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class="gkFeaturedItemTitle" Situation sécuritaire et politique au Mali : Le plaidoyer du Premier ministre trouve un écho favorable auprès des membres de la mission conjointe Union Africaine-Union Européenne

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 13 février 2015 18:53

Le Premier ministre Modibo Keita a reçu ce matin, aux environs de 10 heures, les membres de la mission conjointe du conseil de paix et de sécurité de l’union africaine et du comité politique et de sécurité de l’Européenne. Cette forte délégation internationale de plus d’une cinquantaine de personnes, conduite par l’Ambassadeur Anne Namakau Mutelo de la Namibie auprès de l’Union Africaine et l’Ambassadeur Walter Stevens de l’Union Européenne, était venue s’enquérir de la situation sécuritaire et politique de notre pays. Cette visite de courtoisie auprès du Premier ministre intervient après la rencontre avec le Président de la République, son Excellence Ibrahim Boubacar Keita, une visite de terrain dans la région de Gao et de multiples échanges et séances de travail. Notamment avec les forces vives de la nation, dont la société civile et l’opposition politique. Situation sécuritaire au Nord et état d’avancement des pourparlers inclusifs inter-maliens : tels sont les deux sujets qui ont marqué cette rencontre.

Concernant le premier sujet, relatif à la situation sécuritaire, le Premier ministre a largement briefé ses hôtes sur les différents acteurs impliqués et la responsabilité des uns et des autres. Au-delà de l’historique, de l’évolution et des effets de la situation sécuritaire du pays, le Chef du gouvernement a livré une réflexion approfondie sur les causes profondes de la question et les répercussions y afférentes. Le développement du terrorisme et l’émergence de nouveaux acteurs, sont des enjeux majeurs qui ont été largement développés par le Premier ministre. Et qui, selon lui, justifient la nécessité d’aller rapidement vers un accord de paix. Lequel permettra de distinguer les groupes armés impliqués dans le processus d’Alger des autres mouvements terroristes et djihadistes.

Par rapport à la question relative aux pourparlers d’Alger, le Premier ministre est revenu sur la position du Gouvernement malien. La libre administration des collectivités proposée, en lieu et place d’une fédération souhaitée par certains groupes armés dont les mouvements de la coordination. Par ailleurs, il a salué l’équipe de médiation et l’ensemble des acteurs impliqués pour les efforts consentis dans le cadre de la résolution de la crise malienne.

Il s’est dit optimiste, en ce qui concerne l’issue du 5ème round des pourparlers inclusifs en cours en ce moment à Alger. Il a saisi cette occasion pour faire un véritable plaidoyer en faveur du retour de la paix et de la stabilité dans notre pays. L’union européenne et l’union africaine ont été invitées à poursuivre leurs efforts en faveur du Mali et s'impliquer pour la signature d’un accord de paix. Un plaidoyer qui a reçu un écho favorable auprès des membres de la mission, qui se sont engagés à porter le message et œuvrer dans ce sens.

La rencontre s’est terminée par une série de questions/réponses entre le Premier ministre et les membres de la mission. L’implication de toutes les forces vives de la nation, la position de l’opposition par rapport au document de préaccord proposé par la médiation et la situation des forces armées de défense et de sécurité…sont, entre autres, les sujets qui ont été abordés au cours de cette étape.

Le Premier ministre, aux termes des discussions, a remercié les membres de la délégation pour la visite et le soutien indéfectible de leurs institutions  respectives en faveur du Mali. Les membres de la mission, pour leur part, ont salué la disponibilité du Premier ministre, la clarté de ses argumentations et la teneur de son plaidoyer.

CCINT-13-02-2013

 

 

class="gkFeaturedItemTitle" MISSION CONJOINTE UA – UE : IBK assène ses vérités

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 12 février 2015 17:24
Le Chef de l’Etat a rencontré hier après-midi à Koulouba les membres d’une mission conjointe du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine et du Comité politique et de sécurité de l’Union Européenne en séjour au Mali jusqu’au 13 février prochain.
Cette mission, qui est une première, entend évaluer la situation sécuritaire au Mali et l’état d’avancement du processus de paix au travers d’interactions avec les autorités et acteurs politiques maliens, ainsi que les partenaires internationaux présents au Mali. Elle prévoit aussi des entretiens avec l’ensemble des composantes de la société civile.
La mission est composée de 15 membres du CPS de l’UA et 30 du COPS de l’UE.
Après avoir écouté, tour à tour, les chefs des deux délégations sur le bien fondé de la mission conjointe, le Chef de l’Etat leur a tenu un langage franc et direct sur la situation qui prévaut dans le pays.
Sans détour et sans équivoques, le Chef de l’Etat a asséné ses vérités. Nous vous proposons, ci-dessous, la transcription de la sortie du Président IBK.
Le Chef de l’Etat face aux membres de la mission conjointe UE-UA
« …Votre mission conjointe est un signal très fort pour nous. C’est la deuxième fois que nous recevons une mission d’une telle importance après celle effectuée dans ce pays,  l’année dernière, par le Conseil de Sécurité, tous membres compris, qui s’est rendue à Bamako, à notre chevet, tout comme vous aujourd’hui, engager un dialogue pour comprendre et mieux cerner toutes les subtilités de la question malienne, et de la question de la sécurité du Sahel. Qui (la sécurité) se pose aujourd’hui, non pas en terme malien, mais en terme mondial car ce qui se passe au Sahel concerne l’ensemble africain et le monde entier. [...]
Mesdames et Messieurs, chers amis de l’Union Européenne, chers amis de l’Union  Africaine, en vos rangs et qualité, soyez les très bienvenus en terre malienne. Le fait que cette mission soit une mission conjointe de l’Union Européenne et de l’Union Africaine, traduit à souhait le partage solidaire des préoccupations qui sont les nôtres aujourd’hui par rapport à la paix mondiale. Ce qui se passe au moment même ou nous parlons ici, vous et moi, nous fait rejoindre, quelque part, ce qui se passe également dans la proche Asie, à Minsk. Il s’agit [...] du même débat, du même combat, à savoir le droit souverain des Nations à rester unies, à garder leur intégrité territoriale dans des contextes difficiles. Et c’est à cela que nous faisons face ici au Mali.
Nous avons apprécié tout le concours fabuleux qui s’est développé autour de nous quand notre pays, en 2013, a failli succomber sous le joug de terroristes, il n’y a pas d’autres appellations, d’un genre nouveau, venus avec l’étendard d’une fausse religion car, l’Islam au Mali, nous connaissons. Nous ne sommes pas des néophytes ici par rapport à l’islam, nous sommes un vieux pays d’islamisation et précisément le Nord du Mali. Ces villes mystiques, historiques auxquelles ces gens se sont attaqués, Tombouctou, Gao…, sont de hauts lieux de souvenirs islamiques, des hauts lieux de savoir, des universités en le temps ou cela n’était pas la mode dans le monde entier. [...]
Donc, le prétexte religieux est un faux prétexte, nous l’avons bien compris. Et ceux de Tombouctou et de Gao, qui ont souffert le martyre pendant deux ans, l’ont bien compris également, qu’il ne s’agissait point d’Islam mais d’une imposture. D’une imposture à nulle autre pareille. Un faux drapeau islamique derrière lequel des crimes insondables, des crimes inimaginables ont été commis quotidiennement, à l’endroit de populations civiles paisibles qui ne demandaient qu’à être. Qui ne demandaient qu’à vivre dans un endroit apaisé et dédié au développement et à la prospérité. Cela, fort heureusement, la communauté internationale en a pris conscience et le point d’orgue a été atteint quand le 11 janvier 2013, le Président François Hollande, devant l’imminence de la chute de la ville de Konna, qui était quelque part l’entrée vers le sud du Mali, a décidé de faire intervenir la force française SERVAL avec l’accord des Nations Unies. Ça a été un soulagement énorme pour notre peuple, ça a été le début de la respiration. [...]
En même temps, cela ouvrait une autre ère. L’ère de la tentative d’apaisement, de la tentative de restauration de l’Unité Nationale et de réconciliation nationale dans des conditions que nous souhaitions alors apaisées, fraternelles et conviviales. Nous avons, pour notre part, gouvernement du Mali, accepté et de bien bonne grâce, toutes les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité,  de la 2100 à tout le reste…. avec bonheur, avec sincérité et avec engagement constant. Et ces résolutions étaient à l’image de ce qu’a été l’accord de Ouagadougou. A savoir des engagements très forts sur la question de la souveraineté du Mali, sur l’intégrité territoriale du Mali, que la nécessité de la réconciliation nationale et de l’établissement d’un dialogue national inclusif, entre les parties pour que le processus de paix que nous conduisons aujourd’hui en Alger auquel nous participons d’un engagement constant et de niveau respectable ministériel, puisse arriver à terme. Mais hélas, la communauté internationale présente ici au Mali via la MINUSMA peut en témoigner, le cessez-le-feu conclu entre les parties, la cessation des hostilités également convenue lors de la mise en place de la feuille de route en Alger, sont deux documents fondamentaux qui ont été scrupuleusement respectés par le gouvernement du Mali, quoique qu’on en ait dit.[...]
Dans le même temps, on a vu les groupes armés s’égailler à droite et à gauche pour marquer de leur empreinte telle ou telle position géographique. C’est une vielle ruse connue dans l’histoire des pays. Je prends des points, et le jour venu à la table des négociations, je m’en revendique pour créer une nouvelle situation. Nous avons assisté à cela constamment y compris ce matin (mercredi ) quand le village d’Agouni a été investi par le MNLA qui y a planté son drapeau. Aujourd’hui même. Cela est constant, patent et avéré. Alors, quand dans sa volonté de faire accroire qu’il est le porte-parole effectif des populations du Nord, sans nuances, le MNLA engage les populations du Nord du Mali à le rejoindre sous peine d’en cuire et qu’il le met en application, comment faire un procès à des populations d’hommes libres et dignes de refuser ce nouveau servage, ce nouvel esclavagisme, et que ces populations se battent en refusant cela. Le faire, c’est une astuce du gouvernement du Mali qui passe par des milices armés pour combattre le MNLA. Alors, que veut-on ? Que veut-on du Mali ? Que nous disions ici et maintenant que nous sommes d’accord pour nous laisser subjuguer par les groupes armés ? Que nous sommes d’accord que les groupes armés prennent le Nord du Mali ? Toutes les malices ont été utilisées. On parle de fédération. La fédération suppose deux états. Est-ce que nous avons affaire à deux entités étatiques aujourd’hui ? Est-ce que nous avons affaire à une communauté homogène s’opposant à une communauté nationale ? Non !
Alors, quelle est cette nouvelle trouvaille de champ politique ? Où veut-on que nous allions ?
Je crois que l’histoire du Mali est connue, c’est une histoire de dignité, l’histoire d’un peuple qui, au long des siècles, a marqué de son empreinte cette partie de l’Afrique occidentale, par sa dignité et son sens de l’honneur, par son sens de responsabilité qui fait que nous n’insultons pas l’avenir. Malgré toutes les malices, malgré toutes les embûches, nous sommes restés constants. Nous n’avons jamais quitté la table des négociations même quand on nous envoyait des seconds, quand les responsables en chef ne venaient pas.  Nos ministres étaient à la table. Nous respectons, qu’on nous respecte aussi ! Qu’on respecte les accords convenus ! Nous sommes en Alger. [...]
Il n’y a aucune malice de la part du Mali. Nous n’avons pas intérêt. Je suis arrivé à la tête de ce pays à la suite d’une crise très difficile, très profonde, très douloureuse, et je sais gré à l’Afrique, à l’Europe … du soutien fantastique dont nous avons bénéficié. [...]
Il n’y a jamais eu dans ce pays d’exclusion au motif ethnique, religieux, de la couleur de la peau. Nous sommes blancs et noirs au Mali, sans complexe. Le Mali est un pays de métissage. Qu’on n’amène pas ici, dans le traitement de la question malienne, des concepts qui, peut-être, valent ailleurs, mais pas au Mali. Qu’on ne mélange pas tout. Qu’on fasse appel à l’histoire, à l’intelligence de l’homme, aux choses sues, connues et établies. Le Mali n’est pas un pays d’exclusion. Et aujourd’hui, on voudrait nous faire écrire, noir sur blanc que, désormais, il y aura tant de ceci ou tant de cela. Non !
Ca rappelle d’autres pays à travers le monde que nous connaissons, où il y a des partages comme cela, entre gens de religions différentes, entre gens d’ethnies différentes. De grâce, que ce germe ne soit pas introduit au Mali. Nous n’avons pas besoin de cela pour vivre de manière conviviale. [...]
Nous sommes ouverts, nous sommes disponibles ; Il n’y a aucune alternative à la paix. Seule la négociation vaut. Nous sommes filles et fils de ce même pays. Il est temps que nous cessions les hostilités, il est temps que nous cessions de nous entretuer, il est temps que nous échangions. Que nous nous comprenions. L’heure est à l’unité. Au moment où l’on dit que l’Afrique n’est pas en si mauvaise voie, que sa croissance, aujourd’hui, est un modèle d’espérance pour le monde entier… l’on voudrait décourager cela que l’on ne s’y prendrait pas autrement, en encourageant des velléités séparatistes. En tout cas, ici au Mali, nous sommes déterminés à aller à la paix, une paix réelle et solide. L’ensemble national malien, je le dis, ne sera jamais d’accord avec le moindre morcellement territorial du Mali. Et aucun homme d’Etat malien ne peut s’engager dans cette voie et avoir l’assurance de la paix ».

class="gkFeaturedItemTitle" Message de Monsieur Modibo KEITA, Premier Ministre, Chef du Gouvernement du Mali, à l'occasion de la reprise du dialogue inclusif inter-malien (Alger le 11 février 2015)

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 11 février 2015 18:36

Monsieur le président, ministre des Affaires étrangères de la République algérienne démocratique et populaire,

Mesdames et Messieurs les membres de l'équipe de Médiation,

Mesdames et Messieurs les parties prenantes au processus de Dialogue inclusif inter-malien,

Distingués invités

Mesdames et Messieurs,

 

Mes premiers mots sont pour remercier le président Abdel Aziz Bouteflika, président de la République algérienne démocratique et populaire, le gouvernement et le peuple algériens, pour m'avoir adressé une invitation à une époque aussi cruciale pour le Mali.

Je vois en cette invitation une marque d'attention particulière, un immense crédit d'intention, l'expression de la qualité des relations d'amitié, de fraternité et de coopération entre le Mali et la République algérienne démocratique et populaire.

Aujourd'hui, débute à Alger une séquence cruciale des pourparlers inter-maliens devant déboucher sur un accord de paix global et définitif pour engager le Mali, mon pays, dans la voie d'un développement équilibré, dans un environnement de paix, de sécurité et de stabilité sociale.

 

Que de chemins parcourus depuis l'accord préliminaire de Ouagadougou, depuis l'adoption, à Alger, de la feuille de route qui a encadré les pourparlers en cours.

Nous avons pu noter avec une réelle satisfaction et tout au cours de ce processus un engagement profond de la Communauté internationale aux côtés du peuple du Mali. Qu'il me soit, encore une fois, permis d'adresser à tous les acteurs les vifs remerciements du gouvernement et du peuple maliens et témoigner, à leur endroit, toute notre gratitude.

 

S'agissant de l'équipe de Médiation, dont l'Algérie est le chef de file, je lui adresse mes vives félicitations pour avoir conduit jusque-là, à notre satisfaction, la délicate mission qui est la sienne : mission d'équilibre, mission dédiée exclusivement à la restauration de la paix, au développement socio-économique, non seulement du Mali, mais aussi de toute la région.

 

Monsieur le président,

Il y a quelques mois, nous avons évolué ensemble dans cette même enceinte, vous dans le même rôle que celui d'aujourd'hui et moi dans celui de Haut représentant du chef de l'Etat pour le dialogue inclusif inter-malien. Je m'étais, à cette époque, assigné comme tâche essentielle de me maintenir à égale distance des parties en négociations, de m'inspirer de votre exemple pour pousser à des consensus, au rapprochement des points de vue. J'étais convaincu, et cela en exécution des instructions que le président de la République m'avait données, que tous les protagonistes étaient des Maliens à part entière et avaient donc le droit et le devoir de s'interroger sur le devenir de leur pays.

J'avais, à cette époque, noté de part et d'autre des convictions fortes et la qualité des relations humaines qui s'étaient établie entre nous et tous les acteurs m'inclinait et m'incline encore à croire que seules les droites parallèles ne peuvent se rejoindre.

J'étais réconforté à l'idée qu'il s'agissait de lignes qui se croisaient et qui pouvaient un jour ou l'autre s'interpénétrer pour donner naissance à un environnement qui réponde aux aspirations de tous. Environnement de paix, de sécurité où le bien-être et le mieux-être s'alliaient pour annoncer au monde entier que l’état de belligérance n'est pas une fatalité, qu’au-delà des positions personnelles, peut-être des ambitions personnelles, existait comme une donnée incontournable, l'avenir des générations présentes et celles à venir du Mali.

 

C'est pourquoi Monsieur le président, au moment où je vous parle, mes pensées vont à toutes les victimes du douloureux conflit qui nous occupe à présent.

Je considère toutes les victimes comme étant les victimes de la violence, de l'incompréhension des hommes. S'agissant de victimes non-maliennes, des soldats de la paix venus de différents horizons, je m'incline devant leur mémoire et réitère les condoléances les plus attristées du peuple et du gouvernement maliens aux Nations d'origine durement éprouvées.

A cet égard, nous sommes aujourd'hui émus et fortement impressionnés par la constance et la qualité du soutien apporté au Mali par la Communauté internationale, les organisations africaines, régionales, et du système des Nations unies.

La configuration de l'équipe de médiation comprenant en plus de la République algérienne démocratique et populaire, comme chef de file, l'Organisation des Nations unies, l'Union européenne, l'Organisation de la Coopération islamique, l'Union africaine, la Cédéao, et des pays amis tels que le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger, le Tchad auxquels il faut ajouter toutes les bonnes volontés, toutes les nations éprises de paix et de justice ; cette configuration, cet immense réseau de sympathie, de soutien multiforme impose aujourd'hui, aux parties maliennes, celles qui sont en négociations, c'est-à-dire les mouvements armés de la Coordination, les mouvements armés de la Plateforme, le gouvernement du Mali, de se révéler dignes de la solidarité internationale.

Ces acteurs sont aujourd'hui réunis dans cette salle. Je voudrais leur dire que le peuple du Mali, dans toutes ses composantes, est en attente de leur part, d'une décision cruciale. Une décision qui soulagera les cœurs et les esprits, une décision qui limitera la misère morale et matérielle, qui limitera la peur pour le présent, l'angoisse pour le souvenir traumatisant des scènes de violence vécues, l'inquiétude pour l'avenir des Maliens et des Maliennes.

Cette attente se nourrira de la décision que vous prendrez, vous Bilal Ag Achérif et vos alliés, vous Algabass Ag Intallah et vos alliés, vous Mohamed Lamine Ould Sidaty et vos alliés, vous le Pr. Ahmed Ould Sidi Mohamed et vos alliés, vous Me Harouna Toureh et vos alliés, vous Mohaned Ag Ibrahim Assaleh et vos alliés, vous tous, chers frères et sœurs, pourriez-vous accepter de cesser d'être les uns en face des autres, mais d'être tous les uns à côté des autres pour regarder dans la même direction, vous ouvrir au souffle de la paix, de la concorde, de la fraternité ? Ce faisant, vous vous révélerez tous unis, dignes de la confiance de la Communauté internationale, dignes de son soutien, aujourd'hui, et après la signature d'un accord de paix tant attendu.

 

En le faisant, pourriez-vous vous ouvrir aux messages d'outre-tombe, paix à leurs âmes, les voix sublimes d’Intallah Ag Attaher, de Baba Ould Cheick El-Moctar Kounta, de Mohamed El Mehdy Ag Attacher El Ansari, d’autres illustres compatriotes qui ne sont plus de ce monde, vous vous ouvrirez aux cris d'outre-tombe de ces milliers de maliens, d’hommes et de femmes brutalement arrachés à la vie, de ces milliers de jeunes arrachés aux joies de ce monde, comme des espérances assassinées, brisées ; vous vous ouvrirez aux cris de détresse de ces milliers de personnes ayant fuit la terre natale et qui attendent le jour ou ils pourront retrouver les leurs. Qu’il me soit permis de remercier les pays voisins qui les ont accueilli dans la tradition d’hospitalité et de générosité.

 

Ce message, celui que je vous délivre, ne voyez pas en lui, le message partisan du chef du gouvernement, mais celui d'un frère investi d'une légitimité octroyée, celle du président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Kéita, porteur de la Nation malienne dans son ensemble, donc à égale distance par rapport à tous.

A mes frères et soeurs, toutes tendances confondues, je vous demande de desserrer les poings, de faire en sorte que le travail pour la paix devienne un service ; que ce service, pour le peuple malien tout entier, se transforme en un don de soi; que ce don de soi, pour un avenir radieux du peuple du Mali, devienne un sacrifice; que ce sacrifice, pour un idéal qui dépasse nos personnes, provoque en nous un enrichissement moral et spirituel, cet enrichissement nous aide à mieux servir l’intérêt général, celui de toutes les populations maliennes, sans exclusive; celle du Nord, du centre, du sud, de l’est et de l’ouest. Ces populations maliennes unies dans un élan formidable, n’aspirent qu’à vivre en paix.

 

Mes chers frères, mes chères soeurs, la paix n’a pas que des amis. je sais que vous saurez résister à la fascination des marchands d’illusion, ceux qui veulent ralentir le cours du processus ; ceux qui se réjouissent de la détresse de leurs semblables. Poursuivez imperturbablement votre chemin vers la paix et la concorde ; un chemin certes rocailleux, mais qui conduit vers des lendemains meilleurs.

N’empruntez pas les escaliers dérobés. La sincérité, la vérité de votre comportement vous aidera à refuser de porter le deuil de l’avenir.

Vive la paix, vive l’Amour entre les Hommes, vive la Solidarité internationale.

 

Vive le Mali uni et réconcilié avec lui-même.

Avec mes remerciements pour votre bien obligeante attention, je vous prie d’accepter les salutations du président de la République du Mali, Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita ; celles du Gouvernement du Mali, du Peuple du Mali et les miennes bien fraternelles.

class="gkFeaturedItemTitle" Visites du Premier ministre auprès des institutions : Sous le signe de l’humilité et de la retenue…

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 6 février 2015 19:31

Le Premier ministre Modibo KEITA, avec à sa compagnie le ministre du travail, de la fonction publique et de la réforme de l’Etat en charge des relations avec les institutions et quelques membres de son cabinet, a rendu dans l’après midi du vendredi 06 février une visite de courtoisie auprès de certaines institutions de la République. Notamment, la Haute Cour de Justice, le Haut Conseil des Collectivités Territoriales et le Conseil Economique, Social et Culturel. Dans toutes ses institutions, le Premier ministre a prôné un message de cohésion sociale et de mobilisation collective autour de l’intérêt du pays.

Au delà de la symbolique que représente cette traditionnelle visite de courtoisie, le Premier ministre a rappelé à ses interlocuteurs les trois défis majeurs de son Gouvernement. Il s’agit, en premier lieu, de la sécurité des populations et celle de leurs biens. Ensuite le développement économique et social pour le bien être de nos populations. Et enfin, la restauration de l’Etat de droit à travers une justice sociale équitable. Autant de défis qui, selon le chef du gouvernement, nécessitent la responsabilité et l’implication de l’ensemble des fils et filles du Mali. Et dont la résolution requiert beaucoup d’humilité et de retenue. Humilité et retenue de la part du gouvernement et de toutes les institutions de la république. Mais aussi et surtout de l’ensemble des forces vives de la nation.

Un discours plein d’enseignements et d’objectivité qui a reçu un écho favorable auprès des Présidents d’institutions. Lesquels ont, tous et dans la même ferveur, félicité le Premier ministre pour la confiance placée en lui par le Président de la République. Avant de lui témoigner leur parfaite disponibilité à l’accompagner dans sa mission.

Une mission dont, selon eux, il sera à la hauteur au regard de son capital d’expériences et de ses grandes qualités intellectuelles, professionnelles et sociales.

 

Cabinet du Premier ministre

CCINT/05-02-2015

class="gkFeaturedItemTitle" Lutte contre la corruption et la délinquance financière : le Premier ministre veut impulser une nouvelle dynamique

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 6 février 2015 11:26

Le Premier ministre Modibo KEITA a effectué, le jeudi 05 février 2015 dans l’après midi, une séance de travail avec les responsables du Comité de Suivi et d’Evaluation du Plan National d’Actions de mise en œuvre des recommandations issues des états généraux sur la corruption et la délinquance financière.

Les discussions ont porté essentiellement autour de trois points, dont les obstacles rencontrés par le comité dans la mise en œuvre des recommandations, les actions réalisées depuis son institution et les perspectives.

En ce qui concerne le premier point, notamment les obstacles rencontrés dans la mise en œuvre des recommandations, il faut noter : la création tardive du Comité de Suivi ; la lenteur accusée dans la mise en place du secrétariat ; l’ignorance de l’existence du Plan National d’Actions par la plupart des acteurs chargés de la mise en œuvre des recommandations des états généraux à savoir les départements ministériels, la société civile et le secteur privé ; et la mobilité des Secrétaires Généraux et points focaux qui a affecté profondément la mise en œuvre  du Plan au niveau des départements.

Quant aux actions réalisées, il en est ressortit des discussions la tenue de plusieurs séances de travail entre les membres du comité et des institutions. Il s’agit notamment de l’Assemblée Nationale ; du Conseil Economique, Social et Culturel ; du Conseil National du Patronat du Mali ; du Commissariat au Développement Institutionnel ; Et du Contrôle Général des Services Publics. A ces actions s’ajoutent une séance de travail, avec les Directeurs de Cabinet des Gouverneurs de Région, qui a abouti sur la mise en place des relais en vue du  suivi de la mise en œuvre des actions retenues dans le Plan National d’actions aux différents échelons déconcentrés.

Au sujet des perspectives, le Comité a partagé avec le Premier ministre son plan d’action semestriel. Un planning qui portera, entre autres, sur la préparation du rapport d’étape, l’organisation d’un atelier avec les points focaux des ministères, l’organisation de conférence/débat sur la corruption, la mise en place des relais du Comité à l’intérieur du pays et le renforcement des capacités du Comité et du Secrétariat Technique par l’équipement, la formation et l’échange d’expériences.

Aussi, le Premier ministre a été informé de la collaboration fructueuse qui subsiste entre le comité et la Coopération canadienne. Une franche coopération qui s’est matérialisée par un appui financier de 194 millions pour l’équipement, le fonctionnement et le renforcement des capacités du Comité en 2015.

Tout en saluant les responsables du comité pour les efforts déployés dans le cadre de la mission qui leur a été confiée, le Premier ministre Modibo KEITA leur a réitéré son soutien indéfectible et l’engagement du gouvernement à œuvrer inlassablement contre la corruption et la délinquance financière. Un accompagnement que le Chef du gouvernement entend matérialiser autant par la mobilisation des départements ministériels au service du comité, autant par l’encadrement constant et la consultation périodique de ce dernier sur toutes les questions relevant de sa compétence.

Le Premier ministre a, aux termes des discussions, instruit au comité quelques actions urgentes. Il s’agit d’exiger des départements la transmission des documents issus des recommandations des états généraux, la proposition d’un plan d’action sectoriel, l’intégration de nouvelles  méthodes de prévention prenant en compte les causes profondes de la corruption et l’identification d’activités phares susceptibles de donner beaucoup plus de visibilité aux actions du comité.

Des mesures par le biais desquelles le Premier ministre veut impulser une nouvelle dynamique à la lutte contre la corruption et la délinquance financière. Et ce, pour rétablir la confiance entre les populations et l’Etat.

 

Cabinet du Premier ministre

CCINT/05-02-2015

class="gkFeaturedItemTitle" Impulser, Coordonner et Veiller…les 3 leitmotivs du Premier ministre dans la conduite de l’action gouvernementale

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 6 février 2015 11:21

La salle de réunion de la primature a abrité, ce jeudi 05 février 2015, un conseil de cabinet relatif à la répartition des services publics entre la primature et les départements ministériels. Un exercice que le Premier ministre a voulu collégial et méthodique. Collégial dans le cadre de la consolidation des acquis, la capitalisation des expériences et la dissipation de tout sentiment susceptible de remettre en cause la cohésion et la solidarité au sein de l’équipe gouvernementale. Mais surtout méthodique, car l’exercice s’inscrivait dans un principe de cohérence dont l’objectif majeur était de distinguer les structures stratégiques et les organes opérationnels.

Impulser, Coordonner et Veiller : ce sont désormais les 3 missions que le Premier ministre a décidé de jouer dans la conduite de l’action gouvernementale. Un choix qui ramène la primature à sa vocation de superstructure stratégique et conforte les départements dans leurs fonctions de structures opérationnelles en charge de la traduction en actions concrètes du projet de société du Président de la République.

L’architecture administrative de la primature se retrouve ainsi allégée avec le rattachement prochain de certaines structures aux départements ministériels compétents en la matière. A titre d’exemple, le commissariat au développement institutionnel sera placé sous la tutelle du ministère du travail, de la fonction publique et de la reforme de l’Etat, chargé des relations avec les institutions, au lieu de la primature.

Aussi, toujours dans une logique de cohérence, il est prévu le rattachement de certains services à des départements autres que ceux qui les abritent en ce moment. Il en est ainsi du fond de développement économique qui sera désormais rattaché au ministère de l’économie et des finances. Les entrepôts et l’ensemble des ports secs, initialement placés sous la tutelle du ministère du commerce et de l’industrie, se verront transférés au département de l’équipement, des transports et du désenclavement. Notons, à titre d’information, qu’il est également prévu le rattachement de toutes les structures de formation initiale aux ministères en charge de l’éducation et de l’enseignement supérieur.

Les réflexions en vue d’une meilleure optimisation de ce principe de cohérence administrative se poursuivront et devront aboutir à un décret de répartition des services publics entre la primature et les départements. D’ici là, il est important de rappeler que la méthodologie a été fortement appréciée par les ministres.

Cabinet du Premier ministre

CCINT/05-02-2015

class="gkFeaturedItemTitle" Primature : Echanges fructueux entre Le Premier ministre et l’association des Médiateurs de l’UEMOA

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 5 février 2015 16:00

Le Premier ministre Modibo KEITA a reçu en audience, le mercredi 04 février 2015 dans la soirée, l’Association des Médiateurs des pays membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine.  Accompagnés du Professeur Baba Akhib HAIDARA, Monsieur N’golo COULIBALY, Président et non moins Médiateur de la Côte d’Ivoire, et ses collègues étaient venus rendre une visite de courtoisie au chef du Gouvernement. Une visite au cours de laquelle les responsables de l’association ont partagé des préoccupations avec le Premier ministre et sollicité son accompagnement pour un plaidoyer auprès de ses homologues de la sous région.

L’instauration d’une synergie d’actions entre les différents médiateurs de la sous région pour plus de productivité ; l’harmonisation des textes régissant le médiateur de la république dans tous les pays de la zone UEMOA ; La solidarité entre les pays membres dans la lutte contre le terrorisme ; la tenue d’une conférence portant sur la liberté des personnes, des biens et l’harmonisation des frais d’inscriptions dans toutes les universités publiques de l’UEMOA…sont, entre autres, les sujets abordés au cours de cette audience.

Concernant les trois premiers points, le Premier ministre a partagé tous les arguments et préoccupations avancés par ses interlocuteurs. Il s’est réjoui de la double dimension préventive et proactive, dans laquelle s’est inscrite l’association. Et ce, compte tenu de l’importance du Médiateur de la République dans nos sociétés contemporaines africaines. Il s’est, en outre, engagé à soutenir l’association dans toutes ses actions.

Au sujet de la conférence sous régionale portant sur la liberté des personnes, des biens et l’harmonisation des frais d’inscriptions dans toutes les universités publiques de l’UEMOA ; le chef du gouvernement a renouvelé la disponibilité du Mali à l’abriter et sa volonté d’œuvrer pour sa réussite.

A noter que notre pays s’était engagé à accueillir l’évènement qui devait se tenir l’année dernière. Un calendrier qui n’a pas été respecté du fait de l’épidémie à virus Ebola.

Rappelons que la délégation de l’association était composée de : Monsieur N’Golo Coulibaly, Président de l’association et Médiateur de la Côte d’Ivoire, M. Amadou CHEIFFOU, Médiateur du Niger, Mme Alima Déborah TRAORE, Médiateur du Burkina Faso, et M. Joseph. H GNONLONFOUN, Médiateur du Bénin.

 

Cabinet du Premier ministre

CCINT/04-02-2015

 

class="gkFeaturedItemTitle" COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU 04 FEVRIER 2015

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 4 février 2015 20:00

iLe Conseil des Ministres s'est réuni en session ordinaire, le mercredi 04 février 2015 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Premier ministre Modibo KEÏTA.

Après examen des points inscrits à l'ordre du jour, le Conseil a :

- adopté des projets de textes ;

- examiné une communication ;

- et procédé à des nominations.

 

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES :

AU TITRE  DU  MINISTERE  DES  AFFAIRES  ETRANGERES,  DE L’INTEGRATION AFRICAINE ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE :

Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté :

1.  Un projet d’ordonnance autorisant la ratification de la Convention de crédit n° CML 1353 01, signée à Bamako  le 17 novembre 2014, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Agence Française de Développement (AFD), relative au financement du Programme Economique et Financier 2014-2015 dans le cadre de l’Appui Budgétaire de la France.

Dans le cadre de l’appui budgétaire de la France au financement du Programme Economique et Financier 2014-2015, l’Agence Française de Développement (AFD) met à la disposition du Gouvernement de la République du Mali un prêt concessionnel de quarante millions (40 000 000) d’euros, soit vingt-six milliards deux cent millions (26 200 000 000) de francs CFA.

Le prêt sera décaissé en deux (02) tranches soit 25 000 000 d’Euros et 15 000 000 Euros sur une période allant de 2014 à 2015.

La première tranche servira d’une part à la subvention d’équilibre  de l’Etat à la Société publique Energie du Mali et, d’autre part, comme contribution à l’apurement des arriérés de l’Etat à ses fournisseurs.

La deuxième tranche sera versée après satisfaction de la mise en œuvre des vérifications et des recouvrements fiscaux des sociétés imposables sur la base des recoupements effectués par le Comité mixte de renseignements et d’investigations économiques et financières et l’adoption par le Gouvernement de la République du Mali de mesures de redressement du secteur de l’électricité nécessaires pour assurer l’équilibre de la Société Energie du Mali.

La ratification est une étape nécessaire pour l’entrée en vigueur de la présente convention de crédit.

2.  Un projet d’ordonnance autorisant la ratification de l’Accord de prêt signé à Bamako le 12 décembre 2014, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Fonds Africain de Développement (FAD), en vue du financement du Projet 1 du Programme de Renforcement de la Résilience à l’Insécurité Alimentaire et Nutritionnelle au Sahel (P2RS).

Dans le cadre du financement du Projet 1 du Programme de Renforcement de la Résilience à l’Insécurité Alimentaire et Nutritionnelle au Sahel, le Gouvernement de la République du Mali a signé avec le Fonds Africain de Développement, un accord de prêt d’un montant de dix-huit millions cent quatre-vingt-quinze mille (18.195.000) Unités de Compte, soit treize milliards cinq cent soixante-seize millions quatre cent cinquante-trois mille neuf cent quatre-vingt (13 576 453 980) francs CFA.

Ce projet, objet du présent financement, vise à éradiquer les causes structurelles des crises alimentaires et nutritionnelles aiguës et chroniques en aidant les ménages vulnérables à accroitre leurs revenus, à accéder aux infrastructures et aux services sociaux de base et à construire un patrimoine permettant de renforcer durablement leurs moyens d’existence.

Il permettra de développer les infrastructures rurales par :

- le développement des infrastructures hydroélectriques et sociales de base, de conservation, de transformation et de commercialisation des produits agricoles ;

- la défense et la restauration des sols ;

- les aménagements pastoraux ;

- l’assistance technique ;

- le renforcement des chaînes de valeurs et des marchés régionaux ;

- la promotion des filières végétales, animales et halieutiques, et de l’emploi des jeunes ;

- l’amélioration de l’accès au marché et au financement ainsi qu’à une alimentation nutritive et saine.

La ratification est une étape nécessaire pour l’entrée en vigueur du présent accord de prêt.

3.  Un projet d’ordonnance autorisant la ratification de l’Accord de prêt signé à Bamako le 14 novembre 2014, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), pour le financement partiel du Projet de réhabilitation des aménagements hydrauliques de Sélingué et de Sotuba.

 

Par le présent accord de prêt d’un montant de vingt-cinq milliards (25 000 000 000) de francs CFA, la Banque Ouest Africaine de Développement contribue au financement partiel du Projet de réhabilitation des aménagements hydrauliques de Sélingué et de Sotuba.

Ce projet a pour objectif de contribuer à la fourniture régulière de l’énergie électrique à moindre coût, d’ici l’horizon 2018, à travers :

- la réhabilitation des centrales hydroélectriques de Sélingué et de Sotuba ;

- le recouvrement des productibles nominaux des deux centrales hydroélectriques pour 220 GWh/an et 35 GWh/an respectivement pour Sélingué et Sotuba ;

- l’arrêt des centrales thermiques des localités de Kangaba et de Ouéléssébougou pour servir de secours à celles de Sélingué et de Sotuba en cas de besoins ;

- l’amélioration de l’accès à l’électricité pour mille deux cents (1 200 ) abonnés supplémentaires dans les villes de Kangaba, Ouéléssébougou et quinze (15) autres localités.

La ratification permettra l’entrée en vigueur du présent accord de prêt.

4.  Un projet d’ordonnance autorisant la ratification des Accords de prêt signés à Bamako le 27 octobre 2014, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Africaine de Développement (BAD), pour le financement du Projet de Renforcement de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle dans la Région de Koulikoro (PRESAN – KL).

 

Dans le cadre du financement du Projet de Renforcement de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle dans la Région de Koulikoro, la Banque Africaine de Développement accorde, au  Gouvernement de la République du Mali, le prêt d’un montant de six millions quatre cent quatre-vingt-onze mille (6 491 000) Unités de compte, soit environ quatre milliards huit cent vingt millions trois cent cinquante-neuf mille quatre cent deux (4 820 359 402) francs CFA et un  prêt d’un montant de trois millions (3 000 000) d’Unités de compte, soit deux milliards deux cent vingt-sept millions huit cent soixante-six mille (2 227 866 000) francs CFA.

Le Projet de Renforcement de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle dans la Région de Koulikoro a pour objectifs :

- d’intervenir dans le domaine de la maitrise de l’eau en lien avec l’adaptation au changement climatique et en intégrant la question foncière ;

- d’appuyer les dispositifs de vulgarisation, d’appui-conseil, d’organisation des producteurs, de transformation et de mise en marché des produits, tout en développant l’entrepreneuriat agricole ;

- de mettre en place des dispositifs institutionnels et opérationnels pour garantir la conduite efficiente de l’ensemble des activités dans le respect du calendrier, la gestion des ressources allouées, ainsi que le suivi des impacts et résultats.

Il contribuera à l’allègement de la pauvreté, au renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans la région de Koulikoro ainsi qu’à l’accroissement, sur une base durable, de la production des filières rizicoles et horticoles.

La ratification est une étape nécessaire pour l’entrée en vigueur des présents accords de prêt.

 

AU CHAPITRE DES MESURES REGLEMENTAIRES :

I.    AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE ET DE L’EAU : à Kayes

Sur le rapport du ministre de l’Energie et de l’Eau, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de l’Avenant n°2 à la convention de concession pour la construction et l’exploitation de la centrale thermique au fuel lourd en BOOT à Kayes par l’opérateur Albatros Energy-SA.

 

Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique énergétique nationale, le Gouvernement du Mali a approuvé la convention de concession des travaux de construction et d’exploitation d’une centrale thermique  d’une puissance garantie de 51 MW à Kayes, conclue avec l’opérateur Albatros Energy-SA pour une durée de dix (10) ans et fonctionnant au fuel lourd.

 

En raison de l’écart important qui existe entre la demande et l’offre d’énergie, ladite convention de concession a fait l’objet d’un premier avenant en vue de porter la puissance garantie à 66 MW au lieu de 51 MW et l’énergie annuelle garantie à 578,160 GWh au lieu de 447 GWh.

Le deuxième avenant intervient suite au retour d’une situation favorable dans notre pays permettant de poursuivre les travaux du projet qui avaient été interrompus à cause des événements de 2012.

l vise à modifier les caractéristiques de la centrale et à porter la durée d’exploitation à vingt (20) ans.

La mise en œuvre de la convention de concession, liant l’opérateur Albatros Energy-SA au Gouvernement du Mali, permettra notamment :

- de contribuer à faire face à la demande sans cesse croissante en énergie électrique du pays par l’augmentation de la capacité de production d’électricité du réseau national interconnecté ;

- d’améliorer la viabilité et la durée de vie des unités minières existantes et de favoriser la création de nouvelles unités minières et industrielles dans la zone de Kayes à travers la promotion du développement du secteur de l’énergie.

 

 

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES :

Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :

 

AU TITRE DU MINISTÈRE DES DOMAINES DE L’ÉTAT ET DES AFFAIRES FONCIÈRES :

- Directeur des Finances et du Matériel :

Monsieur Abdoulaye COULIBALY, Inspecteur des Finances

AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE L’INTÉGRATION AFRICAINE ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE :

- Directeur des Ressources Humaines :

Monsieur Broulaye TRAORE, Administrateur civil

AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DÉCENTRALISATION :

- Directeur des Finances et du Matériel :

Monsieur Abdoulaye Ag MOHAMED, Inspecteur des Services Economiques

- Directeur de Cabinet du Gouverneur de Région de Sikasso :

Monsieur Intalhamt AG ERZAYE, Administrateur civil

- Directeur de Cabinet du Gouverneur de la Région de Gao :

Monsieur Alassane DIALLO, Administrateur civil

Conseillers aux Affaires Administratives et  Juridiques de Gouverneurs :

Région de Kayes

Monsieur Yaya DIALLO, Administrateur civil

Région de Sikasso

Monsieur Dramane COULIBALY, Administrateur civil

Région de Ségou

Monsieur Abdoulaye Abocar TOURE, Administrateur civil

Région de Mopti

Monsieur Abdrahamane TANGARA, Administrateur civil

District de Bamako

Monsieur Bagna Mahamoudou DJITEYE, Administrateur civil

Préfet de Bafoulabé

Monsieur Ousmane SANOGO, Administrateur civil

Préfet de Dioïla

Monsieur Dédéou Bagna MAIGA, Administrateur civil

Préfet de Yorosso

Monsieur Mamadou DIAKITE, Administrateur civil

Préfet de Mopti

Monsieur Afel B. YATTARA, Administrateur civil

Préfet de Bandiagara

Monsieur Siriman KANOUTE, Administrateur civil

Préfet de Djenné

Monsieur Bollé Maouloud BABY, Administrateur civil

Préfet de Gao

Monsieur Zoumana DEMBELE, Administrateur civil, 1ère

 

AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE :

 

- Secrétaire Général :

Monsieur Aser KAMATE, Magistrat

- Chef de Cabinet :

Colonel Hamma ACKA

- Conseillers techniques :

Monsieur Youssouf CAMARA Administrateur civil ;

Contrôleur Général de Police Moussa Ag INFAHI ;

Commissaire Principal de Police Djakaridja DIALLO ;

Commissaire Principal de Police Sékou Nama COULIBALY.

- Chargés de mission

Inspecteur Général de Police Moro DIAKITE ;

Monsieur Sounkalo TOGOLA, Journaliste-réalisateur.

 

AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME :

- Chef de Cabinet :

Monsieur Mamadou Tidiane DEMBELE, Magistrat

- Chargé de mission :

Madame CAMARA Fata Gorko Mondo MAIGA, Journaliste-réalisateur

 

AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’EMPLOI, DE LA JEUNESSE ET DE LA CONSTRUCTION CITOYENNE :

- Directeur des Finances et du Matériel :

Monsieur Abdoulaye OUEDRAOGO, Inspecteur des Finances

 

AU TITRE DU MINISTÈRE DES MALIENS DE L’EXTERIEUR :

- Chargé de mission :

Madame Kany KEITA, Journaliste

 

AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT :

- Secrétaire Général :

Monsieur N’Golo COULIBALY, Ingénieur des Constructions civiles

- Chef de Cabinet :

Monsieur Lazare TEMBELY, Professeur d’Enseignement Secondaire

- Conseillers techniques :

Monsieur Abasse YALCOUYE, Ingénieur des Constructions civiles ;

Monsieur Issa OUOLOGUEM, Ingénieur des Constructions civiles ;

Monsieur Gaoussou COULIBALY, Administrateur civil ;

Monsieur Amadou MAIGA, Ingénieur des Constructions civiles ;

Monsieur Mamadou OUANE, Ingénieur des Constructions civiles.

- Chargés de mission

Madame Assa SYLLA, Administrateur civil ;

Monsieur Abdoulaye BAMBA, Gestionnaire ;

Monsieur Fabou DIARRA, Professeur d’Enseignement Secondaire.

- Directeur National de l’urbanisme et de l’Habitat :

Monsieur Mahamadou Lamine SIDIBE, Ingénieur des Constructions civiles

 

AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ENERGIE ET DE L’EAU :

- Secrétaire Général :

Monsieur Lamissa DIABATE, Professeur d’Enseignement Supérieur

- Chef de Cabinet :

Monsieur Mahamadou WAGUE, Professeur ;

- Conseillers techniques :

Monsieur Moussa CISSE, Ingénieur de l’Industrie et des Mines ;

Monsieur Amadou KOITA, Magistrat ;

Monsieur Tézana COULIBALY, Ingénieur de l’Industrie et des Mines ;

Madame THERA Aminata FOFANA, Attaché de Recherche ;

Madame LY Fatoumata KANE, Ingénieur de l’Industrie et des Mines ;

Monsieur Navon CISSE, Ingénieur de l’Industrie et des Mines,

- Chargés de mission

Monsieur Aliou TANGARA, Maîtrise en Gestion informatique ;

Madame  CISSE Inna NIANG, Agent de recouvrement à EDM sa ;

Monsieur Sory Ibrahima COULIBALY, Gestionnaire.

Inspecteur en Chef Adjoint :

Monsieur Souleymane SOW, Ingénieur de l’Industrie et des Mines

 

AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENTET DU DEVELOPPEMENT DURABLE :

 

- Chargés de mission :

 

Monsieur Hamadane AG GOMNI, Juriste ;

Madame Zenebou AW, Environnementaliste, Territoire et Santé ;

Monsieur Abdallah AG IDIAS IMICK, né en 1983, Gestionnaire.

 

- Directeur des Finances et du Matériel :

 

Monsieur Chienkoro DOUMBYA, Inspecteur des Finances

 

AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES RELIGIEUSES ET DU CULTE :

 

- Directeur des Finances et du Matériel :

 

Monsieur Demba KANTE, Inspecteur des Finances.

 

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS ECRITES :

 

I.    AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE :

 

Sur le rapport du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le Conseil des Ministres a examiné une communication écrite relative au rapport sur la situation des établissements hospitaliers de 2010 à 2013.

 

Aux termes des dispositions de la Loi n°02-050 du 22 juillet 2002 portant loi hospitalière, le ministre chargé de la santé soumet tous les trois ans  au Gouvernement un rapport.

 

Le présent rapport, premier du genre, a été élaboré pour évaluer les établissements participant au service public hospitalier et formuler des recommandations pour l’amélioration du système hospitalier. L’évaluation a porté sur les aspects ci-après :

 

- la mise en œuvre des projets d’établissements de certains hôpitaux de première génération qui définissent les objectifs d’un établissement dans le domaine médical, des soins infirmiers et obstétricaux, de l’accueil des malades et de leur famille, de la politique sociale, de la gestion, du système d’information, de l’hygiène et de la sécurité, de la formation et de la recherche ;

- la gestion des déchets biomédicaux ;

- la mise en œuvre de la réforme hospitalière, notamment par le taux d’adoption des textes d’application de la loi hospitalière ;

- le contrat de performance des hôpitaux à travers un certain nombre d’indicateurs généraux, notamment les taux de disponibilité des médicaments, de disponibilité des équipements clé, de satisfaction des usagers, de prise en charge des démunis, de recouvrement des recettes, de conformité des dossiers médicaux, de conformité des étapes de la gestion des déchets ;

- les effets de la crise sécuritaire sur la qualité des soins dans certains hôpitaux des régions du nord ;

- l’analyse du coût des soins hospitaliers.

 

 

Le rapport a constaté des acquis relatifs, entre autres, à la disponibilité du personnel sanitaire qualifié, à l’amélioration du plateau technique, à l’allocation de budget conséquent d’investissements, à l’implication des usagers dans les instances de décision des hôpitaux par leur représentation  à leur conseil d’administration, à l’institutionnalisation de l’évaluation des hôpitaux.

 

 

Il a relevé un certain nombre de points à améliorer concernant notamment :

 

- l’insuffisance dans la gestion des ressources humaines, le recueil, le traitement, l’analyse et l’utilisation des données médicales, les conditions de stockage des médicaments ;

- la non systématisation de l’autoévaluation ;

- la rareté des audits des incidents critiques, voire des accidents ou décès ;

- l’absence d’interconnexion entre les services ;

- l’utilisation de logiciels non adaptés aux besoins ;

- le non-suivi des étapes de la gestion des déchets hospitaliers.

 

Bamako, le 04 février 2015

Le Secrétaire Général du Gouvernement,

Madame DIAKITE Fatoumata N’DIAYE

Commandeur de l’Ordre National

 

 

class="gkFeaturedItemTitle" EDUCATION ET RECHERCHE SCIENTIFIQUE Le Premier ministre Modibo Keita reçoit le directeur général de l’ISESCO

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 4 février 2015 11:36

Apres avoir échangé lundi avec le président de la République Ibrahim Boubacar Keita a Koulouba, le directeur général de l’ISESCO Dr Abdulahziz Othman Altwajiri, accompagné du ministre de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique Me Mountaga Tall, a rendu une visite de courtoisie au Premier ministre ce mardi 03 février.
Au menu des échanges, le renforcement du partenariat entre l’Isesco et le gouvernement malien, le rôle que cette institution pourra jouer dans le cadre de la résolution de la crise malienne, la création d’un centre pédagogique et culturel et la contribution de l’institut dans la réalisation de la future Université internationale de Tombouctou.
D’entrée de jeu, le Premier ministre Modibo Keita rappellera la date de création de l’ISESCO (1982) et l’espoir que cela a suscité au niveau des pays du tiers-monde. Il a aussi insistee sur la formation des ressources humaines. Car, dira-t-il, « Il n’y a aucune possibilité de développement sans des ressources humaines bien formées ». Le chef du gouvernement a aussi sollicité l’implication du directeur de l’ISESCO dans le cadre des pourparlers inter-maliens qui vont bientôt démarrer entre le gouvernement et les mouvements armés.
Quant au Dr Alwajiri, il dira toute sa joie d’être reçu par le Premier ministre. Il insistera sur la disponibilité de son institut a accompagner le Mali dans la résolution de sa crise. Le directeur de l’ISESCO rappellera que le Mali a participé a la création de la structure qu’il dirige aujourd’hui. Et que les relations entre les deux parties ne font que s’accentuer.

 

class="gkFeaturedItemTitle" CABINET DU PREMIER MINISTRE : MAHAMADOU MAGASSOUBA SUCCEDE A ABRAHAM BENGALY COMME DIRECTEUR DE CABINET DU PREMIER MINISTRE.

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 2 février 2015 14:32

C’est à 11 heures, ce matin que le ministre, directeur de cabinet sortant du Premier ministre, M. Abraham BENGALY a cédé son fauteuil à Monsieur Mahamadou MAGASSOUBA, qui occupera désormais cette fonction auprès de Son Excellence Modibo KEITA.

La cérémonie de passation qui s’est déroulée à la Primature, en présence des membres du cabinet du Premier ministre, a été marquée par les chaleureux remerciements du Dircab sortant à l’endroit de ses collaborateurs pour la bonne qualité de leur collaboration et l’appel lancé par le Dircab entrant afin que les grands défis qui les attendent puissent êtres relevés dans un esprit patriotique.

Les deux personnalités ont ensuite salué leurs collègues et fixé la traditionnelle photo de famille qui mit fin à la cérémonie.

 

class="gkFeaturedItemTitle" CONCERTATIONS VENDREDI A LA PRIMATURE: le Premier ministre a conféré avec l’opposition et la majorité

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le samedi 31 janvier 2015 13:35

Le Premier ministre, chef du gouvernement, S. E. M. Modibo Kéita, a rencontré le vendredi 30 janvier 2015 les partis politiques de l’opposition dans la matinée et ceux de la majorité dans l’après-midi.

Il s’agissait, pour le Premier ministre Kéita, d’échanger avec la classe politique sur les récents événements survenus à Gao et sur d’autres sujets se rapportant à la vie de la nation.

Les invités de la matinée, après avoir écouté l’exposé du chef du gouvernement, ont fait part de leurs points de vue critiques sur les difficultés du pays, les causes de la crise. Ils ont accusé le précédent Premier ministre, qu’ils tiennent pour responsable de tout ce qui se passe présentement.

Ils ont évoqué, pêle-mêle, les attaques de Nampala, Ténenkou, Dioura, Douékiré, Goundam et Gao, qu’ils ont déploré. Ils ont souhaité qu’une reconnaissance de la nation soit faite aux soldats morts sur le champ d’honneur qui méritent, selon eux, qu’un cimetière lui soit dédié.

 

Auparavant, les leaders de l’opposition avaient félicité le Premier ministre pour sa démarche participative et lui avaient renouvelé leur disponibilité. Il a aussi été question des prochaines municipales couplées avec les régionales, des suites réservées aux principaux rapports du Vérificateur général et de la Cour suprême. De même que la censure dont l’opposition estime faire l’objet sur les chaînes publiques.

L’après-midi, c’était au tour de la majorité présidentielle d’échanger avec le Premier ministre sur les mêmes sujets. Tous se sont dits fortement préoccupés par la situation dans le pays, souhaité une union sacrée autour du gouvernement. Certains ont déploré le manque de cohésion au sein de la majorité.

Tous ont en tout cas félicité la démarche du chef du gouvernement et souhaité qu’elle soit pérennisée.

 

CCINT-30/01/2015

class="gkFeaturedItemTitle" Le Premier ministre Modibo KEITA rend hommage aux retraités de la Primature.

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 29 janvier 2015 16:32

C’est dans une atmosphère conviviale et chaleureuse  et en présence des membres de son cabinet et de plusieurs invités, que Son Excellence Modibo KEITA a présidé cet après midi dans le hall du 1er étage de la Primature, la cérémonie de départ à la retraite de 16 fonctionnaires  servant  précédemment au cabinet et dans d’autres services  comme le Contrôle général des services publics, le Secrétariat général du gouvernement, le Commissariat au Développement institutionnel et les Archives nationales du Mali.
Au nom de ses collègues retraités, M. Amadou GADIAGA, Contrôleur général des services publics, a vivement remercié le chef du gouvernement et tous ses prédécesseurs sous lesquels ils ont servi, pour l’attention, l’estime et le soutien dont ils ont été l’objet durant leur carrière administrative. Quand au Premier ministre, il a rappelé les immenses et loyaux services rendus par ces hommes et femmes à la nation malienne avant de saluer leur exemplarité et leur intégrité. Son Excellence Modibo KEITA a ensuite remis une enveloppe symbolique à tous les récipiendaires avant d’offrir un cocktail en leur honneur.

class="gkFeaturedItemTitle" APRES AVOIR CONTRAINT LA MINUSMA A RETIRER SON ACCORD DE ZST Le président de la République s’est rendu à Gao

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 29 janvier 2015 11:05

Le président de la République, S. E. M. Ibrahim Boubacar Kéita, qui a obligé la Mission intégrée des Nations unies au Mali (Minusma) à retirer son document de "Zone de sécurité temporaire" (ZST) à Tabankort, signé entre elle et le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) à la suite d’affrontements entre éléments séparatistes et  groupes d’auto-défense loyalistes, s’est rendu jeudi à Gao.
Dans la Cité des Askia, le chef de l’Etat était porteur d’un message de soutien du peuple malien aux populations de Gao éprouvées par les récents événements. Il s’agissait aussi, pour S. E. M. Ibrahim Boubacar Kéita, de comprendre ce qui s’est réellement passé, d’appeler au calme et à la retenue.
Une vive tension régnait dans la ville de Gao depuis lundi dernier. La signature entre la Minusma et le MNLA d’un document faisant de la ville de Tabankort une "Zone de sécurité temporaire" contre lequel les populations ont vivement manifesté en est la cause.
La tension était montée d’un cran mardi avec la mort de 3 personnes, tombées sous les balles de casques bleus de l’ONU.

class="gkFeaturedItemTitle" Les Femmes leaders du Mali reçues par le Premier ministre Modibo KEITA.

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 27 janvier 2015 11:43

C’est aux environs de 17 heures, hier lundi 26 janvier, que le Premier ministre Modibo Keita a reçu une forte délégation des organisations et associations des femmes leaders du Mali dans la salle de réunion de la Primature. C’était en présence de Madame Sangaré Oumou BAH, ministre de la femme, de l’enfant et de la famille et des proches collaborateurs du chef du gouvernement.

Il s’agissait pour les responsables des associations et organisations féminines du Mali de dénoncer leur faible représentation au sein des instances de décision de notre pays, malgré la volonté réaffirmée du Président de la République Ibrahim Boubacar KEITA de prendre en compte le genre dans toutes les nominations aux postes de responsabilité.

Après avoir écouté les principaux griefs formulés par les femmes leaders, Son Excellence Modibo KEITA les a rassuré que cette regrettable situation sera réparée très rapidement afin que les femmes du Mali participent à tous les niveaux de la pyramide administrative, aux prises de décisions engageant le devenir de notre nation.

La rencontre qui s’est déroulée dans une ambiance conviviale a permis au chef du gouvernement d’apaiser les esprits de ses filles et épouses avant de les inviter à rester mobilisées autour du Chef de l’état pour restaurer l’honneur du Mali et sa grandeur.

CCINT-27/01/2015

class="gkFeaturedItemTitle" VISITES DE COURTOISIE Le Premier ministre à l’Assemblée nationale, à la Cour suprême et à la Cour constitutionnelle

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 27 janvier 2015 11:32

Le Premier ministre, chef du gouvernement, S. E. Modibo Kéita, a respecté la tradition en rendant hier lundi 26 janvier des visites de courtoisie à l’Assemblée nationale, à la Cour suprême et à la Cour constitutionnelle. Au cours des différents entretiens qu’il a eu avec les présidents des dites institutions, le chef du gouvernement du Mali a obtenu leur engagement à soutenir son action afin de répondre rapidement aux principales attentes de nos concitoyens.
C’est aux environs de 11 h que le nouveau chef du gouvernement est arrivé à l’Assemblée nationale pour échanger avec le président de cette institution et les membres de son bureau. L’après-midi, il s’est rendu successivement à la Cour suprême et à la Cour constitutionnelle.
Dans les trois institutions de la République visitées, le Premier ministre a expliqué le sens qu’il donnait à sa mission (celle de chef du gouvernement) et la manière avec laquelle il entendait la conduire. Elle sera axée, a-t-il dit, autour de la sécurité, de l’amélioration des conditions de vie des Maliens et de la bonne distribution d’une justice saine.
Il a ensuite sollicité le soutien des institutions visitées.
L’honorable Issaka Sidibé, Nouhoum Tapily et Amady Tamba Camara, respectivement présidents de l’Assemblée nationale, de la Cour suprême et de la Cour constitutionnelle, se sont engagés à soutenir le Premier ministre et son gouvernement.

CCINT-27/01/2015

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