une cinquantaine de personnes, va travailler à améliorer la situation sécuritaire dans la région de Kidal, en se dotant davantage de moyens pour accentuer la liberté de mouvement des troupes, et ainsi rassurer des populations en proie à une insécurité grandissante.
Ces populations constituent une priorité pour le Secteur Nord qui engagera des actions civiles-militaires à leur profit afin de renforcer les liens de confiance et de convivialité avec elles. Une confiance primordiale pour le succès de la mission de sécurisation de la partie nord du pays de la MINUSMA. Ainsi, des travaux d’intérêt public, comme la construction et la réfection d’infrastructures publiques, l’aide au fonctionnement des écoles et hôpitaux, et autres projets à impact rapide seront entrepris, avec pour objectif de soulager les habitants dans leur vie quotidienne.
Lors de la cérémonie d’hier, le général Jean-Bosco Kazura a remercié les troupes onusiennes pour leur sacrifice quotidien pour la cause de la paix au Mali, et les a encouragées à continuer leur travail avec courage et détermination, malgré les difficultés. Avant de faire observer une minute de silence en la mémoire des Casques bleus tombés dans le nord de notre pays, il leur a rendu un hommage vibrant devant leurs pairs, et exprimé sa peine et sa tristesse face aux douloureux événements n’ont malheureusement cessé d’endeuiller la mission : « Je ne peux oublier le souvenir de ces Casques bleus quand j’étais devant leurs cercueils pour les saluer une dernière fois … ni quand je les accompagnais chez eux… ni surtout quand je voyais leurs enfants et leurs femmes pleurer. C’était trop dur …».
Jean-Bosco Kazura, en fin de mission  à la MINUSMA, a salué le courage et le sérieux des troupes présentes sur place. Il les a exhortées à donner de la valeur à leur présence dans la région en faisant preuve de davantage de détermination, et surtout à ne jamais oublier où elles sont, car c’est un facteur déterminant pour la réussite de leur mission. «Je ne peux pas oublier que vous êtes encore ici malgré tout ce qui s’est passé, et qui s’est encore passé hier», a-t-il dit, pour saluer leur engagement, en faisant allusion à l’accident de mine dont un véhicule du contingent tchadien a été victime la veille à Aguelhoc.
Le commandant en chef de la force de la MINUSMA a tenu à rassurer ses hommes des dispositions qui sont en train d’être prises pour les doter de moyens conséquents  afin de leur permettre de mener à bien leur mission, sous le commandement de l’Etat-major du Secteur Nord, dont il a assuré du professionnalisme et de la compétence.
(Source Minusma)

class="gkFeaturedItemTitle" Programme d’appui au secteur de la justice au Mali : INSUFLER LA PERFORMANCE, INSPIRER LA CONFIANCE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 4 décembre 2014 10:36

Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a organisé hier un atelier de restitution du rapport final de la mission de démarrage du Programme d’appui au secteur de la justice au Mali (PAJM). La cérémonie d’ouverture, présidée par le chef de cabinet du département, Mme Fatoumata S. Dicko, s’est déroulée en présence du chef de la coopération à la délégation de l’Union européenne, Mme Cécile Tassin Pelzer, et du directeur du programme conjoint des Nations Unies pour les droits de l’homme, Mahamane A. Maïga.

La rencontre de deux jours va identifier les besoins actuels de la justice malienne en termes de ressources humaines, de renforcement des capacités, d’équipements et d’infrastructures. Après une présentation des résultats de la mission de démarrage et du projet de rapport final, les participants discuteront des orientations des actions du programme d’appui à la justice. Ils analyseront également les trois parties du rapport final : l’état des lieux du système judiciaire, les orientations majeures du PAJM, la traduction opérationnelle du PAJM en propositions et recommandations.

Le Programme d’appui au secteur de la justice au Mali s’inscrit dans le cadre de la stratégie de l’UE pour la sécurité et le développement dans le Sahel. D’un montant de douze millions d’euros (7,87 milliards de Fcfa), le projet s’étend sur quatre ans, 2014-2018, et vise à améliorer les performances des structures judiciaires, à refonder des valeurs de la justice. Il a, pour autres objectifs, de lutter contre l’impunité et d’améliorer l’accessibilité à la justice. Les activités prévues couvrent un éventail très large et comprennent, entre autres, la modernisation de l’administration, la formation des professionnels du champ judiciaire, le renforcement des organes de contrôle interne et externe, la vulgarisation du droit à destination des justiciables, la réhabilitation ou la construction d’infrastructures judiciaires et la fourniture d’équipements.

Mme Cécile Tassin Pelzer a souligné que la justice était un secteur clé de la coopération de l’UE avec le Mali et que, dans un contexte de sortie de crise que traverse notre pays, la réforme du secteur de la justice était une priorité. La justice est, en effet, essentielle à la réconciliation et la paix pour le processus de refondation de l’Etat et pour la lutte contre la corruption. « Les citoyens ont soif de justice et demandent un secteur plus performant capable de faire face à leurs exigences et besoins. Il faut une justice capable de redonner confiance aux citoyens et qui puisse rassurer les investisseurs », a-t-elle estimé.

Mme Fatoumata S. Dicko perçoit dans la tenue de l’atelier un signal fort et rassurant de l’engagement indéniable des initiateurs du PAJM et des experts et acteurs de la justice. Les quatre axes d’intérêts du PAJM sont les problèmes les plus cruciaux des préoccupations du département, a-t-elle assuré. « Le PAJM se propose d’apporter des solutions à une partie des besoins de la justice. Il revient au regard des objectifs de réfléchir sur la pertinence des projets et axes d’intervention identifiés tout en veillant à leur caractère concret, réalisable, et à impacts utiles pour les citoyens », a-t-elle préconisé.

« La justice est une grande malade. Il faut savoir par quel bout commencer les soins avec les moyens proposés. Le ministère mise sur les acteurs de la justice pour l’aider dans sa volonté de mieux repenser le secteur », a ajouté Mme Fatoumata S. Dicko qui a réitéré l’engagement du ministère de la Justice à prendre en charge les segments et les sous sections non couverts par le PAJM et à assurer une meilleure mutualisation et utilisation des fonds à travers leur redéploiement efficient.

Aminata Dindi SISSOKO

class="gkFeaturedItemTitle" Reconstruction des régions de Tombouctou et Gao : UN NOUVEAU PROJET POUR ACCELERER LA RELANCE ECONOMIQUE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 3 décembre 2014 13:13
1,3 milliard de Fcfa alimenteront un fonds d’appui destiné aux groupements, coopératives et entreprises
Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mahamane Baby, a procédé  hier au lancement d’un Projet baptisé « Appui à la recapitalisation et à la reconstruction des moyens de production dans les régions de Tombouctou et Gao ». C’était en présence de  l’ambassadeur du Danemark au Mali, Mme Winnie Estrup Petersen, et du coordinateur du projet, Dominique Koffy Kouacou. La cérémonie a été organisée en prélude aux lancements prévus dans les tous prochains jours dans les deux régions concernées.
Le nouveau projet est financé par le Conseil danois pour les réfugiés (DRC) à hauteur de 1,3 milliard de Fcfa et sera exécuté sur une durée d’un an. Il va contribuer à la relance économique du pays grâce à la mise en place d’un fonds d’appui aux groupements, coopératives et entreprises, spécifiquement dans les régions de Tombouctou et de Gao. Au moins 500  organisations (groupements, entreprises, coopératives) opérationnelles vont bénéficier de ce projet.
Pour atteindre les objectifs recherchés, le Conseil danois pour les refugiés prévoit trois grandes activités appelées « composantes ».  Celles-ci sont à leur tour déclinées en sous-activités.
La crise que notre pays a connue a contraint des centaines de milliers de personnes à quitter leur domicile, aggravant ainsi le sort des populations civiles, déjà rudement touchées par la sécheresse, la dégradation de leur environnement et l’insécurité alimentaire, a rappelé Mahamane Baby. Ainsi, plus de 400 000 déplacés intérieurs et réfugiés ont été recensés. Ils ont pratiquement tout perdu, leurs moyens d’existence, leurs outils de production.
Des sociétés et entreprises ont été fermées entrainant des pertes importantes d’emplois. 707 employeurs de Tombouctou, 933 employeurs de  Gao et Kidal ont arrêté leurs activités. Plus de 2000 travailleurs ont été licenciés. « C’est dire, l’importance que ce projet va avoir pour les opérateurs économiques, les producteurs agricoles, les transformateurs et les commerçants des régions de Tombouctou et de Gao », a relevé le ministre.
Dans toutes ses activités et dans le but d’assurer la pérennité de son intervention, DRC/Mali portera une attention particulière à l’implication des acteurs locaux (aux niveaux cercle et commune) grâce à la mise en place de comités de décision de financement et une étroite collaboration avec les services techniques de l’Etat dans l’élaboration des critères d’éligibilité et dans l’analyse des demandes de financement. « C’est là une approche novatrice à partager avec les autres intervenants pour une appropriation, une pérennisation des acquis et une meilleure visibilité de leurs actions », a souligné le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle.
Il convient de rappeler que dans le cadre de son programme d’intervention au Mali dans les régions de Mopti, Gao et Tombouctou et dans le but de soutenir les communautés sur place et de faciliter le retour des rapatriés volontaires et spontanés, le Conseil danois pour les réfugiés intervient par des actions intégrées de protection, d’éducation, d’adduction d’eau, d’hygiène et d’assainissement ainsi que de résilience dans lesdites régions. Il le fait par l’entremise de transferts monétaires aux ménages vulnérables, d’appuis aux groupements de femmes et de jeunes pour la réalisation d’activités génératrices de revenus et « de cash for work ».
Dans la continuité de ces actions et conformément aux recommandations du Plan de relance durable au Mali (2013-2014), le Danemark a initié le projet « Appui à la recapitalisation et à la reconstruction des moyens de production pour le relèvement économique des populations affectées par les crises des régions de Tombouctou et de Gao au Mali »,  sur la base du diagnostic des besoins d’appui économique dans les régions de Gao et Tombouctou.
A. DIARRA

class="gkFeaturedItemTitle" Mali-Suède : DEUX FINANCEMENTS POUR L’EAU ET L’ENVIRONNEMENT

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 3 décembre 2014 12:50
Notre pays et la Suède ont signé hier deux importants accords de financement. Le premier est relatif au Programme de gestion décentralisée des forêts (Gedefor II) et le deuxième au Projet d’appui à l’amélioration de la connaissance et de la gestion des ressources en eau (Pagire). Les deux accords ont été signés par le ministre de la Réconciliation, Zahabi Ould Sidi Mohamed, assurant l’intérim de son homologue des Affaires étrangères,  de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale et l’ambassadeur de Suède dans notre pays, Mme Eva Emnéus.  La cérémonie s’est déroulée en présence d’une délégation suédoise et des acteurs en charge de  l’environnement, de l’eau et de l’assainissement au Mali.
A travers le premier accord, le gouvernement suédois s’engage à fournir au Mali une assistance financière et technique d’un montant de près de 3,5 milliards de Fcfa. Ce montant viendra en complément à la contrepartie nationale estimée à 800  millions de Fcfa pour le financement du  Programme de gestion décentralisée des forêts.
Ce programme, a relevé Zahabi Ould Sidi Mohamed, est très important pour le Mali car il contribuera à la gestion décentralisée et durable des ressources forestières dans le cadre des changements climatiques grâce à l’amélioration de la gouvernance locale et au renforcement des capacités d’adaptation aux changements climatiques. En outre, il participera à l’accroissement des revenus tirés des arbres et des forêts pour les populations les plus vulnérables et rurales.
Par le second accord, le Mali et la Suède s’engagent à mettre en œuvre le Projet d’appui à l’amélioration de la connaissance et de la gestion des ressources en eau qui vise à améliorer la situation socio-économique et renforcer la mise en œuvre de la gestion intégrée des ressources en eau.
Le montant du financement destiné à ce projet se chiffre à un peu plus de 1,4 milliard de Fcfa avec une assistance financière et technique suédoise de 1,2 milliard. Ce volet s’exécutera sur une période de deux ans (2014-2016).
Le ministre a souligné que par ces financements, le gouvernement suédois accompagne le Mali dans ses efforts visant à contrer les effets néfastes du changement climatique et à améliorer les conditions de vie de ses populations. « Ces deux accords s’insèrent dans le cadre du Plan national de gestion intégrée des ressources en eau adopté en avril 2008 et de la Politique nationale en matière d’assainissement adoptée en 2009 », a-t-il précisé.
« Cette cérémonie pour la Suède, est pleine de signification dans le sens qu’elle constitue la suite d’une démarche vers la gestion durable et décentralisée des ressources forestières d’un pays sahélien », a commenté l’ambassadeur de Suède ajoutant que « c’est fort des résultats de la première phase que la Suède s’est engagée au côté du gouvernement pour une nouvelle phase de consolidation des acquis et le développement d’activités économiques basées sur les chaines de valeur ».
Et Mme Eva Emnéus de relever que la signature  de ces deux accords intervient au moment où le monde entier se réunit pour la 20è session de négociation sur le changement climatique à Lima au Pérou. Ladite signature démontre qu’au-delà des agendas politiques, des actions concrètes de terrain sont aussi posées pour alléger la souffrance des victimes du changement climatique.
F. NAPHO

class="gkFeaturedItemTitle" Appui budgétaire : LE MALI REÇOIT 62,3 MILLIARDS DE FCFA DE L’UNION EUROPEENNE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 3 décembre 2014 12:34

Un paiement de 95 millions d’euros (62,32 milliards Fcfa) au titre du « Contrat d’appui à la consolidation de l’État » a été effectué mardi en faveur du Mali dans le cadre de l’appui budgétaire de l’Union européenne au Mali pour l’année 2014, annonce un communiqué de la représentation européenne à Bamako. A cette occasion, poursuit le communiqué, Richard Zink, l’ambassadeur de l’Union européenne au Mali, a indiqué : « L’Union européenne a confirmé son engagement substantiel aux côtés du peuple malien dans ses efforts de stabilisation et de reconstruction du pays. En recevant cette dernière tranche de 95 millions d’euros à l’issue d’une évaluation positive des critères d’éligibilité, le Mali a prouvé sa volonté de poursuivre les réformes engagées et de se confronter ainsi aux nombreux défis auxquels le pays fait face ».
En 2013, indique le communiqué « l’Union européenne avait déjà octroyé 120 millions d’euros d’appui budgétaire (78,71 milliards Fcfa) en faveur du Mali. Le pays, alors en pleine phase de transition et face au défi du  retour à l’ordre constitutionnel par l’organisation d’élections présidentielles et législatives, avait bénéficié de la rapidité de l’appui de l’Union européenne qui avait fortement contribué à la réussite de ces étapes décisives ».
Le « Contrat d’appui à la consolidation de l’État du Mali » d’un montant de 225 millions d’euros a été signé entre la Commission européenne et notre pays le 15 mai 2013 lors de la conférence «Ensemble pour le renouveau du Mali » de Bruxelles. Trois décaissements ont eu lieu pendant la période de mise en œuvre 2013-2014. Ce programme d’appui budgétaire a pour objectif de soutenir le gouvernement du Mali dans la transition et la sortie de la crise en favorisant une relance économique durable. Il vise notamment à appuyer l’Etat malien à :
- Accroître les capacités financières du gouvernement pour renforcer la stabilité macroéconomique et ses capacités d’action en faveur du développement,
- Améliorer la gouvernance et notamment la gestion des finances publiques, y compris le contrôle et la transparence budgétaire,
- Accompagner le gouvernement du Mali dans la situation de transition et dans la réconciliation nationale,
- Soutenir les efforts du gouvernement pour assurer ses fonctions essentielles sur tout le territoire national, en particulier les services sociaux de base (santé et eau) et la relance économique à travers la création d’emplois.



class="gkFeaturedItemTitle" Pourparlers d’Alger : DES EQUIVOQUES A LEVER

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 3 décembre 2014 12:30

Au cours d’une conférence de presse, des membres du gouvernement ont expliqué que les lignes rouges tracées par les plus hautes autorités n’ont pas été franchies.  Mais certaines nuances doivent être clarifiées
La première étape de la troisième phase des pourparlers entre le gouvernement et les groupes armés du Nord qui s’est tenue du 20 au 27 novembre dernier à Alger a été sanctionnée par l’élaboration d’un projet de préaccord pour la paix et la réconciliation. Le document a été remis à tous les protagonistes qui ont jusqu’en début janvier 2015 pour l’examiner et faire éventuellement des recommandations. Ledit document a fait l’objet hier d’une conférence de presse animée par trois ministres qui font partie de la délégation du gouvernement à Alger : Hamadoun Konaté (Solidarité, Action humanitaire et Reconstruction du Nord), Zahabi Ould Sidi Mohamed  (Réconciliation nationale) et Ousmane Sy  (Décentralisation et Ville).
Selon les conférenciers, le projet de préaccord qui a été remis aux différentes parties par l’équipe de la médiation à l’issue des discussions du 20 au 27 novembre dernier est presque la reprise du document de synthèse dans lequel il a été constaté que les lignes rouges tracées par les plus hautes autorités dans le cadre de ces pourparlers n’ont pas été franchies à savoir l’intégrité territoriale, l’unité nationale, la forme laïque et républicaine de l’Etat. Par ailleurs, les conférenciers ont tenu à préciser que la notion de « fédération » défendue par certains groupes armés aux négociations ne figure pas non plus dans le projet de préaccord.
«Ce projet de préaccord est une avancée parce que pour nous, les points non négociables ne sont pas dedans, à savoir l’intégrité territoriale, l’unité nationale, la forme laïque et républicaine de l’Etat », a assuré  le ministre de la Solidarité, de l’Action humanitaire et de la Construction du nord. Hamadoun Konaté a toute fois souligné que le document comporte certaines ambigüités qu’il faut corriger pour que le gouvernement soit vraiment satisfait. Il s’agit par exemple en parcourant le document, souvent le mot « Etat » est écrit avec majuscule ou minuscule. Ou la « Région » au pluriel ou singulier. Selon le ministre Konaté, ces nuances doivent être levées car dans un accord d’une grande importance chaque mot a son sens.
Les questions des journalistes ont essentiellement porté sur la notion de « fédération » à laquelle le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et ses alliés s’accrochent ; la problématique de quotas des représentants des régions du Nord dans les institutions de la République ; la question de la sécurisation du Nord par les forces armées et les groupes armés.
Les conférenciers estiment qu’à partir du moment où le projet de préaccord ne prend pas en compte la notion de fédération, il n’y a pas lieu de s’attarder sur cette question. « En janvier, nous saurons les groupes armés qui sont pour la paix et ceux qui cherchent autre chose », dira le ministre de la Renonciation nationale. Selon Zahabi Oud Sidi Mohamed, la manière dont les négociations se sont déroulées jusque là dans la capitale algérienne pressage que la majorité des groupes armés est prête à signer un accord pour la paix au Mali. « Dans tout regroupement, il y a des radicaux et on ne peut rien contre ça », a-t-il indiqué comme pour dire que ceux qui s’accrochent au fédéralisme seront appelés à assumer leur responsabilité tôt ou tard.
Par rapport au problème de quotas des représentants du nord  dans les institutions de la République, les conférenciers diront que cette question n’ayant pas été encore résolue, le gouvernement la remettra certainement sur la table aux prochaines rencontres à Alger. Pour eux, ce problème de quota n’est pas un élément qui peut remettre en cause la signature d’un accord car dans notre pays il est prévu au moins un député par circonscription électorale. C’est le cas de certaines circonscriptions du nord qui ont moins de 4000 habitants au lieu de 60 000 selon la loi pour avoir un député.
En ce qui concerne la question de la sécurité, les conférenciers ont soutenu que la sécurisation du territoire national revient naturellement à l’armée. Selon eux, les éléments des groupes armés qui vont intégrer l’armée après la signature d’un accord respecteront forcement les critères définis en la matière.

M. KEITA

class="gkFeaturedItemTitle" Prévention et riposte contre la fièvre Ebola La 6e réunion de crise fait le point

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 2 décembre 2014 18:56

La 6e réunion du comité interministériel de gestion des épidémies axée sur l'épidémie de fièvre Ebola vient de prendre fin à la Primature sous la présidence du Premier ministre avec la participation des ministres en charge de la santé, de l'éducation nationale et de la jeunesse, du représentant de l'OMS, du Conseiller spécial du Président de la République en charge de la question et des représentants de plusieurs services techniques.

Conformément aux recommandations issues de la 5è réunion du 25 novembre, les autorités du Mali et de la Guinée se sont rencontrées le 29 novembre dernier à Kouremalé  pour arrêter notamment le principe de la mise en place d'équipes techniques mixtes sur le corridor.  Les coordinateurs nationaux des deux pays se retrouveront bientôt à Conakry afin d'étudier d'autres mesures conjointes retenues par les deux pays.

Le système de gestion du Centre opérationnel d'urgence qui a été créée en remplacement du comité ministériel, se met en place progressivement avec le renforcement des équipes et le recrutement d'une agence fiduciaire. Au moment où les financements se mettent en place notamment par le biais de l'OMS, il a été annoncé que des ONG intervenant au Mali ont déjà reçu des financements d'un milliard de FCFA dans le cadre de la lutte anti Ebola de la part d'un partenaire technique et financier.

S'agissant des patrouilles transfrontalières mixtes (douane, gendarmerie, santé), des instructions ont été données aux forces de sécurité pour exécuter ces opérations.

La situation actuelle de l'épidémie se présente comme il suit : zéro nouveau cas, trois cas suspects testés négatifs au cours de la semaine, un cas probable et 5 décès enregistrés. Les contacts suivis sont au nombre de  244. Il faut signaler qu'un sujet en traitement est confirmé guéri depuis le weekend end dernier. En termes de comparaison, le virus Ebola cause autant de dommages à l'organisme humain que celui du VIH confirmé en dix ans selon le Pr Sow, conseiller spécial à la Présidence la République en charge de la coordination.  Dans le cadre du suivi des contacts, le suivi de 140 personnes sera levé ce mercredi en plus de certains cas levés ce mardi sous le contrôle des équipes permanentes de l'Inrsp, de l'Oms et MSF membre du Centre d’urgence. Il s'agit là d'un élément majeur du dispositif qui implique aussi le CNIECS, la DNS, les services de labos, etc.

Dans les perspectives, la coordination va s'atteler au renforcement du plan stratégique en mettant un accent sur les cordons de Sikasso, Kayes et Kouremalé afin que le système d'alerte soit intégralement fonctionnel.

Les populations civiles sont aussi spontanément engagées aux côtés des autorités dans les actions de mobilisation. Elus locaux, Députés, Formations politiques, Opérateurs économiques, Leaders religieux (1 000 imams seront formés par l'intermédiaire de l'Ambassade des États Unis), Jeunes, Femmes, Notabilités, promoteurs d’écoles, etc…

Dans les jours à venir, des instructions seront données aux structures de santé afin qu'elles se dotent des équipements de prévention comme le thermoflash. Au cours de la semaine, les membres du gouvernement effectueront des visites inopinées afin de tester l’état des lieux.
Quant au dossier de la Clinique Pasteur, l'inspection de la santé a reçu il y a deux semaines un ordre de mission pour élucider l’ensemble de l’affaire. Cette inspection est aujourd’hui  en cours.

Source : CCINT Primature

class="gkFeaturedItemTitle" SITUATION DE LA LUTTE CONTRE LA MALADIE A VIRUS EBOLA AU MALI A LA DATE DU LUNDI 1er DECEMBRE 2014

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 1 décembre 2014 20:00

Ce jour lundi 1er décembre 2014, la situation de la lutte contre la maladie à virus Ebola se présente comme suit :
- Sept (7) cas positifs : six (6) liés au patient guinéen et la fillette de Kayes ;
- Cinq (5) décès dont quatre (4) liés au patient guinéen ;
- Un (1) cas confirmé est toujours en traitement dans un centre spécialisé ;
- Zéro (0) nouveau cas confirmé ce jour ;
- Zéro (0) cas suspect ce jour ;
- Le nombre de personnes-contacts est de 247,
- Le nombre de contact suivi ce jour est de 244,
- Le nombre de contacts non vus est de trois (3), soit un taux de suivi de 98,78%
Malgré la stabilisation de la situation, le Gouvernement appelle la population à la vigilance, et à signaler tout signe pouvant évoquer cette maladie aux services compétents, afin de réunir toutes les conditions favorables à une guérison.
Le Gouvernement renouvelle son soutien aux agents de la santé et aux services de sécurité pour faire respecter avec rigueur les consignes de contrôle sanitaire.
Le Gouvernement remercie l’ensemble de la communauté internationale pour son appui conséquent dans la lutte contre la maladie, et ses témoignages de solidarité à l’endroit du Mali.
Le Gouvernement invite toutes les personnes ayant eu des contacts directs ou indirects avec les personnes déclarées positives à se faire identifier, pour un contrôle sanitaire, en appelant les numéros verts : 80 00 89 89 / 80 00 88 88 / 80 00 77 77.
Bamako, le 1er décembre 2014
Le Coordinateur du Centre Opérationnel d’Urgence
Pr Samba O. SOW

class="gkFeaturedItemTitle" LA CANADIENNE MICHAËLLE JEAN, NOUVELLE SECRETAIRE GENERALE DE L’OIF

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 1 décembre 2014 16:19

L’ancienne gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean succède à Abdou Diouf, l’ancien président sénégalais à la tête l’Organisation internationale de la Francophonie depuis 12 ans. La Canadienne d’origine haïtienne, 57 ans, a été désignée dimanche à l’issue du sommet de Dakar et occupera son poste de manière effective au 1er janvier 2015.
C’est la première fois que l’organisation des pays ayant la langue française en partage ne sera pas dirigée par un Africain. Une femme accède au poste de secrétaire général pour la première fois.
Son élection aura été laborieuse. Le consensus n’a pas été évident et les chefs d’Etat ont failli aller jusqu’aux votes. Finalement, il a fallu que les six chefs d’Etat et de gouvernement les plus impliqués dans cette affaire, dont Denis Sassou-Nguesso, le Premier ministre canadien Stephen Harper, François Hollande, Macky Sall, le président du Burundi Pierre Nkurunziza et le président Mauricien Kailash Purryag, se concertent pendant plus d’une heure dans une salle à part pour trouver un consensus.
«Une réussite du début à la fin», a jugé François Hollande lors de la conférence de presse qui a mis fin au sommet. «C’est un choix de raison, un choix qui s’impose » a jugé pour sa part le président Macky Sall.
«C’est un grand honneur pour moi. Je suis heureuse d’apprendre que le choix porté sur moi est appuyé sur un vrai consensus. C’est un gage de confiance», a confié la toute nouvelle patronne de la Francophonie qui compte renforcer la prévention des crises au sein de cet espace. Elle ambitionne de construire la Francophone économique.
Pour sa part, le président Ibrahim Boubacar Keïta a estimé que l’élection de la Canadienne est «une très bonne décision». Le chef de l’Etat a rappelé la visite effectuée par Michaëlle Jean alors que lui-même était président de l’Assemblée nationale. «Elle s’est adressée au peuple malien en tant que gouverneure générale du Canada. Ces mots de l’époque nous sont restés dans les oreilles», s’est remémoré le chef de l’Etat pour qui «c’est une dame, une sœur africaine de la diaspora et qui a une vision bien déclinée».
Pour le président Keïta,  nul doute qu’elle sera la dame attendue aujourd’hui à la tête de l’OIF. «Nous, Maliens, nous en réjouissons», a jugé le chef de l’Etat qui rentre «à Bamako satisfait».
A. M. CISSE
Envoyé spécial à Dakar

class="gkFeaturedItemTitle" 15è Sommet de la Francophonie : LE PRÉSIDENT KEITE DONNE LES NOUVELLES DU MALI

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 1 décembre 2014 16:16

Devant ses pairs francophones, le chef de l’Etat a assuré que notre pays est en passe de stopper la propagation du virus Ebola sur notre sol. Il a réitéré aussi sa conviction que le dialogue est la seule voie vers la réconciliation nationale
Le 15è Sommet de la Francophonie s’est achevé hier au Centre international de conférences de Dakar à Diamniadjo, situé à environ 40 km de l’hôtel King Fahd Palace où le président de la République Ibrahim Boubacar Keita avait pris ses quartiers pour un séjour de trois jours. Le chef de l’Etat, arrivé dans la capitale du pays de la Téranga vendredi après-midi en compagnie de son épouse Mme Keita Aminata Maïga, a pris part aux travaux de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement.
Avec pour thème : « Femmes et jeunes en francophonie : vecteur de paix et acteur de développement », le sommet a enregistré près de 2000 participants et 50 délégations conduites par des chefs d’Etat, des chefs de gouvernements, des ministres. Quelques 700 journalistes étaient accrédités pour la couverture de l’événement.
Lors de la cérémonie d’ouverture, Ibrahim Boubacar Keita s’est exprimé à la tribune pour livrer des informations sur l’évolution des pourparlers inter maliens à Alger et la situation de l’épidémie Ebola dans notre pays. Sur le premier sujet, le président de la République a soutenu que c’est un devoir de « réconcilier le citoyen et l’Etat, réconcilier les communautés entre elles, bref réconcilier la nation malienne avec elle-même». Le dialogue inclusif engagé en terre algérienne, a-t-il poursuivi, est le socle de son engagement à gérer et réussir le processus de paix et de réconciliation dans notre pays.
« zéro cas d’infection ». Parlant du terrorisme qui s’est malicieusement greffé à la crise socio sécuritaire dans notre septentrion, Ibrahim Boubacar Keita a rappelé que cette force du mal n’est pas invincible. Mais, pour le déraciner, il faut que la mobilisation soit totale et que le combat soit sans merci.
Au sujet de l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus Ebola, le président Keita a assuré à la tribune que le Mali connait à ce jour « zéro cas d’infection » par le virus Ebola. La révélation faite par le chef de l’Etat a suscité un tonnerre d’applaudissements dans la salle. Signe que notre pays est en train de parvenir à contenir la propagation du virus sur notre sol, les récents cas suspects se sont soldés par une guérison ou des tests négatifs.
Le péril Ebola annihile les efforts de développement des pays de l’Afrique de l’Ouest en proie à cette épidémie. La maladie a déjà fait près de 5.700 morts en presque un an, essentiellement dans trois États : Liberia, Sierra Leone et Guinée.
Outre le président Keita, se sont succédés à la tribune le président sénégalais Macky Sall, le président congolais Joseph Kabila, la vice-présidente du Vietnam Nguyen Thi Doan, le président français François Hollande, le Premier ministre canadien Stephen Harper, le président guinéen Alpha Condé, le Premier ministre égyptien Ibrahim Mahlab, le président   ivoirien Alassane Ouattara, le président  tchadien Idriss Déby Itno, le prince Albert II de Monaco, le président  camerounais Paul Biya et le président gabonais Ali Bongo.
Tous les intervenants ont tenu à rendre un hommage appuyé au secrétaire général sortant de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), l’ancien président sénégalais Abdou Diou. Le président Macky Sall est allé plus loin en annonçant que le centre où se tenait l’événement s’appellera désormais « Centre international de conférence Abdou Diouf (Cicad) ».
Le président Hollande a évoqué la récente crise burkinabè pour encourager les chefs d’Etat à respecter les constitutions de leurs pays. Pour lui, « ce qu’a fait le peuple burkinabè doit faire réfléchir ». François Hollande s’est par ailleurs félicité des interventions militaires françaises réussies dans plusieurs pays francophones dont le Mali.
LA FORCE DES VALEURS UNIVERSELLES. Pour la succession de l’ancien président sénégalais Abdou Diouf, l’ex président burundais Pierre Buyoya, l’ex Premier ministre mauricien Jean-Claude de Lestrac, l’écrivain congolais Henri Lopes et l’Equato-Guinéen Agustin Nze Nfumu étaient les candidats africains en lice. La seule candidate non africaine et seule femme, c’était la Canadienne d’origine haïtienne, Michaelle Jean. C’est cette dernière qui a été choisie pour succéder à Abdou Diouf à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie.
A Diamniadjo, Abdou Diop a prononcé son dernier discours en qualité de secrétaire général de la francophonie. Moment d’émotion, mais surtout sentiment de devoir accompli pour celui qui a fait 12 ans à la tête de l’organisation des pays ayant la langue française en partage. Il s’est dit convaincu que la Francophonie peut répondre aux périls du moment « grâce à la force des valeurs universelles qu’elle promeut dans le respect de la diversité et de l’égale dignité de toutes les cultures ».
Les travaux en plénière ont été marqués par la passation des pouvoirs entre la République démocratique du Congo et le Sénégal hôte du sommet qui assure la présidence de l’organisation jusqu’à la prochaine conférence des chefs d’Etat et de gouvernement. En huis clos, les dirigeants ont examiné les demandes d’adhésion avant d’étudier le rapport du président de la conférence ministérielle et celui du secrétaire général de la Francophonie.
Un autre huis clos restreint a permis aux membres de plein droit de passer en revue la situation politique internationale et l’état de l’économie mondiale. Le deuxième et dernier jour du sommet a été consacré à l’adoption de la déclaration de Dakar ainsi que la lecture des résolutions.
Fort de 57 États membres et 20 pays observateurs représentant 274 millions de locuteurs dans le monde, l’espace francophone se construira incontestablement avec l’Afrique, qui en 2050, atteindra 2 milliards d’habitants. Avec une croissance soutenue, des ressources naturelles à exploiter, l’Afrique est une chance pour la Francophonie.
Envoyé Spécial
A. M. CISSE
DAKAR AUX COULEURS DE LA FRANCOPHONIE
A l’occasion du 15è sommet de la Francophonie, la capitale du pays de la Teranga a vibré au rythme de l’organisation des pays ayant la langue française en partage. Les rues de Dakar étaient parées aux couleurs de la Francophonie. Impossible de ne pas remarquer les affiches géantes et les autocollants de l’événement, omniprésents sur les façades des immeubles, les panneaux et les autocars. Les drapeaux des pays membres flottaient sur les édifices publics et lieux de loisirs. La ville baignait dans une ambiance dédiée à la Francophonie, sous la surveillance des forces de sécurité fortement mobilisées pour l’occasion.
Le Village de la Francophonie était l’endroit au battait le cœur de l’événement pendant toute sa durée. Espace aménagé à cet effet, ce village se voulait le creuset de la riche diversité culturelle du monde francophone. Au total six espaces étaient réservés aux expositions et des animations culturelles. Le visiteur n’avait que l’embarra du choix. Il pouvait commencer par admirer la centaine de drapeaux qui flottaient dans ce village pas comme les autres. Il pouvait aussi jeter un coup d’œil sur le secteur des animations à la découverte des jeunes talents. Dans l’espace dédié aux jeunes, l’on pouvait lire et s’initier aux arts numériques.
Les amoureux de l’art plastique trouvaient leur compte dans l’espace des expositions. Ici, l’artisanat et les industries culturelles étaient à l’honneur.
Le Sénégal, pays hôte, s’était réservé un pavillon entier pour parler notamment de sa décentralisation, son système de santé et ses prouesses en matière d’entreprenariat, de gouvernance…
A. M. C

class="gkFeaturedItemTitle" Gestion des litiges fonciers : DEUXIEME REUNION DU COMITE INTERMINISTERIEL

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 1 décembre 2014 16:12

Le dialogue est incontournable pour la résolution de certaines crises comme celles liées au foncier. Il faut dire que les litiges fonciers, sont de ces crises qui peuvent polluer l’atmosphère de nos villes et campagnes. Le gouvernement veut prendre à bras-le-corps cette question. C’est pourquoi, le Premier ministre Moussa Mara a tenu à présider la 2ème réunion mensuelle du Comité interministériel sur le foncier qui s’est déroulée vendredi dernier dans la salle de conférence de la Primature. On y notait la présence des représentants de plusieurs départements ministériels.
Depuis plusieurs années, certains citoyens se plaignent de perdre leurs parcelles ou terres lors des opérations de lotissement et d’aménagement. Et ils ont d’énormes difficultés à bénéficier des terrains dans les zones de recasement. D’autres sont victimes d’expropriation. C’est dire combien la question est complexe.
Les participants ont fait le point de la mise en œuvre du suivi des décisions de la réunion du 28 octobre dernier. « Il s’agissait d’une session du Comité qui prend en charge les grands problèmes fonciers, des dossiers qui concernent le District de Bamako et les régions. Ce sont des problèmes transversaux qui préoccupent l’Etat et les populations », a expliqué le ministre des Domaines de l’Etat, des Affaires foncières et du Patrimoine, Tieman Hubert Coulibaly, au terme de cette rencontre. Il a insisté sur la nécessité pour le gouvernement de veiller sur l’application correcte des décisions de justice et d’en assurer régulièrement le contrôle.
« Nous avançons, pas à pas, avec une grande détermination pour résoudre ces litiges, afin d’apaiser les populations », a estimé le ministre des Domaines de l’Etat, des Affaires foncières et du Patrimoine. Cette réunion mensuelle, dira-t-il, n’est pas une instance politique, mais une instance technique qui procède à un examen approfondi de chaque dossier. « Certains litiges (Tabacoro, Siracoro Méguétana…) sont au niveau de la justice. Le but n’est pas de les médiatiser mais de les résoudre », a ajouté Tieman Hubert Coulibaly, tout en insistant sur la nécessité de protéger les populations et sécuriser leur propriété.
B. M. SISSOKO

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