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class="gkFeaturedItemTitle" Concours d’entrée à la police nationale : LA GRANDE RUEE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 10 novembre 2014 13:38

Ils sont des centaines de jeunes (filles et garçons) à prendre d’assaut depuis le matin les installations de la Brigade spéciale d’intervention, seul centre de dépôt de candidatures
Au regard des missions régaliennes qui lui sont dévolues, la police nationale joue un rôle extrêmement important dans la sécurisation des personnes et des  biens. Ce qui suppose qu’elle ait en son sein, des ressources humaines de qualité ayant pour seule vocation, de servir la patrie avec dévouement et conscience. Cette année, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité va procéder par voie de concours direct, au recrutement de 700 élèves sous-officiers au compte de la police nationale. Le dépôt des dossiers de candidatures est ouvert depuis le 1er de ce mois et se poursuivra jusqu’au 10 c’est à dire aujourd’hui.
En plus des conditions d’éligibilité relatives à la nationalité, la jouissance des droits civiques, la bonne moralité, l’âge et le niveau d’études, une panoplie de documents administratifs sont exigés pour pouvoir faire acte de candidature. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce ne sont pas les candidats qui manquent,  car le centre de dépôt de candidature est noir de monde, depuis le début de l’opération. Pour avoir une bonne place, certains n’hésitent pas à se présenter aux aurores. Mais trouvent d’autres candidats déjà installés, certains prétendant avoir passé la nuit. Cela s’explique naturellement par la hausse excessive du taux de chômage des jeunes dans notre pays. L’enceinte de l’ex-commissariat du 4ème arrondissement (actuelle Brigade spéciale d’intervention) est le seul centre de dépôt sur la rive droite. Depuis le début des dépôts, la rue d’en face fait le plein chaque matin et ne désemplit pas, car certains y passent la nuit pour pouvoir déposer leur dossier le lendemain témoigne un vendeur de café situé à coté qui lui se frotte les mains.
Au passage de notre équipe de reportage vendredi, malgré le nombre impressionnant de jeunes candidats, certains dégoulinant de sueur, tout se passait dans un bon état d’esprit. Le commissaire principal Oumar Samaké et ses hommes ont instauré un dispositif d’ordre adéquat pour maitriser le groupe de jeunes aspirant de tout coeur à porter la tenue de la police.
TRANSPARENCE ET EGALITE DE CHANCE: Le maitre mot des autorités pour le recrutement de cette année, réside dans le souci d’instaurer des critères stricts de transparence tout au long du processus. Toutes choses qui suscitent un malaise général au sein des réseaux habituels de malversation autour de l’organisation de ce concours. La lutte contre la corruption et la délinquance financière semble être passée par là
Le dispositif instauré au niveau de ce centre de dépôt exige à ce que le candidat procède en personne au dépôt de son dossier. « Cette foi il n’y a pas d’intervention  possible, même ceux qui ont des parents ou connaissances dans les rangs de la police doivent se plier à cette obligation » martèle le commissaire Bèh Dakouo. « Entre 400 à 500 candidats arrivent à déposer leurs dossiers par jour, cela grâce à l’ordre que nous tenons ici » se félicite t-il. Toujours par souci de transparence lors du dépôt des dossiers, les candidats sont invités à présenter les originaux de toutes les pièces demandées, un expert en la matière se charge de procéder à une première conformité avant les vérifications qui seront effectuées à la direction générale de la police a expliqué l’officier de police.
Au sortir de la cour après avoir effectué le dépôts certains des candidats ont bien voulu répondre à nos questions. Moussa Doumbia fait partie de ceux-là. Il explique qu’il a pu déposer ses dossiers sans problème majeur, et cela, grâce à l’ordre qui régnait ici. A la question de savoir pourquoi il aspire à être policier, le postulant répond que c’est juste dans le simple but de servir son pays. Notre interlocuteur poursuit en disant vouloir travailler pour les avantages du métier, tout en contribuant à lutter contre la corruption dans notre pays.
Etudiant en deuxième année à l’université des lettres et sciences humaines, Sory Ibrahim Konaté faisait partie du millier de postulants qui faisaient la queue au centre de Badalabougou pour déposer ses dossiers. Il a quant à lui une autre vision (plutôt personnelle) de ce concours. Pessimiste, à l’idée d’avoir du boulot à la fin de ses études il pense prendre de l’avance en tentant sa chance, d’où ses motivations et tout son espoir pour réussir à cet examen. Pour notre part nous souhaitons bonne chance à tous les candidats.
Lougaye ALMOULOUD

class="gkFeaturedItemTitle" Prévention et riposte contre la fièvre Ebola La Chine a remis au Gouvernement un lot d’équipements

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le samedi 8 novembre 2014 00:00

La salle de conférence de la Primature a servi de cadre, ce samedi 8 novembre 2014,  à la remise d’un important don de la République Populaire de Chine à notre pays dans le cadre de la lutte contre la fièvre à virus hémorragique Ebola.  A ce titre une convention de don a été paraphée par les deux parties.
Cet important don d’une valeur de plus de 420 millions de FCFA, est composé de :
17 000 pièces de combinaisons de protection,
17 000 pièces de bavettes,
17 000 paires de gants en latex à usage unique,
17 000 paires de couvre chaussures,
17 000 pièces de lunette de protection,
200 pièces de pulvérisateurs,
200 pièces de thermomètre à infrarouge,
5 détecteurs de température du corps,
3 000 sacs mortuaires.
Comme on le constate, ce don est constitué majoritairement de matériel de protection du personnel de santé. Il permettra, selon M. Ousmane Koné, ministre de la santé et de l’hygiène publique, à ces hommes et femmes de la santé qui combattent en première ligne contre la maladie de s’armer d’avantage en vue d’une meilleure riposte. Tout en saluant la disponibilité constante et l’engagement sans faille de la République Populaire de Chine à l’endroit de notre pays, le ministre Ousmane KONE s’est engagé à une utilisation judicieuse du matériel acquis.
Pour le Chargé d’affaires de l’Ambassade de Chine à Bamako, le Mali n’est pas seul dans son combat contre Ebola. C’est pourquoi la Chine apportera son concours aux pays touchés par l’épidémie à travers des équipements, du personnel médical et la construction de postes techniques.
Le Premier ministre a salué l’initiative chinoise à sa juste valeur. Tout en se réjouissant de la coopération multidimensionnelle qui existe déjà entre nos deux pays dans tous les secteurs de développement, Moussa Mara a témoigné la reconnaissance du Chef de l’Etat, SE. Ibrahim Boubacar KEITA, et celle de l’ensemble du peuple Malien à la République populaire de Chine pour sa présence aux côtés du Mali dans ces moments de dures épreuves. En effet, cette contribution importante permettra d’assurer la sécurité du personnel médical malien et aidera à une meilleure prévention et une prise en charge plus appropriée. Une promesse est tenue de part et d’autre.

class="gkFeaturedItemTitle" Prévention des incendies dans les marchés Dion-Communication joint l’utile à l’agréable

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 6 novembre 2014 20:38

Le Premier ministre Moussa Mara a lancé mardi 4 novembre à Bamako les activités des fora sur la prévention des incendies et la sécurité routière des marchés au Mali.
Pour une convivialité et moins d’incendie dans les marchés, le Premier ministre Moussa Mara et l’agence de communication Dion-communication et production tablent sur la collaboration des commerçants et de la protection civile.
C’est pourquoi le chef de département du Commerce a procédé, au marché des Halles Félix Houphouët-Boigny, au lancement de la campagne de sensibilisation, d’information et de formation sur la prévention des incendies dans les 30 marchés de Bamako et dans les sept régions sous contrôle sécuritaire.
Durant 6 mois, des activités de sensibilisation et d’information sur les risques d’incendie, couplées à des ateliers de formation sur la lutte contre l’insécurité dans les marchés à l’intention des commerçants et autres usagers seront organisées.
« Cette campagne de sensibilisation et de mobilisation des populations va réduire considérablement de façon active les incendies dans les marchés, à travers des journées citoyennes », a expliqué le colonel Faguimba Kéita, directeur régional de la protection civile de district.
Le Premier ministre a souligné que les acteurs doivent être formés pour une large sensibilisation des risques liés à l’incendie. Pour cela, des organisations sont ciblées pour servir de courroie de transmission à travers le renforcement de leurs capacités pour mieux aborder le sujet avec les autres.
Source : L'Indicateur du Renouveau

class="gkFeaturedItemTitle" Réconciliation nationale La place de la justice transitionnelle

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 6 novembre 2014 20:34

Un séminaire international se tient depuis ce matin au CICB sur la justice transitionnelle et la réconciliation nationale. Organisé par l’AMDH, la FIDH avec l’appui du le Ministère de la Justice et du Ministère de la Réconciliation nationale,  il dure 2 jours.
Dans son introduction, Me Moctar Mariko, Président de l’Association Malienne des Droits de l’Homme (AMDH) a salué toutes les bonnes volontés qui ont contribué à la réalisation de ce séminaire qui s’inspire de la lutte contre l’impunité en se constituant partie civile pour les victimes de la crise.
Ce séminaire vise donc à faire partager l'expérience de grands acteurs internationaux sur les enjeux de tels processus et réfléchir avec  les acteurs nationaux de la réconciliation, aux méthodologies et actions à mettre en place pour y parvenir. Plus de 200 participants venant de Bamako et de toutes les régions du Mali et représentants toutes les forces vives et acteurs de justice et de réconciliation prennent part aux travaux qui sont animés par des experts internationaux et nationaux.
Quant à la Présidente d’honneur de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) Mme Souhayr Belhassen, elle argumente que ce séminaire a pour but de faire profiter l’expérience triennale de la FIDH  au processus de  la réconciliation nationale malienne en termes de vérité et du pardon pour les parties, de la crédibilité, la compétence et la transparence pour les juges. Pour elle, la présence du Premier Ministre Moussa Mara et du Ministre de la Réconciliation Nationale traduit la volonté du Gouvernement malien à honorer ses engagements internationaux vers une justice équitable pour une paix durable.
La volonté des autorités maliennes est soutenue par la MINUSMA dont le représentant souhaite que ce séminaire contribuera à la réparation satisfaisante des  dommages causés aux différentes victimes pour une réconciliation nationale et une paix définitive. Le même engagement est affirmé par  le représentant de l’Union Européenne.
Le Premier ministre Moussa Mara a salué au nom du Président de la République,  les organisateurs de leur initiative combien importante pour l’actualité du Mali et le règlement durale de la crise. Tout en énumérant les attributions de la nouvelle Commission vérité-Dialogue et réconciliation, le Premier Ministre a réaffirmé la disponibilité du Gouvernement à faire bon usage des résolutions de ce séminaire.
Source : CCINT Primature 06 11 2014 12:55

class="gkFeaturedItemTitle" Désinfectant : BIENTOT UNE SOLUTION HYDRO-ALCOOLIQUE MADE IN MALI

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 5 novembre 2014 22:45

Face à la peur de la propagation du virus Ebola (depuis que le premier cas de la maladie a été confirmé dans notre pays il y a deux semaines), les Bamakois se ruent sur les pharmacies, les supermarchés et même les boutiques à la recherche de gels antiseptiques servant à se désinfecter les mains. Ces produits sont actuellement en rupture de stock dans les points de vente et une pénurie s’est installée dans la capitale.
Les Bamakois ayant pris l’habitude de se nettoyer les mains facilement et régulièrement avec des désinfectants, ont aujourd’hui du mal à se procurer les produits. Leur rareté sur le marché a tout naturellement provoqué la spéculation. Tout le monde est devenu revendeur de gels antiseptiques et les prix font même rire tellement ils ont pris l’ascenseur.

Comment le pays est-il approvisionné en désinfectants ? Que font les pouvoirs publics pour garantir un approvisionnement correct ? La directrice du service approvisionnement de la Pharmacie populaire du Mali (PPM), le Dr Youma Boukanem, précise à ce propos : « la PPM ne commercialise pas du tout ce produit. Son circuit de vente ne concerne pas prioritairement les pharmacies et il n’existe pas de circuit de vente organisé par l’Etat ». Elle ajoute que ces gels sont généralement vendus dans les supermarchés.
Mais compte tenu de la demande pour ces produits, l’Etat vient de lancer une commande de 5000 litres à l’étranger, révèle la responsable du service approvisionnement de la PPM. Cette commande est destinée aux hôpitaux dans le cadre de la lutte contre la fièvre hémorragique à virus Ebola.

Une solution interne devrait survenir sous peu car notre pays est en train de prendre des dispositions pour fabriquer, dans les plus brefs délais, une solution hydro-alcoolique. « Toutes les dispositions sont prises dans ce sens et c’est le Dr Losséni Bengaly, pharmacien hospitalier à l’hôpital Gabriel Touré qui a une grande expérience en la matière, qui va piloter cette opération, une première, au laboratoire Galenic de la PPM. C’est faisable, les délais de fabrication ne sont pas longs. Les produits entrant dans la fabrication sont accessibles. L’alcool est produit au Mali», explique notre interlocutrice. L’objectif est de produire en grande quantité et à des prix abordables pour satisfaire les besoins du grand public et barrer la route aux spéculateurs.

Le Dr Youma Boukanem rappelle que depuis longtemps, la solution hydro-alcoolique est fabriquée dans les hôpitaux publics pour lutter contre les maladies nosocomiales. Elle insiste sur la qualité du produit qui sera fabriqué chez nous. « La fabrication n’est pas compliquée, mais il faut être sûr de la stérilité et s’assurer du contrôle de la qualité car la solution est un milieu propice au développement des microbes. Il faut fabriquer mais veiller à mettre à la disposition de la population un produit sain d’où l’importance d’un contrôle rigoureux de la qualité », recommande-t-elle, en mettant en garde contre des contrefaçons susceptibles d’arriver sur le marché.
Le savon et l’eau de javel peuvent-ils servir de palliatifs à la pénurie de la solution hydro-alcoolique ? Le savon est un désinfectant, confirmera-t-elle en insistant le respect des mesures d’hygiène en se lavant régulièrement les mains. Elle conseille d’utiliser l’eau de javel avec précaution car elle irrite la peau.

F. MAÏGA

class="gkFeaturedItemTitle" Prévention Ebola : C’EST LE GEL QUI MANQUE LE PLUS (EBOLA GEL)

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 5 novembre 2014 22:42

La ruée sur ce produit antiseptique ben a provoqué une rapide pénurie. Les solutions de substitution ne conviennent pas à tout le monde

Le phénomène était prévisible, mais la rapidité avec laquelle il est survenu étonne tout de même. Dès l’annonce du cas d’Ebola dans notre pays, on assiste à une ruée vers les pharmacies et les supermarchés de Bamako à la recherche du produit vedette de ces dernières semaines, le gel désinfectant. Les ventes ont donc assez vite un effet boule de neige et aujourd’hui la pénurie s’est installée.
A la pharmacie OMVS, sise au Quartier du fleuve, il n’est pas rare d’assister au désarroi de clients qui sortent de l’officine, la mine dépitée. Ces acheteurs contrariés sont ceux venus acquérir un flacon de gel désinfectant et qui à leur grande déception sont obligés de repartir bredouilles. Notre équipe de reportage, qui s’entretenait avec la vendeuse de la pharmacie, a été témoin de la réaction désorientée d’une vieille dame venue acquérir le précieux produit et qui s’est entendu indiquer que celui-ci était en rupture de stock. La vendeuse a conseillé à cette cliente – comme elle l’avait fait auparavant à d’autres acheteurs - d’utiliser le savon et l’eau de javel, en attendant l’arrivée de nouveaux stocks de gel.
« Le stock vient de s’épuiser, il y a juste quelques minutes. Nous avons fait une nouvelle commande auprès de Laborex Copharma, notre fournisseur et même ce futur arrivage a déjà entièrement trouvé preneur », nous explique l’auxiliaire de santé, Rebecca Guillogo de la pharmacie OMVS. La vitesse avec laquelle les stocks se sont épuisés a quelque chose d’étonnant quand on se rend compte que le produit n’est pas tout à fait bon marché. Le prix des antiseptiques varie en fonction de la taille du flacon et de la marque du désinfectant. Ainsi, le gel de main ‘’Valda’’ est vendu à 915 francs cfa la petite bouteille et à 2 100 la grande. Le Zéro Bacterial est cédé à 5 000 F cfa, le Sepkin à 1 550 et le produit Citrosyl à 1 775 F cfa. On comprend donc que ceux qui ont l’obsession des mains propres sont par moments obligés se rabattre vers le savon et l’eau de javel, solutions financièrement plus supportables.

La pénurie s’est étendue aussi aux supermarchés. A la boutique de la station Shell située prés de l’ancien ministère de la Justice, le gérant Boubacar Mariko a constaté les nouvelles habitudes de ses clients. « Nous proposions du gel désinfectant bien avant l’avènement de l’Ebola, explique-t-il, mais cela ne s’achetait pas beaucoup. Mais depuis l’apparition du premier cas de la maladie, il y a une vraie ruée sur le produit. Aujourd’hui, nous somme en rupture, nous en avons commandé avec notre fournisseur, la société Noor clean et l’entreprise Amadou Niangadou qui importe le produit de l’extérieur, notamment de France et des USA ».
Mais, même en ces temps de pénurie, l’acheteur persévérant peut avec un peu de chance trouver son bonheur. Par exemple à la pharmacie Boubacar Sidibé située à Djicoroni para. Ici, le vendeur nous assure que le très recherché gel est encore disponible dans ses rayons. « Il y a pas eu de rupture malgré la forte demande. Nous en avons encore suffisamment, mais pas trop en stock », indique notre interlocuteur qui reconnait avoir enregistré une forte hausse des commandes depuis la confirmation de l’unique cas d’Ebola.

LA PÉNURIE CHEZ LES FOURNISSEURS. Devant la relative lenteur du réapprovisionnement, les utilisateurs s’impatientent. La solution savon et eau de javel ne les satisfait pas entièrement. Car le flacon de gel est devenu le compagnon de tous les jours de nombreuses personnes et pratiquement un produit d’usage familial. Facile d’utilisation, il peut se dégainer facilement puisqu’il se glisse partout : dans les sacs à main des dames, dans les porte-documents des hommes, dans les boîtes à gants des voitures, dans les tiroirs des bureaux, à l’entrée de nombreux services et même dans certaines familles.
Mais la reconstitution des stocks peut s’avérer plus délicate que prévu. La forte demande en antiseptiques a entrainé une rupture du produit jusqu’au niveau des fournisseurs ou des laboratoires qui approvisionnent les pharmacies. A Laborex Mali, où de nombreuses officines pharmacies se ravitaillent, les réserves sont complètement épuisées.

Selon le responsable des achats de la société, avant l’apparition du seul cas que notre pays a connu, Laborex vendait à peine 10 boîtes d’antiseptiques par jour. « Actuellement nous avons des livraisons quotidiennes de plus de 324 boîtes de gel antiseptique. Nous faisons nos commandes depuis la France », affirme le responsable des achats, M. Traoré qui annonce un arrivage pour cette semaine.
Conséquence normale de la situation, certains de nos compatriotes ne croient pas à la réalité de la rupture du produit. Ils estiment que la pénurie a été délibérément organisée par les pharmacies et leurs fournisseurs. Et que le gel fera sa réapparition sous peu, mais avec un prix qui aura pris quelques dizaines ou quelques centaines de francs de plus. Ce soupçon est sans doute sans fondement. Mais il n’est guère étonnant dans un pays où la spéculation s’organise à la moindre opportunité.
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Anne-Marie KEITA

class="gkFeaturedItemTitle" Rentrée universitaire 2014-2015 : EN BON ORDRE (Rentrée instituts et universités)

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 5 novembre 2014 22:37

L’institution du début solennel de l’année universitaire met fin à l’ouverture en cascade des établissements d’enseignement supérieur et au chevauchement des années scolaires, qui caractérisaient depuis plus d’une décennie, les grandes écoles
Le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Kéïta, a présidé hier la rentrée solennelle des universités, grandes écoles et instituts. Cet événement, le premier genre dans notre pays, consacre l’ouverture des activités académiques et pédagogiques au sein de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, Moussa Mara, des membres de gouvernement, et des responsables d’institutions nationales et internationales.
Cette rentrée solennelle met fin à l’ouverture en cascade des établissements d’enseignement supérieur, mais aussi et surtout au chevauchement des années scolaires qui caractérisaient, depuis plus d’une décennie, les grandes écoles.
Pour l’occasion, une leçon inaugurale sur le thème « Quel enseignement supérieur pour le Mali ? » a été développée par le Pr Samba Diallo de l’Université des sciences sociales et de gestion de Bamako. Cet exposé montre combien l’enseignement supérieur en Afrique a hérité du système colonial avec l’ouverture de l’Université de Dakar et de l’Institut français d’Afrique noire (IFAN) dans les années d’avant les indépendances. Après les indépendances, les grandes écoles africaines se sont développées sous le signe du nationalisme. Chaque pays voulant les siennes pour la formation de ses élites. Notre pays a ainsi créé l’Ecole nationale des ingénieurs (ENI) appelée auparavant Ecole des travaux publics, l’EnSup (Ecole normale supérieure) ou encore l’Ena (Ecole nationale d’administration).
Ce nationalisme a persisté jusqu’en 2000. Mais déjà dans les années 1980, l’enseignement supérieur au Mali s’est ouvert à d’autres pays à travers la formation des étudiants dans les universités d’Afrique et d’ailleurs, a souligné le conférencier. Suite à diverses difficultés, le Mali a basculé dans le système universitaire en 1996 avec la création de l’Université du Mali. En 2009, il sera procédé à la scission de l’université (qui était devenue entre-temps « Université de Bamako ») en 4 entités. Aujourd’hui, notre pays dispose de 5 universités dont une à Ségou, de 6 instituts et centres, 4 grandes écoles et 71 établissements privés d’enseignement supérieur.
L’une des difficultés de l’enseignement supérieur au Mali est l’inadéquation entre la formation et l’emploi. En 2008, notre pays comptait 54 000 diplômés sans emplois. Avec 100 000 étudiants, l’enseignement supérieur au Mali compte seulement 1314 enseignants. Dans 5 ans, 430 enseignants du supérieur, soit 30% du personnel, vont faire valoir leurs droits à la retraite.
UNE UNIVERSITE A GAO. Le conférencier a évoqué d’autres défis et non des moindres de l’enseignement supérieur : l’insuffisance et la vétusté des infrastructures, le manque de moyens pour la recherche scientifique, les effectifs pléthoriques. Notre pays octroie chaque année 17,3 milliards de Fcfa au titre des bourses pour les étudiants et dépense 658 millions de Fcfa pour la location de bâtiments servant de salles de classe.
Le Pr Samba Diallo a par ailleurs salué les efforts enregistrés par la recherche scientifique malgré les maigres moyens et souhaité l’adoption d’une approche claire pour notre système éducatif.
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Me Mountaga Tall, s’est réjoui de la tenue en avril dernier des concertations nationales sur l’avenir de l’enseignement supérieur dont les recommandations devraient permettre de redorer l’image des grandes écoles maliennes. Il a souhaité la pacification de l’espace universitaire et le renforcement de la confiance au sein de l’école.
Pour l’année scolaire écoulée, les bourses ont été attribuées dans la transparence sans aucune réclamation. De même les examens et les concours ont été organisés et les résultats proclamés sans contestation, s’est félicité le ministre Tall, avant d’annoncer que les bourses seront payées au plus tard le 30 de chaque mois. Toutes les mesures ont été prises pour accueillir les 17 000 nouveaux bacheliers. L’Etat entend également recruter 300 enseignants et poursuivre la mise en œuvre des différentes réformes dont le LMD.
Le président Ibrahim Boubacar Kéïta a rappelé les objectifs de son programme pour l’école. Ces objectifs sont centrés, entre autres, sur la revalorisation de la fonction enseignante, la rationalisation de la gestion administrative du personnel enseignant, la modernisation des programmes d’enseignement, le renforcement des infrastructures du réseau scolaire, le développement de l’enseignement des sciences et des techniques.
« Il s’agit de voir l’école malienne recouvrer le plus rapidement possible les deux vocations essentielles d’un bon système éducatif : construire un bon citoyen et lui procurer une formation qui puisse lui permettre d’avoir un emploi », a dit le chef de l’Etat. Exhortant les étudiants à cultiver l’excellence au quotidien, Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé la création de l’Université du Sahel à Gao dans le cadre de la décentralisation.

Be. COULIBALY

class="gkFeaturedItemTitle" Co-développement Le Premier Ministre reçoit le Maire de Montreuil

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 5 novembre 2014 22:32

Le Premier Ministre a reçu ce matin le Maire de Montreuil et sa délégation. Étaient présents à cette rencontre l’Ambassadeur de France, les élus (le maire et le député) de Yelimané un cercle jumelé à Montreuil.

Du retour de Yelimané dans la 1ère région, le Maire de Montreuil était venu faire le point du jumelage entre sa ville et cette collectivité malienne. Le Programme d'appui au développement durable de Yélimané (Paddy), par exemple est un programme de développement durable de grande ampleur, qui associe la ville de Montreuil, le gouvernement malien et Veoliaforce, pour améliorer de façon pérenne l'accès à l'eau dans le cercle de Yélimané. Les parties prenantes sont engagées pour lancer la seconde génération du Projet.

S'étendant sur 5 800 km², le cercle de Yélimané est composé de onze communes rurales, d'une commune urbaine et de quatre-vingt-quatorze villages, pour une population d'environ 160 000 habitants. Au Nord-Ouest du Mali, à la frontière avec la Mauritanie, il s'agit d'une région sèche, déficitaire en productions céréalières, où l'élevage occupe une place prépondérante. La clé de son développement passe donc avant tout par une meilleure maîtrise des crues de ses cours d'eau.

En 2004, la ville de Montreuil, où réside une importante communauté malienne issue de ce cercle a décidé de lancer le Paddy, Programme d'appui au développement durable de Yélimané. Ce programme exemplaire s'inscrit dans la politique de décentralisation de l'eau du Mali, en ayant pour objectif d'améliorer l'accès à l'eau dans les communes tout en renforçant les compétences locales pour une gestion pérenne des installations. D'autre part, l'originalité du Paddy est d'encourager, entre plusieurs villages, le partage de la ressource en eau et de la maîtrise d'ouvrage des installations. Ce cas de figure, peu répandu au Mali, encourage ainsi l'intercommunalité, à travers la gestion commune des infrastructures et le partage des responsabilités. Dans ce cadre, Veoliaforce est sollicitée pour mener un premier projet avec le Sedif, qui consiste à réhabiliter et étendre l'accès à l'eau potable de Yélimané, chef-lieu du cercle, et de trois villages limitrophes. En 2008, le programme s'est poursuivi avec un deuxième projet conduit par Veoliaforce et ses partenaires : la réalisation d'une interconnexion entre Gory Banda et Yaguiné Banda, deux autres villages du cercle. Au total, ce sont plus de 30 000 personnes qui ont désormais un accès à l'eau potable. Veoliaforce a pris en charge la coordination et le suivi du volet technique de l'ensemble du programme. Outre une coordination en France et des missions d'expertise à des moments précis de l'élaboration des différents projets, elle a choisi de placer régulièrement sur le terrain des équipes de suivi de chantier.

Pour le Paddy 2, l’Etat du Mali a déjà fourni une quotepart de 2,5 milliards de Fcfa. Le Maire de Yelimané estime que le gouvernement a pleinement joué sa partition dans cette collaboration tripartite. Quant à l’Ambassadeur de France, une telle collaboration bilatérale doit toucher les autres communes pour renforcer la coopération Franco-malienne.
Au nom du Président de la République, du Gouvernement et de l’ensemble des maliens, le Premier Ministre Moussa MARA salue les autorités municipales de la ville de Montreuil pour avoir honoré leur engagement dans le cadre du codéveloppement. En plus, elles viennent de se rendre à Yélimané en bravant les risques sécuritaires et sanitaires de la fièvre Ebola.

CCINT Primature

class="gkFeaturedItemTitle" Fièvre Ebola Le Gouvernement ne baisse pas la garde

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 4 novembre 2014 10:38

Au lendemain d’une visite historique de solidarité du Chef de l’État en Guinée et au Liberia  et au moment où l’Organisation mondiale de la santé annonçait que le Mali ne comptait plus de cas de fièvre Ebola, le Comité interministériel  ad hoc était réuni ce lundi 3 novembre autour du Premier ministre Moussa Mara. Plusieurs membres du Gouvernement ont participé à cette importante réunion.
Il ressort de l’exposé du Coordinateur national de la lutte, le Pr Samba Sow, que la surveillance nationale est poursuivie et renforcée depuis la détection d’un cas importé du village de Bela (Guinée) le 21 octobre à Kayes. Idem pour le dispositif de prise en charge qui affiche aujourd’hui une capacité de 25 lits appelée à progresser rapidement en cas de nécessité. Une couverture totale du pays est envisagée dans les 4 semaines à venir.
Présentement 108 personnes contacts sont toujours placées sous surveillance à Bamako et Kayes. Pour le moment, les analyses d’échantillons de la sœur et de la grand-mère  qui ont eu le plus de contacts corporels avec le sujet sont négatives. La prise en charge rapide du premier cas pousse à l’optimise selon plusieurs spécialistes. 
Dans le cadre du plan de contingence, des efforts constants sont fournis pour couvrir la zone frontalière en termes de compétences et d’équipements. Par ailleurs les numéros verts mis à la disposition des populations fonctionnent correctement et seront renforcés par une cinquantaine de nouvelles positions de réception dans les centres d’appel. 
Il est important de signaler que de nombreux partenaires techniques et financiers dont l’OMS, MSF, CDC Atltanta, l’UNICEF et la Chine accompagnent les autorités maliennes à faire face à l’épidémie en termes de prévention et de lutte. Ainsi des kits de protection, des tentes, des gants, des thermomètres infrarouges et d’autres équipements sont disponibles notamment avec l’appui de la Présidence de la République et de l’Ambassade de la Chine notamment.
Au terme de la rencontre, il a été recommandé d’étoffer la sensibilisation et la communication y compris du personnel socio-sanitaire à travers les média classiques, les réseaux sociaux, les téléphones portables, les communicants traditionnels.  Quant au comité interministériel, il se réunira toutes les semaines.      

Source : CCINT Primature 03 11 2014 20:45

class="gkFeaturedItemTitle" 2ème session ordinaire du Haut conseil des collectivités Réconciliation nationale et Dialogue au cœur des préoccupations…

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 4 novembre 2014 10:35

Le premier ministre Moussa MARA vient d’assister à l’ouverture de la 2ème session ordinaire du Haut conseil des collectivités. Ténue dans les locaux de ladite institution, la cérémonie a enregistré la présence d’illustres personnalités dont  plusieurs membres du gouvernement, des chefs d’institutions, les représentants des missions diplomatiques et consulaires et les membres du haut conseil des collectivités.
Placée sous le signe de la justice, de la vérité et du pardon pour la promotion d’une réconciliation nationale bâtie autour d’un dialogue inclusif, cette session permettra aux conseillers du HCC d’examiner des projets de textes soumis par le gouvernement et d’aborder les préoccupations majeures de la nation. Au rang desquelles figurent : le front social, l’école, la fièvre hémorragique à virus Ebola et les vastes réformes en cours.
Le Président de l’institution, Oumarou Ag Mohamed Ibrahim HAIDARA, a salué l’accord conclu entre le gouvernement et l’Union Nationale des Travailleurs du Mali et les tenues récentes d’un forum sur l’orpaillage et du lancement du projet FIER rentrant dans le cadre de la promotion de l’entreprenariat rural. Deux sujets importants pour la vie de la nation et pour son institution.
A propos de la fièvre EBOLA, le Président du Haut Conseil des Collectivités appelle à une vaste campagne de lavage des mains sur toute l’étendue du territoire national. Notamment dans les milieux scolaires et universitaires.
Cette 2ème session ordinaire se veut un cadre de dialogue et d’écoute mutuelle qui jettera les bases d’un renouveau et d’un espoir collectifs empreints de justice, de paix, de bonheur et de développement pour notre pays. La session durera 30 jours.
Le Haut Conseil des Collectivités est l’une des huit institutions de la République du Mali créées par l’article 25 de la constitution du février 1992 qui lui consacre tout son titre XII. C’est une institution à la fois consultative, mi-délibérative et représentative. Elle ne peut être dissoute. En effet, aux termes de l’article 99 alinéa 4 de la constitution, le Gouvernement est tenu de saisir, pour avis, le Haut Conseil des Collectivités pour toute politique ou action concernant le développement local et régional, la protection de l’environnement et l’amélioration de la qualité de vie des citoyens à l’intérieur des collectivités.  Le Haut Conseil des Collectivités peut s’auto-saisir de certaines questions, notamment les propositions concernant la protection de l’environnement et l’amélioration de la qualité de vie des citoyens à l’intérieur des collectivités. Le Gouvernement est alors tenu de déposer un projet de loi sur le bureau de l’Assemblée Nationale dans le quinze (15) jours de sa saisie. Les Conseillers Nationaux assurent la représentation des Collectivités de la République et les Maliens de l’extérieur sont représentés au Haut Conseil des Collectivités.

Source : CCINT 03 11 2014 18:35

class="gkFeaturedItemTitle" Distinctions du Conseil national des jeunes Le Premier ministre préside la cérémonie

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  • Publié le lundi 3 novembre 2014 12:31

Cette cérémonie des trophées Niagara a été organisée le samedi 1er novembre 2014 au CICB. Elle rend hommage aux personnes qui se sont distinguées en faveur de l’épanouissement de la  jeunesse.
La cérémonie a été introduite par l’exécution de l’hymne national et les explications de texte sur les critères de sélection des lauréats. 
Pour le Président du CNJ, cette nuit est placée sous le signe de la reconnaissance car l'un des problèmes majeurs du Mali est la méconnaissance. Tout en remerciant le Gouvernement de son accompagnement, le premier responsable du CNJ Mohamed Salia Touré a émis le vœu que cette cérémonie soit instituée annuellement. Un vœu partagé par le Ministre de l’emploi et de la formation professionnelle Mahamane Baby.
Parmi les heureux récipiendaires, le Président de la République SE Ibrahim Boubacar Kéïta dont le trophée a été remis au Chef du Gouvernement Moussa Mara. Le Premier ministre a également plaidé pour une société plus reconnaissante du mérite des citoyens les plus engagés.
Source : CCINT 03 11 2014 11:55

class="gkFeaturedItemTitle" Le président Kéïta en Guinée et au Libéria : MESSAGE DE SOUTIEN ET DE SYMPATHIE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 3 novembre 2014 12:17

Le chef de l’Etat s’est rendu dans deux des pays les plus touchés par Ebola pour montrer qu’ils ne doivent pas faire l’objet de stigmatisation
La propagation de l’épidémie à virus Ebola a atteint des proportions inquiétantes dans le monde. La maladie a fait plus de 5000 morts et chaque jour de nouveaux cas sont enregistrés. L’Afrique est le continent qui compte le plus grand nombre de victimes.
Qu’a cela tienne, les pays touchés par Ebola ne doivent pas faire l’objet de stigmatisation. Mieux, il faut une synergie et une mutualisation des actions pour contrer l’épidémie. C’est le message qu’a fait passer le président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta en se rendant le week-end dernier en Guinée Conakry et au Libéria, deux des pays ouest-africains les plus touchés par la maladie. Le chef de l’Etat était accompagné pour la circonstance, des ministres de la Santé et de l’Hygiène publique, Ousmane Koné, de la Solidarité, de l’Action Humanitaire et de la Reconstruction des régions du Nord, Hamadoun Konaté, et de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication, Mahamadou Camara.
La première étape de cette tournée de solidarité du président Kéïta avec ses pairs des pays confrontés avec la maladie de l’Ebola a été la Guinée Conakry. Arrivé vendredi dans la capitale guinéenne aux environs de 18 heures 30 minutes, le président de la République a été accueilli à sa descente d’avion à l’aéroport internationale de Conakry par son homologue guinéen, Alpha Condé. Les deux personnalités ont fait la revue des troupes et salué les corps constitués. Ibrahim Boubacar Kéïta et Alpha Condé ont ensuite eu un entretien d’une trentaine de minutes dans un des salons de l’aéroport au terme duquel ils se sont adressés à la presse. « Je suis venu en Guinée pour apporter la solidarité, la sympathie et le soutien fraternel du peuple malien au peuple de Guinée dans la dure épreuve qu’il traverse à cause de la maladie à virus Ebola. Comme toute autre maladie, Ebola ne connaît pas de frontière, donc inutile de fermer nos frontières. Nous devons par contre réunir nos efforts pour vaincre la maladie », a expliqué le président Kéïta qui a réaffirmé que le Mali ne fermera pas ses frontières avec la Guinée.
Le président Condé s’est dit honoré par la marque de solidarité de son « frère malien ». Une solidarité qui traduit la solidité des relations séculaires et fraternelles entre les peuples de Guinée et du Mali. « La Guinée et le Mali sont deux poumons d’un même corps », a dit Alpha Condé, reprenant la célèbre phrase du premier président de la Guinée indépendante Ahmed Sékou Touré. Le président Condé a promis de venir très prochainement remercier le peuple malien.
Les deux chefs d’Etat ont réaffirmé leur attachement au panafricanisme et à l’unité du continent. Avant de quitter Conakry, le président Kéïta a eu droit un bain de foule dans les rues de la capitale guinéenne. Les habitants sont sortis massivement pour le remercier de son geste de solidarité.
« Le président de la République du Mali a fait un geste que nous n’allons jamais oublier. Tous les pays frontaliers ont fermé leurs frontières avec la Guinée sauf le Mali », a constaté un habitant qui apprécie avec fierté le geste du peuple malien.
En Guinée Conakry, la maladie d’Ebola a fait plus de 400 morts, selon diverses sources. Mais grâce aux efforts en cours déployés par les autorités guinéennes et de la communauté internationale, le rythme de propagation et d’infection a baissé. La possibilité de guérir a également fait baisser la psychose qui s’était installée parmi les populations. Celles-ci ont adopté les gestes de prévention qui sauvent de la maladie.
Après Conakry, le chef de l’Etat s’est rendu à Monrovia où il est arrivé samedi aux environs de 15 h 30 mn. Dans la capitale libérienne, le chef de l’Etat a été accueilli à sa descende d’avion à l’aéroport international Monrovia par le vice-président du Libéria, Joseph Nyumah Boakai. Le président Kéïta a ensuite eu un long tête-à-tête avec son homologue, Mme Ellen Johnson Sirleaf. Ici également, Ibrahim Boubacar Kéïta a apporté le message de soutien et de sympathie aux dirigeants et au peuple libérien. « Le Mali et le Libéria sont membres de CEDEAO et historiquement, les deux pays entretiennent de bonnes relations. Le Mali sera aux côtés du Libéria à tout moment et souhaite que le pays retrouve sa stabilité », a indiqué Ibrahim Boubacar Kéïta à l’issue de son entretien avec la présidente libérienne.
« Le président malien nous honore par sa marque de solidarité. Nous estimons qu’il faut une synergie des pays et éviter d’entretenir la psychose parmi les populations », s’est réjouie la présidente du Libéria qui a souligné les efforts en cours dans son pays pour contenir la maladie. « Il y a des efforts qui ont fait baisser le rythme de contamination de la maladie. Mais nous ne crions pas victoire et continuons à travailler pour définitivement nettoyer notre pays d’Ebola », a promis Ellen Jonhson Sirleaf.
Be. COULIBALY
Encadré
Pas de psychose à Conakry ni à Monrovia
A Conakry la psychose qui avait gagné les populations a fortement baissé depuis l’annonce de la possibilité de guérir de la maladie d’Ebola. Les habitants vaquent normalement à leurs occupations tout en respectant les mesures d’hygiène pour la prévention. Dans les lieux publics, au marché et même dans les coins des rues, les gens se lavent régulièrement les mains au savon et utilisent des désinfectants. Les campagnes d’information et de sensibilisation à travers la presse et autres canaux ont été intensifiées dans le pays.
« Ce sont les médias occidentaux qui ont créé la psychose en déclarant que la maladie était inguérissable. Du coup, les malades se disaient à quoi bon de se déplacer dans les centres de santé », nous a expliqué un confrère guinéen qui a révélé que la Guinée forestière a été la plus touchée par l’épidémie.
A Monrovia, un site d’accueil des malades a été installé dans un village proche de la capitale. Ici, aussi on ne sent pas la psychose. Les mesures d’hygiène ont été rendues strictes et obligatoires dans les lieux publics. « Les médias occidentaux nous créent des problèmes en véhiculant des informations de nature à semer le désordre et à rendre difficile la lutte contre Ebola. Mais nous utilisons aussi nos moyens pour faire la communication de proximité en sensibilisant et en informant. Cela a beaucoup contribué à calmer la population et à réduire le rythme de propagation de l’épidémie », nous a confié un confrère libérien. « Les firmes occidentales veulent faire de la lutte contre Ebola un fonds de commerce à travers les produits et équipements qu’elles nous imposent. Au Libéria nous avons compris cela. Nous avons expliqué aux populations que de simples mesures d’hygiène au quotidien permettent d’éviter la maladie et cela est en train de payer. Nous ne baisserons pas les bras », a assuré notre interlocuteur.
Be. C

class="gkFeaturedItemTitle" Bourse RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon : Rachelle Tessougué et Sidi Mohamed Dicko, LES PREMIERS LAUREATS

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 3 novembre 2014 12:12

Les lauréats de la 1ère édition de la bourse créée en hommage aux deux reporters de RFI sauvagement assassinés le 2 novembre 2013 à Kidal, Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été dévoilés hier à l’hôtel Salam au cours d’une cérémonie pleine d’émotion de joie et de douleur retransmise en direct sur les ondes de RFI (Radio France Internationale). Il s’agit de Rachelle Tessougué et Sidi Mohamed Dicko qui ont reçu leur prix des mains, respectivement de François Vannier, filleul de Ghislaine Dupont et d’Apolline Verlon-Raizon, la fille de Claude et d’Agnès Chauveau.
La cérémonie a regroupé autour de la présidente directrice générale du Groupe France Médias Monde, Marie Christine Saragosse, le ministre de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication, Mahamadou Camara, la directrice exécutive de l’Ecole de journalisme SciencesPo de Paris, Agnès Chauveau, l’ambassadeur de France au Mali, Gilles Huberson, le directeur adjoint de la rédaction Afrique de RFI, Yves Rocle, ainsi que des nombreux journalistes et patrons des médias publics et privés maliens.
Initiée par l’Institut national audiovisuel (INA), l’Ecole de journalisme de Science Po de Paris, en collaboration avec l’Office de radiotélévision du Mali (ORTM), la bourse a pour objectif de découvrir et d’encourager les jeunes talents journalistiques et techniques.
Les 20 candidats retenus, ont bénéficié pendant deux semaines de l’assistance de Sophie Marsaudon et Marc Fichet.
Rachelle va effectuer une formation de 4 semaines, du 15 février au 14 mars 2015, au sein de la rédaction de RFI à Issy-les-Moulineaux (92), France, dont deux (2) semaines de formation sur le métier de journalisme assurée par l’école de journalisme de Science Po tandis que Sidi Mohamed Dicko se rendra durant 4 semaines du 15 février au 14 mars 2015, au sein de la direction technique de la radio RFI à Issy-les-Moulineaux (92), France, dont 5 à 10 jours de formation assurée au sein de l’INA à Paris (75).
« C’est une cérémonie empreinte de douleur et de joie qui nous réunit aujourd’hui. Le 2 novembre 2013 à 13h 10mn, Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été lâchement et sauvagement assassinés à Kidal pour leur engagement à donner la parole à l’humanité toute entière », a déclaré Marie-Christine Saragosse qui a présenté la bourse pour les jeunes journalistes africains comme « le choix de l’éducation et du savoir face à l’obscurantisme et à la barbarie ».
La présidente de France Médias Monde a sollicité l’accompagnement des autorités et la population maliennes à tout mettre en œuvre que « justice soit faite et que les assassins soient arrêtés et punis ».
Pour le ministre Mahamadou Camara, la mort de nos deux confères est un acte ignominieux qui est venu salir l’effort et le sacrifice de tout un peuple. « Ils sont mort acteurs et victimes de leur devoir d’informer. A la famille de la presse à leurs familles, je renouvelle au nom du président de la République, au nom du gouvernement, les condoléances les plus attristées du peuple malien » a t-il dit.
Le ministre Camara a placé la journée sous trois thèmes : la vérité, l’engagement et la victoire. « Nous volons savoir la vérité que les coupables de cet assassinat soient arrêtés et traduits devant la justice » a dit Mahamadou Camara, avant de rassurer que la justice malienne est déterminée à faire toute la lumière sur l’événement.
Parlant de l’engagement, il a réitéré le soutien du gouvernement à accompagner la presse malienne dans toutes ses dimensions de développement notamment la formation et la législation.
Concernant la victoire, Mahamadou Camara dira que « cette journée en est une, car en mémoire Ghislaine Dupont et Claude Verlon, la journée du 2 novembre a été décrétée par les Nations unies, « Journée internationale de lutte contre l’impunité des crimes commis contre les journalistes ». « Cela témoigne de la formidable solidarité qui révèle partout dans le monde démontrant ainsi aux forces obscurantistes que leur barbarie ne résistera pas à la fraternité. Il y’aura toujours des hommes et des femmes amoureux de cette noble profession qui prendront le relais », a dit le ministre Camara. Aux bénéficiaires, le ministre de la communication dira qu’ils ont « la lourde tâche de cultiver l’excellence, le professionnalisme et d’exercer la profession par la même envie, le même amour en tout temps en tout lieu quelques soient les difficultés comme Ghislaine et Claude Verlon.
Le ministre Camara a salué une initiative exemplaire qui entretient la flamme, notre liberté de penser d’opinion et d’expression. « Nous avons un devoir d’expérience, un devoir de lucidité qu’était la force de Ghislaine et Claude. La permanence de leur passion, de leur engagement nous invite à les suivre dans leur chemin d’éclatement de lumière ».
La directrice exécutive de l’Ecole de journalisme SciencesPo de Paris, Agnès Chauveau, l’ambassadeur de France, Gilles Huberson, le directeur adjoint de la rédaction Afrique de RFI, Yves Rocle ont tour à tour intervenu pour saluer l’esprit de l’initiative et condamner cet acte ignominieux.
S.TANGARA

class="gkFeaturedItemTitle" Mali-Chine : PLUS DE VISA POUR LES DETENTEURS DE PASSEPORTS DIPLOMATIQUES ET DE SERVICE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 3 novembre 2014 12:00

L’accord sur l’exemption réciproque de visa pour les titulaires de ces documents facilitera les échanges de haut niveau qui contribuent davantage à la consolidation des relations diplomatiques et de coopération entre nos deux pays
Bientôt, les citoyens maliens détenteurs de passeports diplomatique et de service n’auront plus besoin de visas pour se rendre en Chine. Il en est de même que pour les Chinois qui détiennent ces précieux documents. Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et le chargé d’affaires de l’ambassade de Chine, Cuo Xueli, ont signé vendredi dernier un projet d’accord sur l’exemption réciproque de visas pour les titulaires de passeports diplomatiques ou de service. C’était au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée au ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale.
« Le gouvernement du Mali n’est aucunement surpris par cette nouvelle preuve de l’attachement de la Chine à notre pays après les nombreux appuis qu’elle ne cesse de lui apporter », a assuré le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale.
Cet accord facilitera les échanges de haut niveau qui contribuent davantage à la consolidation des relations diplomatiques et de coopération entre nos deux pays. Une coopération qui se porte à merveille et s’est fortement raffermie avec la récente visite en Chine du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta. Les résultats enregistrés par la délégation présidentielle lors de cette visite ont permis d’ouvrir un nouveau chapitre de partenariat stratégique entre le Mali et la Chine.
Les différentes promesses faites par le Premier ministre chinois lors de cette visite connaissent actuellement un début d’exploitation. Il s’agit, entre autres, d’un don constitué de kits d’environ de 400 millions de Fcfa pour la prévention et le traitement de la maladie Ebola. On retient aussi un autre don estimé à 16 milliards de Fcfa et un prêt sans intérêt de 8 milliards de Fcfa. Ces deux annonces doivent faire l’objet, dans un avenir très proche, de signatures d’accords entre nos deux gouvernements.
Il faut aussi noter la signature de plusieurs protocoles d’entente entre les différents ministres qui accompagnaient le chef de l’Etat lors de ce périple et des entreprises pour la réalisation de projets dans notre pays.
« Les résultats auxquels a abouti cette visite présidentielle, dénote si besoin en était, la nécessité d’encourager et de faciliter les déplacements des officiels maliens et chinois, afin de les rapprocher davantage au bénéfice de nos deux peuples », a affirmé le ministre Abdoulaye Diop.
« Le présent accord témoigne de la détermination de la Chine à consolider davantage les liens avec le Mali. Je suis convaincu que son entrée en vigueur, soit un mois après la notification du gouvernement chinois, inaugurera une nouvelle ère dans les annales des échanges humains, et donnera ses propres contributions pour intensifier davantage nos relations bilatérales déjà fortes », a annoncé le chargé d’affaires de l’ambassade de Chine. Le diplomate Cuo Xueli a signalé que chaque année, près de 300 fonctionnaires et officiers maliens sont envoyés en Chine pour suivre des formations dans plusieurs domaines. Et ces derniers seront, selon lui, les premiers bénéficiaires de la mesure d’exemption réciproque de visas.
« Je voudrais souligner à cette occasion que selon l’accord, la demande d’un visa reste obligatoire lorsque les détenteurs se déplacent pour aller travailler, étudier, réaliser un reportage ou exercer d’autres activités nécessitant une autorisation préalable des autorités compétentes de l’autre Etat contractant », a-t-il précisé. S’agissant des membres du gouvernement malien et des officiers ayant rang le rang de vice-ministre ou supérieur et le grade de général, Cuo Xueli a souligné que leur déplacement est conditionné par l’obtention préalable, par voie diplomatique, du consentement des autorités chinoises, pour que la partie chinoise leur offre une réception courtoise à leur arrivée.
La Chine est permanemment présente sur tous les chantiers de développement socioéconomique allant de l’industrialisation à la santé, en passant par l’agriculture, l’éducation, la sécurité, la communication et les infrastructures.
Avant cette cérémonie, le ministre Abdoulaye Diop avait également signé un protocole d’accord avec Albrecht Comze, chef de mission EUCAP-Sahel relative à la formation des éléments de la gendarmerie et de la garde nationale.
B. M. SISSOKO

class="gkFeaturedItemTitle" Assemblée nationale : PAREE POUR REPRENDRE LE TRAVAIL

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 3 novembre 2014 11:31

Tout est prêt pour une vraie reprise du travail parlementaire, Place de la République. Après avoir procédé à la relecture du Règlement intérieur, il y a deux semaines, les députés ont renouvelé jeudi le bureau de l’institution, les 11 commissions générales de travail et la commission de contrôle.
Le nouveau bureau caractérisé par un élargissement, comporte désormais 10 vice-présidents et 10 secrétaires parlementaires (au lieu de 8 et 8 dans le précédent).
Après quelques tractations, les groupes parlementaires ont fini par s’entendre et former un bureau consensuel très proche de l’équipe sortante. C’est donc une liste consensuelle qui a été soumise à la plénière qui l’a adoptée par 136 voix favorables, trois voix contre et 5 abstentions.
Les membres du bureau sortant ont été tous reconduits. Deux vice-présidents s’y sont ajoutés. Il s’agit de Moussa Timbiné du RPM, qui était premier secrétaire parlementaire et qui devient 9ème vice-président, et Aboubacar Bah du groupe APM qui devient 10ème vice-président.
Au niveau des secrétaires parlementaires, on note trois entrées. Il s’agit de N’Doula Thiam du RPM, Bréhima Béridogo (VRD) et Amadou Diepkilé (ADEMA-PASJ).
Le nouveau bureau :
Président : Issiaka Sidibé (RPM)
1er vice-président : Mamadou Tounkara (RPM)
2è vice-président : Amadou Thiam (APM)
3è vice-président : Amadou Cissé (VRD)
4è vice-président : Ahamada Soukouna (ADEMA-PASJ)
5è vice-président : Mme Aiché Belco Maïga (RPM)
6è vice-président : Bajan Ag Hamatou (RPM)
7è vice-président : Abdoulaye Fofana (RPM)
8è vice-président : Hadi Niangadou (APM)
9è vice-président : Moussa Timbiné (RPM)
10è vice-président : Aboubacar Bah (APM)
1er Questeur : Mamadou Diarrassouba (RPM)
2è Questeur : Belco Bah (APM)
1er secrétaire parlementaire : Mohamed Ould Sidi Mohamed (RPM)
2è secrétaire parlementaire : Amadou Maïga (VRD)
3è secrétaire parlementaire : Aziza Mint Mohamed (ADEMA/PASJ)
4è secrétaire parlementaire : Mme Doumbia Rokia Traoré (RPM)
5è secrétaire parlementaire : Cheick Tahara Nimaga (APM)
6è secrétaire parlementaire : Mme Coulibaly Maïmouna Dramé  (RPM)
7è secrétaire parlementaire : Sory Ibrahima Kouriba (RPM)
8è secrétaire parlementaire : N’Doula Thiam (RPM)
9è secrétaire parlementaire : Bréhima Beridogo (VRD)
10è secrétaire parlementaire : Amadou Diepkilé (ADEMA/PASJ)
Nous reviendrons sur la présentation des nouveaux membres du bureau dans nos prochaines éditions
A. LAM


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